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LES
DESSUS ET LES DESSOUS DU DISCOURS
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En dépit de la présence
du soleil, le 22 juin 2009, à Versailles, le cliché
de fin de discours prononcé par le chef de l’Etat
est triste : "un vieux pays, sur un vieux continent,
avec une vieille civilisation".
En traçant les voies d’un « nouveau modèle
de croissance » pour l’après crise ; en
promettant de parachever des « réformes courageuses
» et en annonçant le lancement d’un emprunt
d’Etat, Nicolas Sarkozy a t’il su convaincre et
redonner confiance ?
A la veille d’un remaniement et surtout à la
veille de la publication des derniers chiffres du chômage
qui viendront encore ternir la photo, il a affirmé
: « Plus rien ne sera comme avant »
Certes, ce discours devant les parlementaires dont certains
avaient décliné l’invitation et d’autres
refusé de participer au débat qui s’en
est suivi, fût une première depuis 1875.
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Il a invoqué
l’héritage du Conseil national de la Résistance
et des Trente glorieuses pour appeler la classe politique,
les partenaires sociaux et la société civile
à inventer la France de demain.
Toutefois, Nicolas Sarkozy a avoué : « La crise
n’est pas finie… Nous ne savons pas quand elle
se terminera »
Avant d’ajouter : « Considérer la crise
comme une parenthèse qui sera bientôt refermée…serait
une erreur fatale »
Rappelant que dans les heures les plus sombres de notre histoire,
le Conseil National de la Résistance avait su rassembler
toutes les forces politiques pour forger le pacte social qui
allait permettre la renaissance française, et en se
fixant pour objectif de mettre l’économie au
service de l’Homme , et non l’inverse, il a présenté
à grands traits son dessein.
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Dans le nouveau modèle
de croissance que la France appelle de ses vœux, qu’elle
cherche à construire, le président de la République
a affirmé : "Une place plus grande doit être
faîte au travail, aux entrepreneurs, aux inventeurs,
aux créateurs, à la production"
Il s’est ouvertement posé la question au milieu
de son discours : « Pourquoi est-il si difficile de
réformer notre pays… Pourquoi est-il si difficile
de résoudre les problèmes structurels que tout
le monde connaît ? »
Ce discours avait donc le mérite d’être
honnête au regard des réalités politiques,
économiques et sociales : « Sans investissement,
il n’y a plus d’avenir »
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Mais là où la situation se complique, c’est
lorsque Nicolas Sarkozy déclare : « Nous mobiliserons
des moyens nouveaux dans la ré-industrialisation des
bassins d’emploi en difficulté » «
le Grenelle de l’environnement va créer 600.000
emplois » « Nous allons donner à la production
et au travail un nouveau modèle de croissance »
Car, même si à l’instar de chaque Français,
le chef de l’Etat refuse de se résigner à
la destruction de nos emplois et de nos industries; au fait
que nos usines s’en aillent, que nos gâchions
nos meilleurs atouts : les réalités sont là
!
L’idée d’une France sans usines et sans
ouvriers est sans aucun doute une idée folle. Mais
c’est bien ce qui risque de se produire et nous menace
le plus, comme le prouvent les délocalisations qui
nous frappent : de la lingerie à l’aviation en
passant par les énergies vertes.
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