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AVONS-NOUS
VRAIMENT LE CHOIX DES ARMES EN PERIODE DE CRISE ?
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Dernièrement, lorsque Nicolas Sarkozy a rencontré
son homologue mexicain Felipe Calderon, en passant par les
pyramides de Teotihuacan, au nord-est de Mexico, les deux
hommes n’ont pas parlé que de l'affaire «
Cassez » : ils ont aussi beaucoup parlé business.
Résultat : des contrats commerciaux ont été
conclus dans certains domaines avec notamment la fourniture
de six hélicoptères militaires par Eurocopter
(groupe EADS) et d'un système de vidéosurveillance
de la ville de Mexico par Thales. Du « soft »
en quelque sorte, d'autant que les Mexicains sont nos amis.
Car les échanges internationaux vont toujours bon
train, surtout lorsqu'ils sont avivés par une crise
économique qui oblige les nations à sortir leurs
"griffes" : soit en cherchant à vendre quelques
équipements classés « sensibles »
soit en cherchant à en acquérir.
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On entre ainsi dans une sorte de « e bay d’Etat
» qui fournit à nos « Top VIP » l’occasion
de dénicher et de négocier des marchandises,
véritables opportunités du moment.
C’est d’ailleurs ainsi que par le passé,
certains pays ont pu obtenir des transferts de savoir-faire
et de technologies. Et les secteurs de la défense et
de l’aérospatiale ne sont pas seuls concernés.
La pharmacie, l’environnement… s’y sont
déjà frottés.
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Récemment, le ministre irakien de l'Electricité,
Karim Wahid, invitait la France à aider l'Irak à
construire une centrale nucléaire. Une demande qui
arrive plus de 25 ans après la destruction par l'armée
israélienne d'un réacteur construit par Paris
près de Bagdad. D'ailleurs, lors d’une visite
surprise, le 10 février 2009, Nicolas Sarkozy, a annoncé
le prochain retour des entreprises françaises en Irak
- les relations diplomatiques entre la France et l’Irak
ayant été rétablies au niveau des ambassadeurs
le 12 juillet 2004 - la France se réjouissant vivement
de l’adhésion de l’Irak à la Convention
de Paris sur l’interdiction des armes chimiques.
Mais lorsqu’on sait les pays développés
désireux de faire du chiffre, de redresser leur balance
commerciale, de faire tourner leurs industries, de préserver
leurs emplois : il faut parfois savoir profiter de l’occasion
pour faire tomber certains tabous : l’objectif n’étant
plus de régler des comptes mais de sortir, vaille que
vaille, de l’ornière. |
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