| |
|
L'INNOVATION
: CARTE D'UNE SORTIE DE CRISE ?
|
|
Le 13 janvier, AWI
procédait à l’interview de Marc Dufau,
responsable du pôle Environnement, Energie, Transport
à la direction de l’animation sectorielle au
sein d’OSEO, afin d’évoquer la place et
le rôle de l’innovation en France. Le chef de
l’Etat ne s’était alors pas encore exprimé
devant les « forces économiques » précédemment
appelées « forces vives »
Or lors de son discours de vœux, le 15 janvier à
Vesoul, le chef de l’Etat allait annoncer en outre qu’OSEO,
établissement public d’aide aux petites et moyennes
entreprises, serait doté de moyens supplémentaires
pour porter de 70% à 90% sa garantie sur les prêts
aux PME innovantes.
|
 |
Il allait également évoquer la
mobilisation de « beaucoup d’argent » pour
soutenir le secteur automobile, en attendant la première
réunion des Etats généraux de l’Automobile
, le 20 janvier 2009, au ministère de l’économie,
de l’Industrie et de l’Emploi.
Voilà pourquoi l’interview que nous vous proposons
d’écouter se place dans le faisceau d’actualité
brulante. |
 |
Face au triste spectacle auquel nous assistons aujourd'hui
des deux côtés de l’Atlantique et dans
les pays émergents dans le secteur de l’automobile,
nous avons tout d'abord voulu savoir si les difficultés
rencontrées par les constructeurs automobiles notamment
français avaient pour cause un défaut d'innovation.
Nous nous sommes également demandés si innovation
rimait avec luxe; si OSEO avait le sentiment d'avoir misé
jusqu’ici sur les bons chevaux dans la course à
l'innovation; si la France accusait comme certains le prétendent
un retard par rapports aux autres pays; si les PME innovantes
pouvaient être rassurées quant aux aides apportées
par les banques.
Notre entretien téléphonique devait se terminer
par une question relative à l'éventuel soutien
par OSEO d’un projet innovant de création du
premier centre de formation de jeunes et de professionnels
du bâtiment aux énergies renouvelables.
|
Parce que l’innovation seule ne suffit pas ; parce
qu’il y a des bonnes et de mauvaises innovations ; parce
que le contexte économique et social pèse dans
les choix ; parce qu’il ne sert à rien de vouloir
rattraper un retard; parce que la compétition se joue
au niveau mondial ; parce que les recherches ont un coût…
les choix sont souvent délicats.
Néanmoins l’innovation qui est moteur de vrais
changements ne doit pas se limiter à des choix purement
technologiques. Une bonne innovation doit en effet épouser
un large spectre : c’est même la condition sine
qua non de son succès !
Des phénomènes que nous avons connus lors du
passage du vinyle au CD, de la machine à écrire
à l’ordinateur, du téléphone à
fil au téléphone portable...
Ainsi, au pays du soleil levant où les constructeurs
ont été les premiers à innover en fabriquant
en série et en exportant des véhicules hybrides,
l’automobile arrive au troisième rang des préoccupations
des jeunes Japonais, très loin derrière le téléphone
portable et les lecteurs MP3.
|
 |
 |
Sans doute faut-il se rendre à l’évidence
: quelque chose s’est brisé dans une mécanique
qu’on imaginait incassable: les comportements individuels
et la société ont évolué. De nouvelles
notions comme celle liée au développement durable
se sont inscrites parmi les priorités.
Nous ne sommes plus au XXe siècle. Les hommes sont
désormais en quête d’un monde très
différent sans pour autant vouloir faire table rase
des valeurs traditionnelles.
C’est peut-être dans cette niche que les innovations
peuvent trouver leur lit et s’épanouir. Et ainsi
jouer un rôle majeur en matière d’activité
économique, d’emploi et de conditions de vie.
|
|
| |
|