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LE
TELETRAVAIL PEUT-IL RENDRE MALADE ?
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Oui, si on regarde ce qui se passe une fois plongé
dans le milieu politique ; oui, lorsqu’on constate le
retard accumulé en France dans ce domaine.
Certes l’amendement proposé par Frédéric
Lefebvre visant à : « permettre aux salariés
qui en feraient la demande de maintenir une activité
par la voie du télétravail dans certains cas
où leur contrat est normalement suspendu » ,
autrement dit de pouvoir continuer à travailler à
domicile lorsqu’ils sont en arrêt maladie, en
congé maternité ou en congé parental
a réussi à provoquer un tollé de tous
bords.
Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce député
UMP n’a pas loupé son coup : sur le plan médiatique.
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Pourtant, c’est avec
raison qu’il explique que le télétravail
: « c’est beaucoup d’avancées pour
les entreprises, les salariés, l’environnement
» C’est également beaucoup de temps et
d’argent gagnés rien qu’en transport ;
c’est aussi ne plus se retrouver, chaque jour, avec
ses collègues de travail, entre quatre murs…entre
quatre yeux.
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| Sans doute ne fallait-il pas amorcer le débat
sur le télétravail en avançant ce qui
peut apparaître comme une provocation, en passant par
la case : « arrêt maladie »
Mais que diable ! le télétravail insuffisamment
utilisé en France permettrait, dans certains secteurs
d’activités, aux entreprises comme aux salariés,
de gagner du temps et de l’argent.
L’innovation technologique doit-elle s’arrêter
aux portes du droit social ?
Combien de personnes pourraient adopter un statut de télétravailleur
lorsque leur métier l’autorise ?
Pourquoi ne pas inventer un statut de télétravailleur
qui s’inspire en partie de celui d’auto-entrepreneur
?
N’est il pas temps de regarder ce qui se fait autour
de nous, dans d’autres pays ?
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Non ! le télétravail ne rend ni malade ni oisif.
Il pourrait même être un remède efficace contre
le chômage, à condition que les études réalisées
sur ce thème ne restent pas lettres mortes, conscients que
les grands acteurs : patrons comme salariés ne cherchent
au bout du compte que deux choses : davantage de liberté
et plus de performances.
L’occasion de relancer la construction en remettant sur le
métier un concept qui n’a jamais pu se développer
en France en dépit de ce que AWI proposait il y a déjà
plus de dix ans : le bureau-logement.
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