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•actualité
économique & sociale
ARCHIVES 2007 |
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QUAND LE PERE
NOËL SE FAIT PERE DE LA NATION
Lorsqu’on relit
l’étude économique de la France
publiée en juin 2007 par l’OCDE,
on se rend compte du chemin parcouru mais aussi
du chemin qui reste à parcourir pour remettre
le pays d’aplomb.
On est surtout frappé de constater à
quel point les réformes voulues par le
chef de l’Etat en matière de retraite,
de santé, d’universités, notamment,
sont dans le droit fil des préconisations
que faisaient des experts pour redynamiser notre
économie et stabiliser notre système
de protection sociale.
Cette étude conduit
à porter un autre regard sur la teneur
des réformes qu’une majorité
de Français semble, à la lecture
des derniers sondages, prête à soutenir.
Elle permet également
de mieux comprendre la volonté clairement
affichée d’aller jusqu’au bout
des réformes engagées : coûte
que coûte !
Il s’agit en effet
de ne pas arrêter un train qui porte peut-être
des amorces de solutions à d’autres
problèmes majeurs comme l’emploi
et le pouvoir d’achat qu’il est tout
aussi urgent de résoudre.
Car sur ces points clés, les Français
ne supporteront plus aucun retard.
En s'exprimant
le 29 novembre, Nicolas Sarkozy que certains attendaient
en père Noël s'est fait père
de la Nation. |
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POURQUOI ATTENDRE
?
Cette question
est sur toutes les lèvres.
Car le bras de fer auquel nous assistons au sujet
des régimes spéciaux de retraite
n’est finalement bon pour personne : syndicats,
usagers, gouvernement.
La réactivité avérée
du chef de l’Etat en d’autres circonstances
se trouve ainsi aujourd’hui mise à
mal sur un dossier franco-français qu’il
semblait, en dépit de l’épineux
problème de fond, possible de gérer
au mieux , sans avoir à prendre l’avion.
De plus , dans une période où d’épais
nuages se font plus menaçants les uns que
les autres, cette attitude d’ouverture,
autrement dit d’éclaircie, ne pouvait
être que bien perçue par une majorité
de Français. Elle permettait de mettre
un terme à une épreuve de force
qui n’a finalement pour conséquence
que d’entretenir un malaise plus profond
au sein de la société.
Il fallait donc prendre les syndicats au mot,
en annonçant un beau matin, à l’issue
d’un jogging: « La porte de l’Elysée
est ouverte, les représentants syndicaux
sont attendus ! »
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LE DRAPEAU NOIR
FLOTTE SUR LA MARMITE
Emprunter le titre
d’un film de Michel Audiard sorti en 1971
pour filer une chronique de loup de mer peut surprendre.
Sauf à ce que ce dernier reflète
finalement assez fidèlement la situation
que nous traversons aujourd’hui.
La marmite renvoie aux bouillonnements qui agitent
la société sur fond de réformes
et le drapeau noir aux signaux peu encourageants
que nous adresse les cours d’une matière
première dont le caractère fiévreux
menace la santé de nombre d’activités
économiques.
Aussi, à l’heure où il s’en
faut d’un cheveu que l’or noir n’atteigne
les 100 dollars ; alors que s’annonce des
mouvements de protestation et des grèves
dans un certain nombre de secteurs et services
publics - sans oublier la grogne de mouvements
étudiants - il faut bien reconnaître
que le pays n’est pas, en ce début
novembre 2007, au top de sa forme
Faut-il s’émouvoir
de ce climat délétère?
Et l’énergie humaine peut elle s’avérer
salvatrice ? |
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ECO REVOLUTION
Au départ, le
succès de tout projet de société
d’importance repose sur deux paramètres
clés : l’expression d’une volonté
politique et l’adhésion pleine et
entière de la population.
Sur de telles bases,
de véritables perspectives peuvent se dessiner,
sous réserve qu’un autre facteur
totalement dépendant des moyens fiscaux
et financiers mis en place, offre la possibilité
de soutenir le développement dudit projet.
Voilà pourquoi
les multiples mesures concernant aussi bien l’agriculture,
le logement, les transports, les énergies
fossiles et renouvelables, la santé …qui
ont été annoncées par le
chef de l’Etat, jeudi 25 octobre, donnent
à réfléchir.
