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Palme
d’Or de la 61eme édition du Festival de Cannes, le film de
Laurent Cantet « Entre les murs » tombe à pic car il
est politiquement correct.
Il vise en effet à démontrer que lorsque le dialogue est
parfois difficile en milieu scolaire, la pédagogie joue un rôle
considérable. Et que tout se dénoue finalement à
travers un jeu parfois subtil d’attitudes qui vont de la tolérance
à la complicité, de l’autorité à l’ironie.
Il souligne ainsi toute l’importance que revêt l’acquisition
de savoirs, d’une part et le respect réciproque, d’autre
part.
Sélectionné au dernier moment , ce film montre une classe
de quatrième, où François Bégaudeau, ancien
professeur et critique qui a participé au scénario, lui
même acteur principal, doit faire face à vingt-quatre élèves,
garçons et filles aux profils très différents.
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Mais « Sous le soleil de Satan », la récompense suprême
accordée à ce film conduit néanmoins les spectateurs
de la société que nous sommes à se poser des questions
sur l’interprétation qui est faite par nos politiques de
sujets d’actualité brûlants qui nous concernent au
premier chef.
Retraites, temps de travail, révision de la constitution…
sont ils vraiment des sujets prioritaires ? N'en masquent ils pas d'autres
autrement plus importants et déterminants pour l’avenir ?
S’agit-il de nous distraire avant de nous demander de regarder les
réalités en face ?
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