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Le premier plan Cancer Gillot - Kouchner 2003-2007 a marqué
une étape décisive. Défini comme une
priorité nationale et inscrit à un niveau de
mobilisation sans précédent en tant que chantier
présidentiel, il fût entre autres à l’origine
de la création de l’Institut National du Cancer
(INCa) en 2005.
Aussi, en annonçant lundi 2 novembre, à Marseille,
le plan cancer 2009-2013, le chef de l’Etat a t’il
clairement affiché sa volonté : « Je viens
annoncer un deuxième plan cancer parce que je suis
déterminé à y mettre les moyens. »
Doté de 750 millions d’euros de dépenses
nouvelles, ce plan cancer 2 s’articule autour des trois
grands axes : excellence des soins –réduction
des inégalités –vie après le cancer.
Pour que ce nouveau plan prenne corps, Nicolas Sarkozy s’est
appuyé sur les recommandations formulées dans
le rapport remis, en février 2009, par le Professeur
Jean-Pierre Gründfled,.
Outre les réflexions menées par les membres
de la Commission qu’il avait en charge d’animer,
ce rapport représente un travail d’équipe
exemplaire
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Il a en effet donné
lieu à plus de deux cents auditions et discussions
avec des associations, des personnes atteintes de cancer et
des professionnels de santé en cancérologie;
fait appel au grand professionnalisme des personnels de l’INCa
et des ministères chargés de la santé,
de la
recherche et du travail ; entraîné une étroite
collaboration avec le HCSP et l’IGAS.
En l’espace de quatre ans, le premier plan cancer a
en effet été porteur de nombreuses dispositions
bénéfiques pour la lutte contre le cancer.
Voilà pourquoi, le deuxième plan cancer est
intéressant à plus d’un titre. Il témoigne
tout d’abord d’un engagement fort de l’Etat,
du corps médical et des chercheurs. Il reconnaît
le rôle majeur joué dans l’après
cancer, par de nombreuses associations. Il confirme l'importance
des campagnes de prévention et de dépistage
menées notamment par l'Assurance Maladie*.
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En revanche, il laisse en suspens
de nombreuses questions du côté des banques,
des compagnies d’assurances et de certains organismes
publics et privés qui n’ont pas souvent su répondre
aux légitimes attentes des malades guéris ou
non.
C'est la raison pour laquelle ce plan cancer 2 doit se traduire
au cours des prochaines années par des actions significatives
aussi importantes que complémentaires qui dépassent
le seul cadre des traitements médicaux.
Le respect de la personne humaine doit , c’est un fait,
figurer parmi les priorités. |