Car deux exemples illustrent
les difficultés du challenge.
Si la rénovation
thermique du parc immobilier existant représente
un marché de 800 milliards d’euros
pour les vingt ans à venir : quels moyens
seront donnés tant aux propriétaires
bailleurs qu’aux propriétaires occupants
pour réaliser ces travaux ?
Si les automobiles les
plus polluantes doivent être retirées
de la circulation dans des délais relativement
rapides, les constructeurs français seront
ils prêts face à la concurrence étrangère
qui n’a pas attendu le « Grenelle
» ? Et quel sera le prix à payer
pour éviter le malus écologique?
L'Eco révolution
qui semble devoir s’engager au niveau français
mais également à l’échelle
planétaire, s’étalera sur
plusieurs décennies. En Europe, la France
part avec un, voire plusieurs trains de retard.
Les résultats du gigantesque défi
que nous avons à relever dépendront
donc essentiellement des efforts qui seront déployés
en matière de recherches, d’innovations,
de formation et d’information.
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CONCILIATIONS
ET DIVORCES
Depuis quelques
temps , on ne sait plus trop ce qui nous menace
le plus.
Il y a quelques semaines Bernard Kouchner, ministre
des affaires étrangères, expliquait
au risque de choquer : « Il faut se préparer
au pire et le pire c’est la guerre »
Récemment, Christine Lagarde, ministre
de l’économie et des finances annonçait
la mise en place en France d’un plan de
rigueur.
Quelques jours plus tard, François Fillon,
Premier ministre, lançait un pavé
déclarant l’Etat en faillite.
Puis d’autres
évènements sont venus alimenter
le fil de l’actu.
On a ainsi appris que des millions d’euros
étaient passés d’une caisse
à des poches par des mains très
distinguées.
Ensuite, le projet de réforme sur les régimes
spéciaux de retraites a fait descendre
dans la rue syndicats et salariés du public
mais aussi du privé.
Dans le même temps, le prix du baril de
brent a atteint des niveaux records pour se rapprocher
des 100 dollars.
Mais finalement,
seul un sujet aura retenu l’attention du
plus grand nombre médias y compris : le
divorce de Cécilia et Nicolas.
A se demander si les Français ne cherchent
pas systématiquement refuge dans la «
peoplelisation » des affaires afin d’éviter
tout ce qui peut, de près comme de loin
ressembler à une menace ?
Une question à laquelle le chef de l’Etat
a visiblement trouvé une réponse
! |
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UN NOBEL DE LA
PAIX BIEN MERITE
L'attribution,
vendredi 12 octobre, du prix Nobel de la paix
à l'ancien vice-président démocrate
américain Al Gore et au groupe d'experts
intergouvernementaux sur l'évolution du
climat (GIEC) est bien méritée.
Décerné
pour les efforts de collecte et de diffusion des
connaissances sur les changements climatiques
provoqués par l'homme et pour avoir posé
les fondements pour l'adoption de mesures nécessaires
à la lutte contre ces changements, ce prix
Nobel marque, très certainement, une étape
déterminante pour l'humanité.
Outre
son caractère symbolique attaché
au mot "paix", ce prix Nobel de la paix
qui porte en son sein les notions d'écologie,
d'environnement, de respect....est annoncé,
en France, juste avant deux évènements
récurrents: la remise du rapport de la
commission Attali sur la libération de
l'économie française et le Grenelle
de l'environnement.
S'intéresser aux propositions innovantes;
chercher à savoir celles qui pourront ou
non être retenues; avoir conscience que
quelques unes seulement contribueront à
l'émergence d'autres solutions pour contruire
l'avenir: c'est peut -être déjà
cela "regarder les réalités
en face" |
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LOVE AMERICA
Vous l’avez
sans doute remarqué depuis un certain temps
déjà : les bonnes comme les mauvaises
nouvelles nous viennent très souvent des
Etats-Unis d’Amérique.
Aussi pour quelle raison se priver de la dernière
en date qui a su réjouir les places boursières
?
Et pourquoi la BCE n’imiterait t’elle
pas la FED en baissant, à son tour, ses
taux directeurs ?
Car outre l’inflation qui touche essentiellement
les transports et l’immobilier dans la plupart
des pays européens, nous traversons en
France une bien mauvaise passe sur le plan économique.
