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RECHERCHE
ET INNOVATION : DE QUOI SOUFFRE LA FRANCE ?
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La France cherche aujourd’hui
des solutions pour reprendre l’avantage en matière
de recherches et d’innovations.
Car aujourd’hui, si nous arrivons en treizième
position, les pays qui figurent dans ce domaine au Top Ten
sont dans l’ordre du classement : Japon , Suisse, Finlande,
USA ,Suède , Allemagne, Taiwan, Hollande, Israël,
Danemark.
Voilà pourquoi le plan de 35 milliards d’euros
d’investissements publics financés au deux tiers
par le « grand » emprunt national vise à
renforcer les atouts du pays dans cinq secteurs stratégiques.
Et en toute logique, l’enseignement supérieur,
la recherche et l’innovation auxquels a été
ajoutée la formation professionnelle se taillent la
part du lion.
Avec 19 milliards d’euros au lieu des 16 recommandés
par la commission coprésidée par les anciens
Premiers ministres Alain Juppé et Michel Rocard chargée
de réfléchir à l’emprunt et à
son usage qui avaient déterminé sept priorités
en 17 actions, le grand emprunt se justifie pleinement pour
ce type de dépenses d’investissement.
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En revanche, il en va tout
autrement pour l’économie numérique, l’automobile,
les transports terrestres, l’industrie spatiale ou encore
l’urbanisme du futur.
Car, contrairement à ce que peut laisser imaginer
le grand emprunt, les grandes recherches et innovations liées
à ces secteurs d’activités qui ont encore
une influence au niveau mondial n’ont jamais été
financées sur fonds publics.
Il suffit pour s’en convaincre de passer en revue quelques
unes d’entre elles qui ont marqué les siècles
derniers : de la transfusion sanguine mise au point par Jean-Baptiste
Denys en 1625 à la carte à puce inventée
par Roland Moreno en 1974, en passant par le pneu de voiture
démontable d’Edouard Michelin en 1895, le vaccin
antituberculeux BCG que l’on doit à Albert Calmette
et Camille Guérin, en 1912.
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A l’heure ou l’économie de la connaissance
est dans toutes les têtes, il faut avant tout reconnaître
que les grandes « trouvailles » qui ont remporté
un véritable succès à l’échelle
planétaire ont été portées par
des hommes et des femmes du privé qui n’ont jamais
attendu d’argent public pour révolutionner le
monde : ce qu’il avaient à l’esprit était
trésor.
Aujourd’hui, sans vouloir faire publicité, l’Iphone
et l’Ipod d’APPLE qui ne sont pas des fruits défendus,
révèlent entre autres le génie humain
et la capacité du secteur privé à relever
en permanence de nouveaux défis technologiques, fussent-il
venus d’ailleurs.
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