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L'ECOLOGIE
CLASSEE "SECRET DEFENSE" EN RUSSIE |

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La Russie a beau
posséder la plus importante réserve d’eau
douce au monde avec le lac Baïkal en Sibérie,
ce pays de 142 millions d’habitants se trouve confronté
à d’importants problèmes de potabilité
de ses ressources en eau.
En dépit d'une stratégie de l’eau adoptée
par le gouvernement russe en août 2009, pas moins de
11 millions de Russes boivent aujourd'hui une eau du robinet
impropre à la consommation.
Tel est du moins le constat fait par Alexandre Joukov, vice-Premier
ministre russe lors du forum international sur l’eau
potable qui s'est tenu dernièrement à Moscou.
Il est vrai que dans ce grand pays qui souffre de pollutions
aux origines diverses l'écologie semble prisonnière
d'un système.
La Russie est en effet l’un des rares Etats développés
de la planète à ne pas disposer d’un département
ministériel ou d’une agence centrale spécifique
en charge de l’environnement.
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Qui plus est, le mouvement
qui s’était dessiné dans les années
90 en faveur d'une prise en compte des données environnementales
a brutalement pris fin.
Le ministère de l’environnement est redevenu
le Comité d’Etat à l’environnement
en 1996 avant de disparaître en 2000 avec l’arrivée
de au pouvoir de Vladimir Poutine
Selon les observateurs, on assiste depuis la fin des années
1990 à une extension du domaine du secret écologique,
au mépris de la loi de 1997 sur le secret d’Etat
qui en excluait explicitement les informations sur la situation
de l’environnement et sur la santé publique.
De plus, les régimes des Etats indépendants
se montrent peu enclins à s’investir dans la
protection de l’environnement et à faire participer
les populations à l'éco-citoyenneté.
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Les Russes n'ont donc que peu connaissance de tout ce qui
peut avoir une influence sur l’écosystème:
seule l’eau, patrimoine commun et vital, échappe
à la censure.
En Russie, les ressources en eau de surface comme souterraine
demeurent largement tributaires des activités liées
à l’agriculture intensive et à l'industrie
lourde, et les infrastructures: réseaux d'adduction
d'eau, réseaux d'assainissement, zones de captage,
tout comme les réseaux privés s'avèrent
le plus souvent obsolètes, rendant pour ainsi dire
caduques les efforts accomplis pour moderniser les stations
d'épuration notamment, sous l'ère soviétique
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