Actualité économique et sociale
 
Interview
Média
durée 6'50
Date 13/11/2008
   

LE "COUP" DU CREDIT

Réunis le 12 novembre 2008, le Médiateur du crédit et les membres du comité exécutif de la Fédération Bancaire Française (FBF) ont défini le cadre de leur coopération dans la mise en œuvre du dispositif de médiation du crédit aux entreprises.

Face à la volonté exprimée par le Président de la République, le Médiateur du crédit et la Fédération Bancaire Française ont ainsi réaffirmé leur détermination commune à agir pour accompagner l’activité économique et anticiper les conséquences de la crise pour les entreprises.

Car si le mot « récession » n’est désormais plus tabou, les représentants des établissements financiers ont tenu à confirmer leurs engagements visant à assurer la croissance de leurs encours de crédit à un rythme de 3 à 4% annuel jusqu’à fin décembre 2009.

 

Valérie OHANNESSIAN Directrice Générale adjointe de la FBF

Mais la réalité économique du moment ne prête guère à dénouer les cordons crédits des banques, mêmes si les derniers chiffres publiés tendent à démontrer le contraire. Les banques françaises ont en effet entendu siffler le « subprime » aux Etats-Unis. Elles savent qu’il est de leur responsabilité de mesurer les risques en cas de prêts aux entreprises comme aux particuliers. Et sur ce point, le droit à erreur est désormais ramené au niveau « zéro »

Au delà des bonnes intentions exprimées par le milieu bancaire mis à rude épreuve ces derniers temps, de nombreuses questions restent aujourd’hui en suspens.
C’est pourquoi AWI a voulu en savoir plus en interrogeant Valérie Ohannessian Directrice Générale adjointe de Fédération Bancaire Française.

 

Comment interpréter la récente déclaration de René Ricol, médiateur national du crédit qui affirmait le 10 novembre : « Je dénoncerai les banques qui ne jouent pas le jeu au président »

Faut-il en déduire que toute entreprise qui s’estimera lésée en cas de refus de prêt pourra obtenir gain de cause auprès de la centaine de médiateurs du crédit nommés en France ?

Les banques particulièrement échaudées par une crise financière aux effets dominos pourront elles vraiment satisfaire les demandes de crédits qui leur seront faites par des chefs d’entreprise soucieux de préserver leur activité et leurs emplois ?

Les particuliers auront ils eux aussi la possibilité d’un recours auprès d’un médiateur du crédit s’ils n’obtiennent pas de leur banque le prêt indispensable pour l’acquisition d’un bien immobilier ou de tout autre chose ?

Et finalement, le crédit est-il vraiment la solution miracle susceptible de sortir l’économie française de l’ornière, qu’il s’agisse de la consommation des ménages comme des besoins des entreprises ?

 
   

 

   
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