Actualité économique et sociale
 
Chronique
Média
durée 2'56
Date 11/03/2009
   

AVONS-NOUS VRAIMENT LE CHOIX DES ARMES EN PERIODE DE CRISE ?

 

Dernièrement, lorsque Nicolas Sarkozy a rencontré son homologue mexicain Felipe Calderon, en passant par les pyramides de Teotihuacan, au nord-est de Mexico, les deux hommes n’ont pas parlé que de l'affaire « Cassez » : ils ont aussi beaucoup parlé business.

Résultat : des contrats commerciaux ont été conclus dans certains domaines avec notamment la fourniture de six hélicoptères militaires par Eurocopter (groupe EADS) et d'un système de vidéosurveillance de la ville de Mexico par Thales. Du « soft » en quelque sorte, d'autant que les Mexicains sont nos amis.

Car les échanges internationaux vont toujours bon train, surtout lorsqu'ils sont avivés par une crise économique qui oblige les nations à sortir leurs "griffes" : soit en cherchant à vendre quelques équipements classés « sensibles » soit en cherchant à en acquérir.

 

On entre ainsi dans une sorte de « e bay d’Etat » qui fournit à nos « Top VIP » l’occasion de dénicher et de négocier des marchandises, véritables opportunités du moment.

C’est d’ailleurs ainsi que par le passé, certains pays ont pu obtenir des transferts de savoir-faire et de technologies. Et les secteurs de la défense et de l’aérospatiale ne sont pas seuls concernés. La pharmacie, l’environnement… s’y sont déjà frottés.

 

Récemment, le ministre irakien de l'Electricité, Karim Wahid, invitait la France à aider l'Irak à construire une centrale nucléaire. Une demande qui arrive plus de 25 ans après la destruction par l'armée israélienne d'un réacteur construit par Paris près de Bagdad. D'ailleurs, lors d’une visite surprise, le 10 février 2009, Nicolas Sarkozy, a annoncé le prochain retour des entreprises françaises en Irak - les relations diplomatiques entre la France et l’Irak ayant été rétablies au niveau des ambassadeurs le 12 juillet 2004 - la France se réjouissant vivement de l’adhésion de l’Irak à la Convention de Paris sur l’interdiction des armes chimiques.

Mais lorsqu’on sait les pays développés désireux de faire du chiffre, de redresser leur balance commerciale, de faire tourner leurs industries, de préserver leurs emplois : il faut parfois savoir profiter de l’occasion pour faire tomber certains tabous : l’objectif n’étant plus de régler des comptes mais de sortir, vaille que vaille, de l’ornière.

 
     
   
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