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LES
VILLES : MOTEURS DE CROISSANCE
A moins d' une semaine du premier tour des élections
présidentielles, AWI a voulu en savoir plus sur
un sujet d' importance qui concerne en France comme
dans bien d' autres pays près de 80% de la population.
Peu abordée dans les programmes des candidats,
la politique des villes qui préside aux destinées
de territoires mais aussi aux conditions de vie de celles
et ceux qui s'y retrouvent pour vivre et travailler
s' était pourtant glissée dans l' actualité
de mars à travers l' organisation, sous l' égide
de l' OCDE, d' une conférence qui devait réunir
à Madrid, chefs d'Etat, maires, et responsables
des problèmes urbains.
Car les grandes agglomérations connaissent une
poussée démographique continue. Près
des trois quarts de la population d' Europe occidentale
vivent déjà dans des villes. Et pour la
première fois l' espace urbain urbain de plus
en plus dense déborde sur un monde rural en recul.
Moteurs de croissance, les villes qui bénéficient
dans la plupart des pays de l' OCDE d' un PIB plus élevé
que la moyenne nationale et d' une croissance plus rapide
se heurtent néanmoins à des problèmes
de plus en plus complexes, qu' il s' agisse de pauvreté,
de chômage, de restructuration industrielle, de
pollution et de criminalité. Autant de raisons
qui imposent de répondre à la question:
" Quelles politiques face à la mondialisation
des villes ? " avant de proposer un nouveau programme
urbain. |
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EUROPE:
DE BONNES RAISONS D'Y CROIRE
L' interview accordée par Christian Guarrigues,
Directeur-adjoint du bureau d' information pour la France
du Parlement européen, à l' issue du Forum
"Europe et société civile organisée"
apporte une sérieuse note d' optimisme sur fond
bleu étoilé.
L' objectif du Forum qui était d' offrir un
espace de dialogue entre des députés européens
et un public issu de la société civile
organisée a en effet permis de mettre en évidence
les liens étroits qui existent entre nos régions
et le continent européen et de mieux comprendre,
à travers des exemples concrets, ce qu' il est
possible de faire pour regarder l' avenir avec confiance.
Les Conseils économiques et sociaux de France
doivent désormais mettre à profit les
nouvelles technologies de l' information et de la communication
afin que les pistes et idées abordées
lors de ce Forum sortent du huis clos pour être
portées à la connaissance de tous ceux
qui ont envie d'y croire. |
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INFLUENCE
DES REGIONS DANS LA STRATEGIE EUROPEENNE
Le Forum organisé, le 5 mars, à l' initiative
du Bureau d' information pour la France du Parlement
européen en partenariat avec le CESR Île
de France sur le thème : " Europe et société
civile organisée" a marqué une étape
essentielle.
Les exposés des intervenants ont permis de mieux
apprécier la nature et la portée des enjeux
de la stratégie européenne dite de Lisbonne
et de Göteborg et de souligner le rôle joué,
depuis mars 2005, par les CES nationaux et le CES européen.
Au terme de ce Forum, une formule semblait pouvoir
résumer l' ambiance " Ne demandez pas uniquement
à l' Europe ce qu 'elle peut faire pour vous,
demandez vous plutôt ce que vos régions
peuvent faire pour elle"
Les extraits repris dans le reportage que nous vous
invitons à écouter témoignent de
la recherche d' une méthode visant à parvenir
à de meilleurs résultats dont chaque citoyen
européen doit être en mesure d'apprécier
l'impact. |
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L'
ILE DE FRANCE SUR LE POINT D' ACCOUCHER D' UN NOUVEAU
SDRIF
A quelques jours de la naissance annoncée du
nouveau schéma directeur de la région
Ile de France, les acteurs institutionnels et les représentants
de la société civile, se sont penchés
sur son berceau. Ils ont ainsi souhaité porter
la dernière main aux projets inscrits dans la
feuille de route d’une région capitale,
en précisant ses grands axes de développement
pour les 15 voire 20 prochaines années.
Succédant à d’autres générations
de SDRIF, dont les objectifs se sont souvent heurtés
aux dures réalités, le nouveau schéma
directeur qui sera adopté par le Conseil régional
les 14 et 15 février prochains, a donc valeur
de grand dessein pour la Région Ile de France
et ses habitants.
