2009
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Actualité économique & sociale

 
   

Chronique

Média
durée 3'00
Date 24/06/2009
   

LE DESSUS ET LES DESSOUS DU DISCOURS

En dépit de la présence du soleil, le 22 juin 2009, à Versailles, le cliché de fin de discours prononcé par le chef de l’Etat est triste : "un vieux pays, sur un vieux continent, avec une vieille civilisation".

En traçant les voies d’un « nouveau modèle de croissance » pour l’après crise ; en promettant de parachever des « réformes courageuses » et en annonçant le lancement d’un emprunt d’Etat, Nicolas Sarkozy a t’il su convaincre et redonner confiance ?

A la veille d’un remaniement et surtout à la veille de la publication des derniers chiffres du chômage qui viendront encore ternir la photo, il a affirmé : « Plus rien ne sera comme avant »

Certes, ce discours devant les parlementaires dont certains avaient décliné l’invitation et d’autres refusé de participer au débat qui s’en est suivi, fût une première depuis 1875.
Il a invoqué l’héritage du Conseil national de la Résistance et des Trente glorieuses pour appeler la classe politique, les partenaires sociaux et la société civile à inventer la France de demain.

Toutefois, Nicolas Sarkozy a avoué : « La crise n’est pas finie… Nous ne savons pas quand elle se terminera »
Avant d’ajouter : « Considérer la crise comme une parenthèse qui sera bientôt refermée…serait une erreur fatale »
Rappelant que dans les heures les plus sombres de notre histoire, le Conseil National de la Résistance avait su rassembler toutes les forces politiques pour forger le pacte social qui allait permettre la renaissance française, et en se fixant pour objectif de mettre l’économie au service de l’Homme , et non l’inverse, il a présenté à grands traits son dessein.

Dans le nouveau modèle de croissance que la France appelle de ses vœux, qu’elle cherche à construire, le président de la République a affirmé : "Une place plus grande doit être faîte au travail, aux entrepreneurs, aux inventeurs, aux créateurs, à la production"
Il s’est ouvertement posé la question au milieu de son discours : « Pourquoi est-il si difficile de réformer notre pays… Pourquoi est-il si difficile de résoudre les problèmes structurels que tout le monde connaît ? »
Ce discours avait donc le mérite d’être honnête au regard des réalités politiques, économiques et sociales : « Sans investissement, il n’y a plus d’avenir »

Mais là où la situation se complique, c’est lorsque Nicolas Sarkozy déclare : « Nous mobiliserons des moyens nouveaux dans la ré-industrialisation des bassins d’emploi en difficulté » « le Grenelle de l’environnement va créer 600.000 emplois » « Nous allons donner à la production et au travail un nouveau modèle de croissance »


Car, même si à l’instar de chaque Français, le chef de l’Etat refuse de se résigner à la destruction de nos emplois et de nos industries; au fait que nos usines s’en aillent, que nous gâchions nos meilleurs atouts : les réalités sont là !
L’idée d’une France sans usines et sans ouvriers est sans aucun doute une idée folle. Mais c’est bien ce qui risque de se produire et nous menace le plus, comme le prouvent les délocalisations qui nous frappent : de la lingerie à l’aviation en passant par les énergies vertes.

   

Chronique

Média
durée 3'08
Date 04/06/2009
   

LE TELETRAVAIL PEUT-IL RENDRE MALADE ?

Oui, si on regarde ce qui se passe une fois plongé dans le milieu politique ; oui, lorsqu’on constate le retard accumulé en France dans ce domaine.
Certes l’amendement proposé par Frédéric Lefebvre visant à : « permettre aux salariés qui en feraient la demande de maintenir une activité par la voie du télétravail dans certains cas où leur contrat est normalement suspendu » , autrement dit de pouvoir continuer à travailler à domicile lorsqu’ils sont en arrêt maladie, en congé maternité ou en congé parental a réussi à provoquer un tollé de tous bords.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce député UMP n’a pas loupé son coup : sur le plan médiatique.

Pourtant, c’est avec raison qu’il explique que le télétravail : « c’est beaucoup d’avancées pour les entreprises, les salariés, l’environnement » C’est également beaucoup de temps et d’argent gagnés rien qu’en transport ; c’est aussi ne plus se retrouver, chaque jour, avec ses collègues de travail, entre quatre murs…entre quatre yeux.
Sans doute ne fallait-il pas amorcer le débat sur le télétravail en avançant ce qui peut apparaître comme une provocation, en passant par la case : « arrêt maladie »
Mais que diable ! le télétravail insuffisamment utilisé en France permettrait, dans certains secteurs d’activités, aux entreprises comme aux salariés, de gagner du temps et de l’argent.

