Document sans titrecapi : un contrat inscrit dans une logique de sante publique destine aux medecins traitants
  Assurance Maladie du Val de Marne
 
Interview
Média
durée 5'16
Date 21/01/2010
   

CAPI : UN CONTRAT INSCRIT DANS UNE LOGIQUE DE SANTE PUBLIQUE DESTINE AUX MEDECINS TRAITANTS

 

Après avoir instauré en 2005 le système du médecin traitant qui est aujourd’hui adopté par environ 86% des Français, l’Assurance Maladie innove, une nouvelle fois, en proposant aux médecins généralistes un Contrat d’Amélioration des Pratiques Individuelles, baptisé CAPI.
Il était donc intéressant de connaître les avis de médecins signataires dés le lancement de ce contrat individuel, et ceux de médecins généralistes qui n’ont adopté ce système que très récemment.

Car, la mise en place de ce contrat individuel en juin 2009, s’explique pour plusieurs raisons. Il doit en effet permettre de suivre sur l’ensemble de la patientèle de chaque médecin signataire, la progression des objectifs de santé publique en terme de prévention , mais aussi faciliter l’optimisation des prescriptions élaborées sur la base des recommandations émanant de la Haute Autorité de Santé (HAS)

Autrement dit, à travers le CAPI, l’Assurance Maladie invite les médecins traitants à scorer leurs pratiques et résultats en leur offrant des outils pratiques, en se mettant à leur écoute et en leur donnant la possibilité de mieux suivre l’évolution de leur situation lorsqu’ils possèdent un compte Internet sur AMELI.fr

Pour convaincre les médecins traitants de signer ce type de contrat, le CAPI repose notamment sur une forme d'intéressement dont les modalités sont précisées par Christine Boulanger de la CPAM du Val-de-Marne.
Mais, l’idée d’un tel contrat peut surprendre, sachant que la plus grande majorité des médecins traitants sont déjà profondément attachés au respect de l’éthique professionnelle et au serment d’Hippocrate.

 

Toutefois, les disparités géographiques et professionnelles observées dans certains départements en matière de taux de dépistage du cancer du sein ou de surveillance biologique liée à certaines pathologies chroniques par exemple, démontrent que des améliorations du système de santé peuvent encore être apportées. Et dans cette recherche d’équilibre santé global, les médecins traitants qui ont un rôle majeur à jouer sont, d’une certaine façon, appelés à sensibiliser leurs patients, voire à convaincre certains d’entre eux d’adopter de nouveaux comportements santé plus rationnels et tout aussi efficaces.
Le CAPI permet en effet de revenir sur l’indispensable recours aux médicaments disposant d’équivalents en termes de génériques, la France restant par rapport aux autres pays européens, celui qui se singularise par une trop fréquente utilisation des médicaments les plus récents qui sont aussi les plus coûteux.

Les précisions fournies par Christine Boulanger, chargée à la CPAM de promouvoir ces contrats, illustrent les efforts engagés pour valoriser la qualité et l’efficience des soins.

Reste que dans ce domaine, ce n’est que sur un retour d’expériences et donc la mesure des résultats avérés d’une telle initiative qu’il sera possible de savoir si ces Contrats d’Amélioration des Pratiques Individuelles constituent un plus en matière de santé publique et de maîtrise des dépenses de santé: un avis largement partagé par les médecins traitants signataires d'un CAPI que nous avons contactés à ce sujet.


     
   
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