Tout le monde le dit : « Travail et pouvoir
d’achat sont en berne »
Nos politiques - le pluriel n’est pas évident
à employer - sont à la recherche
d’un sursaut, d’un déclic En
deux mots : de « bonnes nouvelles »
Et c’est là que Jean-Claude Trichet
tient notre destin entre ses mains.
Il suffirait en effet que la BCE revoit de fond
en comble sa stratégie et annonce un beau
jour que les taux directeurs seront abaissés
d’un quart de point pour que d’un
seul coup d’un seul, espoir et confiance
reviennent.
Ce moment là, chacun le guette avec envie.
Qui sait ? C’est peut-être pour demain.
De quoi vous faire
dire :"I love America" |
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MÊLEES
DE RENTREE
En cette rentrée
2007, diverses informations provenant essentiellement
des milieux économiques et financiers se
heurtent pour finalement aboutir - sur le terrain
- au même résultat.
Et les 48 jours du Mondial de rugby ne semblent
guère pouvoir inverser une tendance lourde,
sauf à imaginer le ballon ovale doté
de vertus insoupçonnées et surtout
réparatrices.
Car les réalités sont là
La crise du crédit
immobilier à haut risque aux Etats-Unis,
le profond malaise des places boursières
internationales, les perspectives peu glorieuses
de croissance pour les pays de la zone euro enfoncent
notamment en France une ligne de défense
qui ne dispose plus de beaucoup de réserves
pour amortir les chocs ; qui plus est pour marquer
des points .
En fin de première
semaine du mois de septembre, ce qui est important
n’est pas tant la décision de la
BCE de ne pas modifier ses taux directeurs que
celle visant à restreindre sa prévision
de croissance sur l’année 2007 comme
sur 2008. Une façon comme une autre d’appuyer
l’annonce faite la veille par l’OCDE. |
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AMBITIONS POLITIQUES
Un sentiment est
venu ponctuer l’interview du Premier ministre,
invité, dimanche soir, sur TF1 : «
Il y a un avant et un après 6 mai 2007
»
Avant, tout fonctionnait
mal.
Depuis le 6 mai, tout semble devoir fonctionner
correctement.
Et tout çà : grâce à
qui ?
Au nouveau chef d’Etat qui selon un sondage
TNS/Sofres pour RTL et Le Figaro est jugé
positivement par 71% des Français.
Et le Premier ministre
d’affirmer à travers des mots et
un gestuel consensuels qu’il lui revenait
pour tâche avec les membres du gouvernement
de remettre en ordre une mécanique grippée. |
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RYTHME GUERRIER
Ces derniers temps, on
ne parle plus que de boucliers et de Grenelle.
Le gouvernement qui s’est mis en ordre de
marche avance avec son bouclier fiscal et son
bouclier sanitaire
Présenté
par Christine Largarde, ministre de l’économie,
des finances et de l'emploi en Conseil des ministres,
le 10 juillet, sous les flèches de l'opposition,
le bouclier fiscal se positionne sur un terrain
complexe et mouvant qui obéit à
des règles souvent irrationnelles soumis
aux vents et tempêtes qui touchent le marché
du travail, l’immobilier et même la
bourse.
Le second bouclier met
deux experts en position de gladiateurs appelés
à réfléchir à un plan
visant à réduire le déficit
de l’assurance maladie. Une poche de résistance
qui a déjà donné lieu, par
le passé, à de nombreux combats.
D’ailleurs parmi
les guerriers de la première heure, Martin
Hirsch, qui présentait devant les députés,
en qualité de Haut-commissaire son RSA
-revenu de solidarité active- qui doit
remplacer le RMI n’a t’il pas eu lui
aussi droit à son baptême du feu
? |
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IMAGINER UNE NOUVELLE CROISSANCE
Le discours de politique générale
prononcé par François FILLON à
l’Assemblée nationale s’est
voulu porteur d’un nouvel état d’esprit
fondé sur des idées nouvelles et
des convictions fortes. Associer les intelligences
tout en respectant les différences. Eviter
les clivages et les sujets tabous. Donner plus
de transparence et des majorités stables
et nettes qui permettent d’agir. Parier
sur l’intelligence française : Voilà
pour la toile de fond.
Mais au delà du vote de confiance obtenu
par le premier ministre, les ambitions affichées
se trouvent inévitablement confrontées
aux dures réalités du terrain.
