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PENURIE DE LOGEMENTS: A QUI JETER LA PIERRE ? |
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Lorsque la chronique
audio qui vous est proposée a été enregistrée,
le 4 juin dernier, la dépêche émanant
de l’agence Reuters titrée : « De l’égoïsme
des « baby-boomers » sur les retraites »
n’était pas encore sortie, l’envoi ayant
eu lieu le 7 juin à 11H45.
Il est en effet assez intéressant d'observer que les
analyses recueillies par Elisabeth Pineau auprès de
Bruno Palier, universitaire et chercheur au CNRS, rejoignent
la situation décrite sur AWI, en matière d'immobilier
et de profil des propriétaires.
Si aujourd’hui un jeune sur quatre est au chômage
– 23% des 15-24 ans au premier trimestre 2010- les acteurs
du baby-boom qui ont pour leur part entre 58 et 65 ans ont
pleinement profité du boom économique des années
60, qu'il s'agisse de boulot ou encore d'investissement dans
la pierre.
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Une vérité
qu'on retrouve dans une étude de l’INSEE publiée
fin 2008. En effet, selon ses auteurs, la courbe du bonheur
atteint un pic vers l’âge de 65-70 ans. Et le
niveau de patrimoine des plus de 50 ans excède de plus
de 50% le patrimoine moyen. Quant à leur revenu disponible
net, il excède de plus de 15% le revenu moyen.
Le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites
(COR) note d'ailleurs que le sort des retraités français
est l’un des plus enviables des pays de l’OCDE
en Europe. |
Car en ce temps là, l’emploi était à
portée de mains et les progressions de salaires suivaient
le mouvement.
Quant à l’accès au marché immobilier,
il était extrêmement favorable dans un contexte
d’inflation élevé. Grosso modo , l’inflation
atteignait 8 voire 10% et les emprunts connaissaient des taux
de 14 % voire plus. Mais cette époque est révolue
!
Bien entendu, personne ne nie l’intérêt que
présente ces retraités souvent très en
forme qu’il s’agisse de leur disponibilité
pour transmettre des savoirs aux jeunes ou encore de leur influence
sur la consommation d'une façon générale.
Mais en revanche le mot solidarité qui a bercé
les baby-boomers nés au lendemain de la création
de la Sécurité Sociale en France est devenue pour
ces derniers un mot tabou.
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Certes, on plaint les jeunes d'avoir à vivre une époque
aussi difficile. Mais cet apitoiement de façade s'efface
très vite lorsqu'il s'agit de mettre la main à la
poche dans le cadre d’une solidarité collective.
Reste qu’il existe des "papy et mamy boomers" qui
aident leurs proches, et c’est tant mieux pour eux. Alors
à qui jeter la pierre ? A cette génération
dorée ou à nos politiques et économistes qui
n’ont pas su prévoir et faire évoluer la société
pour éviter que ne se creuse un fossé abyssal intergénérationnel.
Car sur fond de crise et de grandes incertitudes, l'accès
au travail et au logement des jeunes reste l’illustration
la plus criante du malaise. C'est sur ce second point qu'a chosi
de s'arrêter la chronique audio
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