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LES ENTREPRISES ETRANGERES PRETENT A INVESTIR PLUS EN
FRANCE SOUS CONDITIONS
Les 130 mesures prises en France pour inciter les entreprises
étrangères à s' installer chez
nous, confirment entre autres le rôle éminent
des dynamiques territoriales et le fort potentiel des
pôles de compétitivité. Mais elles
nécessitent également de revoir certains
points en matière de fiscalité, de compétences
disponibles, de conditions de travail... et de souplesse.
Toutefois, l' agacement manifesté par certains
ne doit pas faire oublier que 18.000 entreprises étrangères
sont installées en France dont 3.000 américaines,
3.000 allemandes, 3.000 anglaises et qu' un tiers des
salariés de l' industrie travaille dans une entreprise
étrangère.
Au moment où certaines entreprises françaises
qui se sont délocalisées vers d' autres
continents engagent un retour au bercail en raison de
défauts constatés sur la qualité
et la productivité dans des pays dont le coût
de main d' oeuvre est certes alléchant, l' heure
est venue de valoriser les dynamiques territoriales
en Ile de France comme dans bien d'autres régions. |
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BALI DEBOUCHE SUR UN
« ACCORD » QUI DONNE BONNE CONSCIENCE
Mais cet accord, à lui
seul, ne résout rien à court terme !
Car les négociations vont maintenant durer deux
ans. Et deux ans, c’est long ! Surtout lorsqu’une
équipe de scientifiques américains révèle
que l’extension maximum de la banquise arctique
cet hiver a été la deuxième plus
faible jamais enregistrée par mesures satellite.
Or cette diminution de la banquise
est selon eux due aux hautes températures d'hiver
en Arctique, qui sont une conséquence des concentrations
croissantes de gaz à effet de serre dans l'atmosphère,
ainsi qu’a la variabilité naturelle forte
de la glace
Pendant ce temps là,
à Bali, jusqu’à la dernière
minute, on aura savamment entretenu le suspens autour
du « signeront ? signeront pas ? »
Et pour ne pas laisser une impression d’échec,
un accord a finalement pu être trouvé.
Un accord qui donne du temps au temps et bonne conscience.
Sur l’île indonésienne
, on aura eu droit à des coups de gueule, des
larmes et autres attractions en tous genres : Jean-Louis
Borloo, notre ministre de l’Ecologie se jetant
à l’eau en caleçon et avec un masque
lors de la visite d’un site de reconstitution
de massifs coralliens à Bali, pour planter un
morceau de corail sur le fond marin.
Finalement,
Bali a t’il été bon pour la planète
?
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UN NOBEL DE LA PAIX
BIEN MERITE
L'attribution,
vendredi 12 octobre, du prix Nobel de la paix à
l'ancien vice-président démocrate américain
Al Gore et au groupe d'experts intergouvernementaux
sur l'évolution du climat (GIEC) est bien méritée.
Décerné
pour les efforts de collecte et de diffusion des connaissances
sur les changements climatiques provoqués par
l'homme et pour avoir posé les fondements pour
l'adoption de mesures nécessaires à la
lutte contre ces changements, ce prix Nobel marque,
très certainement, une étape déterminante
pour l'humanité.
Outre
son caractère symbolique attaché au mot
"paix", ce prix Nobel de la paix qui porte
en son sein les notions d'écologie, d'environnement,
de respect....est annoncé, en France, juste avant
deux évènements récurrents: la
remise du rapport de la commission Attali sur la libération
de l'économie française et le Grenelle
de l'environnement.
S'intéresser aux propositions innovantes; chercher
à savoir celles qui pourront ou non être
retenues; avoir conscience que quelques unes seulement
contribueront à l'émergence d'autres solutions
pour contruire l'avenir: c'est peut -être déjà
cela "regarder les réalités en face" |
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IMPACT DU CHANGEMENT
CLIMATIQUE SUR LA SANTE HUMAINE
Le rapport Stern, les
rapports du GIEC, le Livre vert sur l’adaptation
de la Commission européenne… mais surtout
le film d’Al Gore « Une vérité
qui dérange » ont mis en lumière
des réalités qui doivent être regardées
en face. Et l’appel à la mobilisation lancé
par le chef de l’Etat à la tribune de l’ONU
est venu confirmer qu’économie et écologie
doivent désormais faire cause commune, pour le
bien de l’humanité.