Car la rénovation du système français
est un vaste chantier!
Pour s’en convaincre , il suffit de reprendre
quelques grandes têtes de chapitres : Rebâtir
l’Université française ; accroître
l’effort de recherche ; redonner à
la culture son rôle de relais de notre créativité
; s’engager résolument dans la lutte
contre le réchauffement climatique ; restaurer
le concept d’une Europe politique ; donner
des moyens à la justice, désenclaver
les quartiers difficiles ; endiguer le chômage
de masse ; revaloriser le travail ; atteindre
l’équilibre budgétaire…
Oui la liste est longue et ne s’arrête
pas là. Mais faut-il vouloir tout faire,
tout de suite ? Et finalement n’a t’on
pas oublié quelque chose ?
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EMPLOI ET POUVOIR D’ACHAT CŒUR
DE CIBLE
Les propos du président de la République,
mercredi soir, sur TF1 qui avaient valeur de discours
de politique générale ont ils permis,
à tout un chacun, d’y voir plus clair
dans la stratégie visant à remettre
la France et les Français sur de bons rails
?
Comme l’a parfaitement compris Nicolas Sarkozy:
pouvoir d’achat et emploi restent deux priorités
auxquelles les Français demeurent légitimement
très attachés.
Or, que devait on apprendre au lendemain de cette
intervention ?
Que la consommation des ménages français
en produits manufacturés avait baissé
de 0,8% en mai après un recul de 0, 1%
en avril. Pourtant, les économistes interrogés
tablaient sur une hausse moyenne de 0,5%.
De plus, une dernière étude de l’INSEE
confirme que la perception des ménages
sur l’évolution de leur pouvoir d’achat
est beaucoup plus dégradé que la
réalité. Et ce bien que les Comptes
de la nation fassent apparaître un rythme
annuel de progression de l’ordre de 2% depuis
2003, qui traduit, tout de même, un recul
d’un point et demi par rapport à
la période 1998-2002.
Autre facteur important souligné par l’INSEE:
la part des dépenses incompressibles est
passée de 20%, en 1960 à 36%, en
2005.
Les défis que doit relever le nouveau pouvoir
en place sont donc gigantesques. Seule consolation
: de récentes études de l’OCDE
portant notamment sur le financement de la protection
sociale sonnent en écho aux propos du chef
de l’Etat . Quant aux investissements étrangers
en France, ils donnent à penser que tout
reste possible, sous certaines conditions.
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A LA RECHERCHE D’UN POINT DE CROISSANCE
La France part en quête du point de croissance
qui lui fait défaut pour rattraper le rythme
de croissance moyen de la plupart des pays européens
et donner à son économie ce "Plus"
qui peut faire toute la différence.
Car comme l’indiquait, à la veille
du premier tour des législatives, Alain
Juppé sur I télé : "Un
point c’est peu et beaucoup à la
fois"
Tout dépend donc de la capacité
du pays et de ses forces vives de relever un challenge
qui, comme chacun le sait, est la condition sine
qua non d' une dynamique retrouvée.
Pour initier le mouvement et en dépit
d’un déficit budgétaire qui
a atteint 42,5 milliards d’euros fin avril,
l’Etat qui a vu ses têtes renouvelées
à l' issue de l' élection présidentielle
n’a pas hésité à ouvrir
son portefeuille et à engager de nombreuses
dépenses : déductions d’ intérêts
d’emprunts immobiliers, suppression des
droits de succession, exonération de charges
sur les heures supplémentaires....
Au vu des engagements pris, la colonne dépenses
affiche ainsi un solde débiteur de plus
de 11 milliards d’euros en année
pleine. Et comme toujours, en pareille situation,
le panier de la ménagère refait
son apparition. Car au bout du compte, l’équilibre
budgétaire impose bien sûr des recettes
dont on ne connaît pas encore avec précision
l' origine et le montant potentiel.
AWI s'est donc rendue sur le marché "Colbert"
pour tenter de comprendre jusqu’où
il est possible d’aller, sans avoir finalement
à redonner d’une main ce qu’on
reçoit de l’autre. Un réflexe
de " bon père de famille"
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AINSI NAQUIT LE "MEDAD"
Ainsi nommé par Alain Juppé, nouveau
ministre de l' Écologie, du Développement
et de l'Aménagement durables, le « Medad »
s'est attelé , sans tarder, à un
dossier chaud.
