visite en un lieu a la rencontre de personnages nes de la terre auxquels fanny ferre, artiste sculpteur donne viefanny férré scuplteur expose ses personnages Document sans titrevisite en un lieu a la rencontre de personnages nes de la terre auxquels fanny ferre, artiste sculpteur donne vie
  Arts & Sports
 
Visite en un lieu*
Média
durée Indéfinie
Date Dans le temps
   

HISTOIRE SANS PAROLES

Fanny Férré, n’a pas attendu AWI pour être connue et reconnue de par le monde. Car il est difficile de ne pas être interpellé par son talent d’artiste sculpteur qui s’exprime à travers des personnages – plus vrais que nature- auxquels elle parvient à donner vie.

Tous sont issus d’une terre d’une autre planète et semblent appartenir à un autre univers. Ils sont silencieux et pourtant ils se parlent voire jouent de la musique. On peut les comprendre sans les entendre.

Ces "Férréistes" vivent en communauté. Et ne semblent pas être inquiétés qu’on les dévisage, ni être émus par les bruits que la présence de gens inconnus provoque dans l'espace qu'ils s'approprient.

Au départ, au détour d’un chemin, nous avons rencontré un groupe d’enfants : des filles et garçons, apparemment sages, qui semblaient attendre des visiteurs.

Ils s’étaient regroupés, les uns assis, d’autres debouts, comme s’ils posaient pour la postérité, baignés par une lumière faisant ressortir les expressions de leurs visages et leurs tenues sobres et élégantes.

En pénétrant en un lieu empreint d’un certain mystère, nous allions faire leur connaissance : nous surprendre à leur parler, à tenter de les comprendre bien qu’ignorant leur langage.

Voilà pourquoi la musique que nous avons choisie pour accompagner cette découverte, se veut tout aussi mystérieuse : histoire de renforcer l'impression ressentie lors de ce voyage dans un au-delà.

Là, trois gamins étaient en pleine discussion, et rien ne semblait pouvoir interrompre leurs conversations.
D’ailleurs nous ont-ils vus et entendus ?
Rien n’est moins sûr !

Il nous a semblé qu’ils parlaient de nous : qu’ils faisaient leurs commentaires sur nos attitudes, assis sur un banc qu’ils avaient dû choisir en raison de l‘ombrage que le soleil tentait de percer.
Contrairement à ce que nous imaginions au départ, nous étions peut-être dans nos accoutrements vestimentaires et avec nos appareils photos l’objet de leur curiosité du moment.

Seul le chien semblait nous regarder fixement, attendant que nous passions notre chemin.

 

Puis une famille au grand complet s’était rassemblée au pied de murs de vieilles pierres et briques.


Ils étaient là, toutes générations confondues, à guetter notre passage.
Leurs échanges s’étaient interrompus. Enfants et adultes ne paraissaient pas inquiets de notre présence.
Nous hésitions à nous approcher plus près d’eux.
Nous aurions aimé leur dire quelque chose, en savoir plus sur eux.
Mais nous sentions que leurs regards suffisaient à exprimer leurs sentiments.
Mais ce n’est pas nous qu’ils attendaient. En fait nous avions, sans le vouloir, interrompu une réunion de famille.
Ils étaient biens vivants et savaient ne pas nous connaître.

Et que dire de cette homme assis, un bébé dans les bras, son chien couché à ses pieds.

Ce solide gaillard que nous n'avons pas voulu déranger est resté stoïque: il n'a pas dit un mot, juste a t'il baissé les yeux.

Plus loin, une jeune femme assise sur une chaise près d'une fenêtre lisait un livret sous le regard attentif de son chat. Elle semblait si inspirée par sa lecture qu'il aurait été inconvenant de l'interrompre.

Puis, nous sommes restés en extase devant cette jeune femme aux gestes gracieux qui tentait visiblement de remettre en ordre ses cheveux mouillés.

Elle ne nous a pas vu, ou du moins a t'elle fait comme si elle ne nous voyait pas.

Quel était ce monde dans lequel nous nous trouvions plongés?

Il nous semblait bien entendre des murmures: mais d'où provenaient-ils ?

Quelques membres de cette paisible communauté essayaient-ils de nous dire quelque chose, de nous adresser un message ?

Alors que nous poursuivions notre chemin, nous nous sommes retrouvés en présence d'un groupe d’enfants très inspirés chantant et jouant d’instruments à cordes et à vent.
Etait-ce en notre honneur qu’ils livraient ainsi l’une de leurs interprétations ?


Quelle était cette musique dont nous avions l’impression de distinguer l’harmonie, sans vraiment pouvoir l’identifier et lui donner un nom ?

Etait-ce leur façon de saluer notre passage en ce lieu ?
Ou finalement ne cherchaient-ils ainsi qu’à exprimer leur gaité, leur joie de vivre dans leur univers.

Soudain, au moment de partir, l’un d’eux nous a appelés.
Nous sommes persuadés de l’avoir entendu !
Il nous a lancé un cri. Peut-être a t’il voulu nous dévoiler un secret.
Ou tout simplement un message de bienvenue, un message d’espoir venu du plus profond de la terre.
Un message que nous n’avons pas pu ou su décrypter, mais que nous avons cru comprendre.

Oui, nous avons vécu un conte au milieu de personnages auxquels une artiste fée donne vie.

Cette fée, nous sommes persuadés de l’avoir vue traverser une pièce à un instant donné. Mais nous n'avons pu l'approcher. Nous sommes donc repartis avec cette vision après avoir cotoyé des êtres faits de chair et de terre dans cette galerie habitée.

*Galerie Danielle Bourdette-Gorzkowski - 5 Quai Saint-Etienne 14600 Honfleur
     
   
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