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Aujourd’hui, ce n’est plus la grippe A H1N1 qui
inquiète l’Europe mais l’état de
santé de certains pays membres et en premier lieu celui
de la Grèce. Avec un déficit public de l’ordre
de 12,7 % du PIB pour 2009 et de 9,4 % du PIB en 2010 ; une
dette publique de 300 milliards d'euros fin 2009 (113 % du
PIB) attendue à 120 % du PIB en 2010, ce pays a en
effet envoyé aux marchés, un signal de risque
en matière de solvabilité.
Et ce qui est craint par-dessus tout, c’est la menace
de contagion aux pays membres les plus fragiles : Portugal,
Espagne, Italie mais aussi France.
Car cette situation critique met l’euro sous pression
et rend plus aléatoire la reprise économique
et l’emploi au niveau européen.
Pourtant, au départ, ce petit pays d’un peu
plus de 11 millions d’habitants qui a rejoint le cercle
de l’Union en 1981 n’apparaissait pas comme un
trublion potentiel. Il semblait même béni des
Dieux. |
Avec un PIB par habitant
inférieur à la moyenne européenne, la
Grèce avait su profiter des mécanismes de redistribution,
mis en place dans les années 1980, comme les fonds
structurels.
L’économie grecque affichait un taux annuel moyen
de croissance de 3,2% en 2008 , soit l’un des plus élevés
de la zone euro où la croissance n’avait été
que de 1,2%.
Même le chômage était selon les informations
officielles en baisse passant de 11,3% au premier trimestre
2004 à 7,5% en 2008.
Mais en fait tout n’était que légende.
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Menacée par deux monstres : "mensonge" et
"corruption" qui ont de quoi effrayer les financiers
et investisseurs lecteurs d'Homère, la Grèce
se trouve confrontée à une réplique mythologique
qui renvoie au passage du fameux détroit de Messine
en imposant des sacrifices.
Alors faut-il laisser le berceau de la civilisation européenne
à son triste sort ?
Quelles figures mythiques de la finance sont en mesure d'éviter
le naufrage ? |
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