Et cet événement doit rappeler quelques
souvenirs à certains et plus particulièrement
à ceux qui en qualité de représentants
d'organismes de santé se trouvaient réunis
sur le thème du développement durable,
les 16 et 17 ctobre 2003, à Deauville.
Alors que Jacques Chirac tirait encore récemment
la sonnette d'alarme déclarant « Il
y a le feu dans la maison » son successeur
à la présidence de la République,
Nicolas Sarkozy, n'aura pas attendu pour préparer
un Grenelle de l'environnement prévu en
octobre prochain et recevoir des experts et spécialistes
des questions environnementales et du développement
durable .
Pour Alain Juppé, il ne s'agit pas d'organiser
« un énième colloque
mais bien d'engager des négociations débouchant
sur des mesures concrètes pour les cinq
prochaines années ».
Autrement dit: « Il faut agir vite
et décider » notamment sur les
OGM ou encore le transport urbain.
Prioritaire, le dossier environnement a quitté
l'univers des ours et des loups pour prendre une
autre dimension. D'où l'utilité
d'un état des lieux avant d'entrer dans
le temps de l'action. |
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FORMATION ET EMPLOI DES JEUNES EN ESPAGNE
Avec un taux de croissance de + 3,7% et un taux
de chômage en dessous de 8% en 2006, l'Espagne
qui compte aujourd'hui 44.800.000 habitants a
au cours des dix dernières années
accompli des progrès considérables
en modernisant et diversifiant ses activités
économiques.
L'Espagne est en effet devenue, en moins de 20
ans, une grande puissance industrielle, agricole
et touristique.
Classé au neuvième rang mondial,
c e pays qui a intégré l'Union européenne
se tourne désormais de plus en plus vers
les nouvelles technologies pour tenir la dragée
haute aux autres pays développés
et s' inscrire en bonne place dans la mondialisation.
Glenda QUINTINI, économiste à
la direction des emplois et des affaires sociales
de l'OCDE est également auteur d' un rapport
qui vient d' être publié sous le
titre : " Espagne: Des emplois pour les jeunes"
Ce document qui met en évidence les efforts
qui restent encore à faire pour diminuer
le chômage et la précarité
chez les jeunes Espagnols, méritait quelques
explications que Glenda Quintini nous a apportées,
lors d' un entretien. |
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L'EXEMPLE A SUIVRE
Pendant que les Français se préparent
pour une nouvelle étape, au lendemain du
6 mai, les Allemands poursuivent leurs avancées
et vont de record en record.
Outre le chômage qui a baissé dans
d'importantes proportions pour ne plus compter
que 4 millions d'individus, l'Allemagne a pris
à bras le corps les modalités de
lutte contre le réchauffement climatique
en adoptant des mesures inédites qui méritent
qu'on s'y arrête.
La vitalité retrouvée de ce grand
pays partenaire ne peut en effet laisser personne
indifférent. Car la prise en main des affaires
par Angela MERKEL a marqué l'empreinte
d'une nouvelle dynamique assise sur un programme
susceptible d' inspirer en partie chez nous un
« copié-collé »
A l'heure ou cette chronique est enregistrée,
le résultat du second tour des élections
présidentielles n'est pas encore connu.
Mais une chose est sûre. Les femmes et hommes
qui auront à conduire en France une politique
énergique devront savoir puiser dans les
programmes de pays voisins voire même au
delà des idées et concepts qui illustrent
ce qu'il est possible de faire dans un certain
nombre de domaines. Une approche qui n'interdit
en rien d'innover toujours plus et de jouer la
carte du mieux disant.
La chronique que vous êtes invités
à écouter aurait eu sa place dans
la grille "Immobilier" comme "
Energies renouvelables". Mais il fallait
faire un choix qui repose avant tout sur des réalités
économiques et sociales.
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MISE EN BOUCHE AVANT LE GRAND SHOW
En votant au premier tour de la présidentielle,
les Français ont finalement clairement
démontré que l’eau tiède
n’était pas leur tasse de thé.
Ils ont compris que la société
ne pouvait réellement entrer en mouvement
qu’à travers deux projets de société
bien distincts. L’un s’articulant
autour d’un système dit par répartition,
l’autre autour d’un système
privilégiant davantage l’initiative
privée.
