Bâtiment et Immobilier
 
Interview
Média
durée 3'42
Date 07/04/2010
   

LA GRL EST ELLE LA CLE DE LA LOCATION ?

Depuis quelques semaines, vous avez peut-être vu à la télévision ou entendu à la radio des spots publicitaires portant sur la Garantie des Risques Locatifs (GRL) qui est entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2007.
Propriétaires bailleurs et locataires sont en effet invités à souscrire ce type de contrat pour éviter d’un côté les risques d’impayés et de l’autre les impasses générées par le montant des loyers du secteur privé et les difficultés inhérentes à leur bon règlement.

Peut-on bénéficier d’une GRL dés lors qu’on signe un bail, autrement dit cette garantie prend t’elle effet immédiatement ?
Cette garantie a t’elle un coût d’un côté comme de l’autre ?
Le taux de 2,5% du montant du loyer plus charges retenu au départ reste t’il celui appliqué par les compagnies d’assurances qui se sont vues confier la gestion de la GRL ?
Ce sont quelques unes des questions que nous avons posées à l’APAGL (Association pour l’accès aux garanties locatives) vitrine commerciale de ce dispositif consultable sur www.grl.fr via Internet .

 

Car en réalité, cette GRL est avant tout une bonne affaire pour les compagnies d’assurances privées qui peuvent appliquer les taux qu’elles souhaitent sur un marché concurrentiel. De plus, il serait naïf d’imaginer que les propriétaires ne répercutent pas les taux de cette GRL sur le montant des loyers.

Croire que cette GRL qui supprime l’exigence de caution d’une personne physique ou morale, résout les problèmes que rencontrent les personnes ne disposant que de revenus modestes, d’une part et répond, d’autre part, à la pénurie de logements à loyers modérés, serait aller un peu vite en besogne. Il suffit pour s’en convaincre de constater la faiblesse de l’offre locative et de poser la question à des agences immobilières ou directement à des propriétaires privés qui souvent répondent : « Rien ne vaut une bonne caution ! »


Il est vrai que le montant des loyers des logements du parc privé se situent aujourd’hui, à quelques exceptions près, à des niveaux particulièrement élevés au regard des revenus.


Ainsi, en Ile de France, trouver un studio à moins de 600 euros par mois relève du pari. Quant aux deux pièces, ils ne sont que rarement proposés à moins de 850 euros charges comprises.
Autrement dit, les textes relatifs à la GRL n’ont pas vraiment pris le pouls du marché locatif ni celui du pouvoir d’achat.

 

En confiant la gestion de la GRL à des compagnies d’assurances privées signataires d’une convention avec l’APAGL, ce système rejoint finalement, en dépit de quelques améliorations, la Garantie contre les Loyers Impayés GLI dont on déplorait le coût.


Que vous soyez propriétaire bailleur ou locataire, nous attendons vos témoignages que vous pouvez nous adresser en utilisant le blog d’AWI awi.blogs.letelegramme.com

 
     
   
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