Aussi, avant que les
6 groupes de travail créés dans le cadre
du « Grenelle de l’Environnement »
et plus particulièrement le groupe n° 3 dont
les travaux portent sur l’instauration d’un
environnement respectueux de la santé ne remette
son rapport, nous avons voulu revenir sur quelques points
chauds de ce sujet « brûlant »
Car les réflexions
et propositions de ce groupe de travail assez curieusement
marquées par l’absence de tout représentant
de l’Assurance Maladie porteront sur les points
suivants :
- Réduction des substances toxiques (Substances
chimiques cancérigènes, pesticides…),
Reach,
- Air intérieur, qualité de l’air,
déchets
- Réduire les pollutions industrielles, agricoles,
et urbaines
- Qualité de l’alimentation
- OGM
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BIOCARBURANTS = BIOCHAMBARDEMENTS
L’humanité se prend parfois à rêver
d’un monde merveilleux où le « bio
» aurait réponse à tout. Un monde
où il serait possible de manger mais aussi de
se déplacer sans avoir recours aux vieilles recettes
« fossiles »
Toutefois, malgré les immenses progrès
accomplis au royaume des nouvelles technologies pour
permettre une diminution de la consommation énergétique
et la volonté affichée de davantage recourir
aux énergies renouvelables, l’homme se
heurte encore à bien des difficultés pour
proposer cet « autre chose » qui change
tout sur la planète.
Ecologique, l’idée consistant à
produire de l’essence et du gazole verts pour
remplacer en tout ou partie l’or noir a de quoi
séduire. Surtout à l’heure où
le réchauffement climatique dû aux émissions
de CO2 préoccupe toutes les nations et le prix
du baril de brut enregistre un nouveau record à
plus de 80 dollars.
Mais les ressources vertes n’ont pas que des avantages.
Les céréales, la betterave, la canne à
sucre, le maïs… nécessitent de grands
espaces ainsi que de grandes quantités d’eau
: points marqués au coin du déficit dans
de nombreux pays.
De plus, l’envolée des cours du blé
et ses conséquences sur le prix de produits alimentaires
illustrent la fragilité d’équilibres
que doivent savoir préserver pays développés
comme pays émergents.
D’où la question embarrassante : éthanol
et biogazole répondent ils vraiment aux vrais
problèmes ?
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LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE INTERPELLE LES
SPECIALISTES DE L’ENVIRONNEMENT
L’association scientifique et technique pour
l’eau et l’environnement (ASTEE) réunissait,
le 12 juillet, des journalistes spécialisés
en matière d’environnement pour dresser
le bilan de son dernier congrès de Barcelone
qui avait pour thème : « Les conséquences
des changements climatiques sur les services d’eau,
d’assainissement, de déchets et sur les
milieux aquatiques »
L’occasion de voir confirmé par des spécialistes
portés par une association reconnue d’utilité
publique, peu enclins à la communication «
people » l’impact d’un phénomène
avéré encore appelé : réchauffement
climatique.
Qu’il s’agisse de l’évolution
de la ressource en eau, du traitement et de la valorisation
des déchets, des réseaux d’assainissement…
les sessions techniques qui ont livré les résultats
de leurs travaux arrivent en effet toutes à la
même conclusion : les gestionnaires publics et
privés ainsi que l’ensemble des filières
doivent mieux concevoir, mieux gérer pour répondre
aux nouvelles exigences énergétiques.
D’où l’intérêt porté
par les techniciens, scientifiques et spécialistes
français sur les expériences menées
à l’étranger en l’occurrence
en Espagne.
Après avoir souligné que la gestion
de l’eau devait impérativement se faire
au niveau local pour des raisons de coûts, il
a été rappelé que la bonne gestion
des ressources en eau sur le plan quantitatif et qualitatif
dépendait de plusieurs facteurs : la libération
de moyens financiers ; la gouvernance de l’eau
au bons niveaux institutionnels ; le transferts des
connaissances aux pays les plus pauvres et la reconnaissance
du droit d’accès à la ressource
en eau de tout homme sur Terre.
