le tetravail peut-il rendre maladele télétravail peut-il rendre malade ?
  Actualité économique et sociale
 
Chronique
Média
durée 3'08
Date 04/06/2009
   

LE TELETRAVAIL PEUT-IL RENDRE MALADE ?

 

Oui, si on regarde ce qui se passe une fois plongé dans le milieu politique ; oui, lorsqu’on constate le retard accumulé en France dans ce domaine.


Certes l’amendement proposé par Frédéric Lefebvre visant à : « permettre aux salariés qui en feraient la demande de maintenir une activité par la voie du télétravail dans certains cas où leur contrat est normalement suspendu » , autrement dit de pouvoir continuer à travailler à domicile lorsqu’ils sont en arrêt maladie, en congé maternité ou en congé parental a réussi à provoquer un tollé de tous bords.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce député UMP n’a pas loupé son coup : sur le plan médiatique.

Pourtant, c’est avec raison qu’il explique que le télétravail : « c’est beaucoup d’avancées pour les entreprises, les salariés, l’environnement » C’est également beaucoup de temps et d’argent gagnés rien qu’en transport ; c’est aussi ne plus se retrouver, chaque jour, avec ses collègues de travail, entre quatre murs…entre quatre yeux.

Sans doute ne fallait-il pas amorcer le débat sur le télétravail en avançant ce qui peut apparaître comme une provocation, en passant par la case : « arrêt maladie »


Mais que diable ! le télétravail insuffisamment utilisé en France permettrait, dans certains secteurs d’activités, aux entreprises comme aux salariés, de gagner du temps et de l’argent.

L’innovation technologique doit-elle s’arrêter aux portes du droit social ?
Combien de personnes pourraient adopter un statut de télétravailleur lorsque leur métier l’autorise ?
Pourquoi ne pas inventer un statut de télétravailleur qui s’inspire en partie de celui d’auto-entrepreneur ?


N’est il pas temps de regarder ce qui se fait autour de nous, dans d’autres pays ?

Non ! le télétravail ne rend ni malade ni oisif. Il pourrait même être un remède efficace contre le chômage, à condition que les études réalisées sur ce thème ne restent pas lettres mortes, conscients que les grands acteurs : patrons comme salariés ne cherchent au bout du compte que deux choses : davantage de liberté et plus de performances.


L’occasion de relancer la construction en remettant sur le métier un concept qui n’a jamais pu se développer en France en dépit de ce que AWI proposait il y a déjà plus de dix ans : le bureau-logement.

     
   
   < Retour à la grille de programme