Les Français vont donc désormais
devoir choisir entre deux modèles, porteurs
de valeurs, qui demanderont à leurs représentants
d' en préciser les contours, le fonctionnement
et les objectifs.
Ceux qui avaient pensé que l’eau
tiède pouvait constituer la seule réponse
possible doivent désormais se rendre à
l’évidence et faire un choix plus
net en terme de température.
Ce sont eux qui feront monter ou descendre la
température du bain dans lequel les Français
se trouveront plongés pendant 5 ans.
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LA POLITIQUE DE L'EAU TIEDE
Le Parisot + sensé décrypter les
programmes dont le lancement était annoncé
en début de campagne n’ayant pas
encore été livré aux abonnés
de la chose politique, les Français ont
procédé par eux-mêmes au décodage
des messages des candidats à l’élection
présidentielle.
Et comme le montre le dernier sondage LH2 pour
20 minutes et RMC, 65% des sondés se disent
favorables à un gouvernement d’union,
avec des personnalités de bords politiques
différents et rassemblés sur un
projet commun.
Reste à savoir qui aura en main le mitigeur
sachant doser eau chaude et eau froide.
Car la difficulté tiendra au respect d’une
température moyenne qui réponde
aux attentes et permette de relancer la machine
économique et sociale quelque peu grippée.
Tout en éliminant les températures
extrêmes que personne ne souhaite, l ’eau
tiède est-elle réellement susceptible
de raffermir nos tissus, de réveiller un
grand corps endolori ?
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UNE POLITIQUE NOMBRILISTE NE FAIT PAS
UNE GRANDE NATION
Ce qui rend assez désespérant les
discours ou réponses des candidats à
la présidentielle, c’est leur vision
introvertie du fonctionnement de la société
- une sorte de repli sur soi - et leur manque
d’ouverture, de vision grande échelle.
De plus, avec les affaires « boiteuses
» que tente de chasser le " vilain
petit Canard " la politique française
apparaît finalement comme coupée
du monde et des grands défis à relever.
L ’accent mis par les candidats sur des
sujets franco-français: éducation,
formation, banlieues, PME et artisans.. donne
en ce début de XXI e siècle le vertige
et la fâcheuse impression d' un «
petit navire » perdu au milieu d' une tempête
qui frappe tous les continents. Nos futurs capitaines
semblent en effet incapables d' apprécier
la nature et l' ampleur des véritables
challenges de dimension planétaire auxquels
nous sommes confrontés et que le cas Airbus
entre autres, illustre aujourd'hui à merveille.
Le temps est donc venu que les candidats à
l' élection présidentielle adoptent
, sans plus tarder, un autre discours. Si nous
voulons que les atouts dont dispose la France
ne se trouvent pas ballottés et noyés
dans un tourbillon de "mesurettes" caduques
au regard des véritables enjeux.
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LES FRANÇAIS SONT ILS PRETS A
SE METTRE A L’HEURE SUEDOISE ?
Avec
un taux
d’inflation qui compte parmi les plus bas
d’Europe, un PIB qui dépassera 4%
en 2006, une revalorisation moyenne des salaires
de 3,5% depuis 1998, un excédent budgétaire
structurel de l’ordre de 2% du PIB, une
impressionnante productivité dans le secteur
technologique… la Suède tire aujourd’hui
parti des mesures prises dés les années
90.
Toutefois, ce pays membre de l’UE est confronté
à un certain nombre de problèmes
qui ne sont pas sans rappeler ceux que nous connaissons
en France, qu’il s’agisse entre autres
de flexibilité du marché du travail,
de création d’entreprises, de protection
sociale, de logement.
D’où la nécessité pour
le nouveau gouvernement suédois nommé
en octobre 2006 de mettre en place des réformes
.
Car si la Suède et son modèle économique
et social fait souvent rêver les Français,
ce n’est pas sans contreparties
Les contribuables dont les revenus sont légèrement
supérieurs au salaire moyen à temps
plein, soit 1/3 des salariés, sont fortement
imposés. Les cotisations sociales, l’impôt
sur le revenu et sur la consommation se superposent
pour aboutir à un taux marginal effectif
d’imposition supérieur à 70%
.