Les interviews réalisées à l’issue
du point presse vous permettront d’entendre successivement
Pierre Roussel, président de l’ASTEE,Rémi
Guillet, président de la commission déchets
et propreté et Jean-Pierre Maugendre de la commission
assainissement. Il est entre autres question du réchauffement
climatique ; de l’aide que peut apporter l’association
aux élus ; de la valorisation énergétique
des déchets, exemple à l’appui,
du lien entre assainissement et énergie. Autant
de sujets qui trouveront inévitablement écho
lors du Grenelle de l’Environnement auquel l’ASTEE
pourrait participer.
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GRAND SOLEIL A FRIBOURG
Pendant que la France vivait en cette fin juin 2007,
au rythme des pluies orageuses et d’un temps gris,
l’Allemagne offrait à Fribourg une belle
exposition à l’énergie solaire.
Le salon INTERSOLAR devait en effet ouvrir ses portes
témoignant du dynamisme de l’ensemble du
secteur de l’énergie solaire, l’industrie
allemande tablant sur une croissance supérieure
à 10% et affichant un chiffre d’affaires
de plus de 5,5 milliards d’euros.
Les exportations moteur de cette évolution, dans
de très nombreux domaines, devraient atteindre
1,5 milliard d’euros en 2007, contre 1 milliard
en 2006.
Et comme une bonne nouvelle peut toujours en cacher
une autre, c’est sur le front de l’emploi
que l’énergie solaire tape fort, chez nos
voisins.
L’industrie allemande entend en effet doubler
ses emplois au cours des cinq prochaines années
. Et d’ici 2012, ce secteur pourrait employer
90.000 personnes.
De plus d’ici 2008, pas moins de 15 nouvelles
usines de technologies solaires seront créées
en Allemagne.
On comprend donc que ait accueilli plus de 26.000 visiteurs
pendant trois jours dans le « temple solaire »
où 637 exposants venus de 35 pays s’étaient
rassemblés.
Organisée à Fribourg depuis sa création
en l’an 2000, et compte tenu du succès
remporté, INTERSOLAR devrait se tenir à
Munich, l’année prochaine.
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SAVOIR EPOUSER L'AIR DU TEMPS
Le dernier rapport de l'OCDE intitulé : Le Changement
climatique dans les Alpes européennes - Tourisme
d'hiver et risques naturels" n'est pas le premier
à attirer l'attention sur les effets d'un fait
désormais avéré et admis.
Il s'agit néanmoins de la première analyse
internationale systématique des effets du changement
climatique sur l'enneigement des domaines skiables de
l'arc alpin qui concerne la France, la Suisse, l'Autriche,
l'Italie et l'Allemagne.
Au delà du phénomène saisonnier,
le rapport met en particulier l'accent sur les cadres
d'action et les mécanismes financiers appliqués
à la gestion des risques naturels.
Les mesures d'adpatation d'ordre technologique ou comportemental
y sont étudiées ainsi que les structures
institutionnelles et les mécanismes de transfert
des risques. |
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HULOT : POTENTIELLEMENT MINISTRABLE ?
Nicolas attend son heure. Et son heure viendra sans
doute. Sous des airs d' étudiant échevelé,
Nicolas Hulot, écologiste et animateur convaincu,
fait partie des personnalités potentiellement
ministrables au lendemain de l' élection présidentielle.
Certes, la sponsorisation de son émission "Ushuaïa"
par un des leaders de la chimie, "Rhône Poulenc"
inventeur et fabricant de nombreux produits classés
nocifs voire dangereux jette encore un trouble dans
certains esprits. Mais force est de constater que seul
un homme jeune, connu, et apprécié des
Français peut devenir l' un des acteurs vedettes
du prochain gouvernement. Car environnement et développement
durable figurent sans aucun doute parmi les dossiers
phares des temps à venir que droite comme gauche
devront intégrer dans leur stratégie politique.
Faut-il croire à une telle hypothèse à
129 jours du premier tour? |
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