Document sans titrel'ecologie pourra t'elle encore longtemps rester classee "secret defense"
  Ecologie aménagement & développement durables
 
Chronique
Média
durée 3'11
Date 25/11/2009
   

L'ECOLOGIE CLASSEE "SECRET DEFENSE" EN RUSSIE

La Russie a beau posséder la plus importante réserve d’eau douce au monde avec le lac Baïkal en Sibérie, ce pays de 142 millions d’habitants se trouve confronté à d’importants problèmes de potabilité de ses ressources en eau.


En dépit d'une stratégie de l’eau adoptée par le gouvernement russe en août 2009, pas moins de 11 millions de Russes boivent aujourd'hui une eau du robinet impropre à la consommation.

Tel est du moins le constat fait par Alexandre Joukov, vice-Premier ministre russe lors du forum international sur l’eau potable qui s'est tenu dernièrement à Moscou. Il est vrai que dans ce grand pays qui souffre de pollutions aux origines diverses l'écologie semble prisonnière d'un système.
La Russie est en effet l’un des rares Etats développés de la planète à ne pas disposer d’un département ministériel ou d’une agence centrale spécifique en charge de l’environnement.

Qui plus est, le mouvement qui s’était dessiné dans les années 90 en faveur d'une prise en compte des données environnementales a brutalement pris fin.
Le ministère de l’environnement est redevenu le Comité d’Etat à l’environnement en 1996 avant de disparaître en 2000 avec l’arrivée de au pouvoir de Vladimir Poutine
Selon les observateurs, on assiste depuis la fin des années 1990 à une extension du domaine du secret écologique, au mépris de la loi de 1997 sur le secret d’Etat qui en excluait explicitement les informations sur la situation de l’environnement et sur la santé publique. De plus, les régimes des Etats indépendants se montrent peu enclins à s’investir dans la protection de l’environnement et à faire participer les populations à l'éco-citoyenneté.

Les Russes n'ont donc que peu connaissance de tout ce qui peut avoir une influence sur l’écosystème: seule l’eau, patrimoine commun et vital, échappe à la censure.


En Russie, les ressources en eau de surface comme souterraine demeurent largement tributaires des activités liées à l’agriculture intensive et à l'industrie lourde, et les infrastructures: réseaux d'adduction d'eau, réseaux d'assainissement, zones de captage, tout comme les réseaux privés s'avèrent le plus souvent obsolètes, rendant pour ainsi dire caduques les efforts accomplis pour moderniser les stations d'épuration notamment, sous l'ère soviétique .

   
   

 

   
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