Pour en savoir plus, nous avons posé quelques
questions à Jens LUNDSGAARD,chef du bureau
Danemark-Suède à l'OCDE qui vient
de publier une étude économique
de la Suéde 2007.
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LA LOI DE L' OFFRE ET DE LA DEMANDE
L’absence de grands projets de société
et le trop grand attachement à des valeurs
de proximité met aujourd'hui les candidats
à la présidentielle dans le rôle
de grands mécaniciens « magiciens
» de la techno structure existante. Le marché
des promesses est donc ouvert !
Et comme ni à droite ni à gauche,
on ne voit apparaître de conceptions des
modes de vie réellement novatrices, l’électeur
sera sollicité à travers des concepts
recyclés prétendus neufs. D’où
la difficulté rencontrée par ces
derniers d’aller au-delà de leurs
préoccupations personnelles, et de se projeter,
au moment du choix, dans une démarche collective
plus euphorisante, plus dynamique empreinte de
chalenge sur l’avenir.
Pour préciser les choses, il suffit de
prendre en exemple l' un des éléments
auquel les Français attachent beaucoup
d' importance et qui pèse le plus lourdement
dans le budget des ménages.
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QUAND LA FRANCE S’EVEILLERA
Un œil sur le porte-monnaie et l' autre
sur une actualité atomisée, les
Français semblent ne plus avoir goût
à grand chose, en ce début février
2007.
Visiblement déçus par une campagne
électorale sans rythme, sans contenu, sans
véritables débats voire échauffourées
entre prétendants, ils se contentent de
recevoir, par médias interposés,
un air recyclé qui ne les convainc pas
plus que ça.
Côté chômage, les avis traduisent
une crainte de son augmentation.
Côté pouvoir d’achat, rien
ne permet d' augurer une amélioration.
Et le rapport sur "la croissance équitable
et la concurrence fiscale" publié
par l' OFCE ne laisse apparaître aucune
contestation sur un système jusqu' ici
décrié. Autrement dit, face aux
prélèvements obligatoires, une certaine
résignation semble l' emporter sur fond
de solidarité acceptée.
Chose également surprenante, les opinions
exprimées dans tous les sondages, illustrent
ce flottement, ce climat d' a-pesanteur au milieu
duquel, seul le réchauffement planétaire
semble impacter les consciences.
Mais ce n’est pas avec ça que les
Français retrouveront enthousiasme et dynamisme
!
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LE TELETRAVAIL N’EST PLUS UNE CHIMERE
En cette période préélectorale
où les candidats peinent à trouver
de véritables thèmes de campagne
mobilisateurs, alors que MEDEF, CGPME, s’affairent
autour d’ une refonte du code du travail
taillée sur mesure, un facteur qui ne semble
préoccuper ni les uns ni les autres poursuit
son avancée. Son nom : télé-travail.
Si cette nouvelle conception du travail qui passe
par l’exploitation des nouvelles technologies
de l’information et de la communication,
ne concerne en France que 2% de la population
active, il en va tout autrement dans les autres
pays.
Pourtant l’accord qui vient d’être
signé chez Renault par quatre syndicats
( CFDT, CGC, CFDT et FO ) autorisant les salariés
à travailler à leur domicile 2 à
4 jours par semaine, marque enfin, une démystification
du télé-travail. Sur les 44.000
salariés du groupe, 28.000 employés
techniciens , ingénieurs et cadres pourront
être concernés
Chacun pourra se porter volontaire et un avenant
au contrat de travail fixera entre autres les
plages horaires durant lesquelles le télé-travailleur
à domicile devra rester joignable.
Les télé-travailleurs auront les
mêmes droits que l‘ensemble du personnel
qu’il s’agisse de formation, de couverture
accident, maladie, d’accès aux informations
syndicales.
Cerise sur le gâteau, Renault s’engage
à fournir gracieusement tout le matériel
nécessaire : ordinateur portable, ligne
haut débit, éléments ergonomiques
du poste de travail, sans préciser toutefois
si le télé-travailleur bénéficiera
d’un espace spécialement dédié
à son activité. D’où
plusieurs questions liées au télé
travail.
Où en sont les autres pays dans ce domaine
?
Pourquoi la France accuse t’elle un sérieux
retard ?
Que peut-on espérer à travers cette
nouvelle forme d’activité ?
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