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  Actualité économique et sociale
 
Chronique audio
Média
durée 3'15
Date 16/03/2009
   

FAUT-IL CROIRE A L’ECOLOGIE POLITIQUE ?

Au-delà du taux d’abstention record de 53,3% qui illustre à la fois une réelle désaffection mais aussi le mécontentement de nombreux Français au regard de la politique et de l’art de gouverner, le premier tour des régionales révèle parfaitement l’influence que peut avoir le climat sur le comportement des électeurs.

Et le piètre résultat de ce premier tour d’élections soulève à mi-parcours plusieurs questions.

Les abstentionnistes sont-ils de droite ou de gauche ?
Ne faut-il pas s’inquiéter que le Font National remporte au final autant de suffrages (12%) qu’ Europe-Ecologie ?
Qui sont ceux qui ont voté Europe Ecologie ?

Car si les Français croyaient vraiment aux vertes vertus dont Jean-Louis Borloo s’est fait l’un des avocats au sein de l’actuel gouvernement, ce mouvement aurait certainement largement détrôné le parti socialiste : une véritable écologie politique serait née.

Cette élection dont nous connaîtrons les derniers rebondissements au soir du deuxième tour peut elle fixer un cap qui suscite l’enthousiasme ? Rien n’est moins sûr.
Car les régions sont de jeunes pousses dont chacun reconnaît mal apprécier les réels pouvoirs et attributions.


Et c’est là que la réforme territoriale en projet - dont il a finalement été peu question au cours de la campagne pour les élections régionales - prend tout son sens.

Sans entrer dans le détail, ce projet a notamment pour objectif de fixer les principes permettant l’élaboration d’une future loi visant à clarifier la répartition des compétences entre les différents niveaux de collectivités territoriales.
Un grand ménage qui devrait mettre fin à l’enchevêtrement des responsabilités locales et clarifier les questions relatives aux financements.

Voilà pourquoi aujourd’hui de véritables projets d’écologie politique ou de politique écologique pouvaient retenir l’attention d’un large public.

Car ce que demande les électeurs ce sont des projets concrets qui quelle que soit leur échelle : communale, départementale, régionale, nationale touchent aux fondamentaux que sont l’emploi, le logement, les conditions de vie.


Les priorités sont là et pas ailleurs : le tout étant de savoir si la vague capable de remporter l'adhésion des Français sera rose-verte ou bleue-verte.

 
     
   
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