L’innovation technologique doit-elle s’arrêter aux portes du droit social ?
Combien de personnes pourraient adopter un statut de télétravailleur lorsque leur métier l’autorise ?
Pourquoi ne pas inventer un statut de télétravailleur qui s’inspire en partie de celui d’auto-entrepreneur ?
N’est il pas temps de regarder ce qui se fait autour de nous, dans d’autres pays ?

Non !le télétravail ne rend ni malade ni oisif. Il pourrait même être un remède efficace contre le chômage, à condition que les études réalisées sur ce thème ne restent pas lettres mortes, conscients que les grands acteurs : patrons comme salariés ne cherchent au bout du compte que deux choses : davantage de liberté et plus de performances.

   

Chronique

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durée 3'03
Date 13/05/2009
   

L'EUROPE OU LE NEANT

Dans une enquête Eurobaromètre réalisée pour le Parlement européen entre la mi-janvier et la mi-février auprès de 27.218 citoyens des 27 pays membres de l’Union européenne, seules 34% des personnes interrogées se déclaraient prêtes à aller voter.

L’état d’esprit des européens au regard du scrutin a t’il évolué depuis cette période et des éléments convaincants ont ils été apportés par nos futurs représentants pour que nous prenions acte de la nécessité de nous rendre aux urnes le 7 juin prochain : rien n’est moins sûr !

Alors qu’on estime aujourd'hui que 47% des électeurs français iront « probablement » voter, le taux d’abstention aux élections des députés européens aura valeur de test : pour la France et pour la suite de l’histoire européenne.

La crise financière économique et sociale mondiale qui frappe tous les pays, y compris ceux qui semblaient les plus à l’abri, montre à quel point l’entente et la cohésion d’actions coordonnées au niveau des pays membres peuvent être déterminants.
Car, en cas de succès, démonstration serait ainsi apportée de l’intérêt de prendre part à la construction et au fonctionnement d’un modèle européen.

Mais d’ici le 7 juin, il y a peu de chance qu’un tel événement se produise : le risque d’une abstention significative est donc bien réel.

   

Chronique

Média
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Date 29/04/2009
   

ÊTRE HEUREUX AVANT D'ÊTRE VIEUX

On aurait pu commercer par un « Tous... pour la musique »

Mais les réalités sont là : mars 2009 marque le onzième mois consécutif de hausse du chômage faisant des jeunes les premières victimes.

Le plan d’urgence pour la formation et l’emploi des jeunes présenté par le chef de l’Etat, la semaine dernière, à Jouy-le-Moutier, est-il à la hauteur des légitimes attentes ?

Le renforcement de la formation professionnelle, les incitations à l’embauche des stagiaires, la formation en alternance et l’apprentissage sont ils les solutions au regard de la situation que connaissent les jeunes et tous les autres ?

En s’exprimant sur le campus de Veolia environnement, dans le Val d’Oise, pourquoi n’y a t’il pas eu de véritable promotion des très nombreux métiers liés notamment aux énergies renouvelables et à l'environnement ?

Pourquoi n’a t’on pas profité de l’occasion pour engager une action forte dans un secteur qui souffre d’une pénurie de professionnels aguerris ? Pourquoi n'a t'on pas lancé un appel à la mobilisation autour des nouvelles technologies et en est-on resté à des généralités ?

Autant de questions qui ont conduit AWI à reprendre en titre les paroles d’une des chansons de "Starmania ": « Etre heureux avant d’être vieux ». Une comédie musicale qui qui n'a pas pris de rides et pourrait aujourd'hui se décliner sous de multiples versions : "A quoi bon être jeune avant d'être vieux" ; Pourquoi faut-il être jeune avant d'être vieux"; « Jeunes et vieux veulent être heureux » …

   

Chronique

Média
durée 2'52
Date 24/04/2009
   
ON NE SAIT PLUS QUI CROIRE

La crise financière et économique a ses apôtres.
Il y a ceux qui en voient la fin proche et ceux qui l’estiment n’être qu’au milieu du gué.
Et parmi ces raisonnements qui font figure d’aporie, le quidam est bien en peine de faire la part du vrai et du faux.
Pour compliquer encore davantage notre capacité de perception des évènements qui ont lieu sur les cinq continents, les apôtres sont, qui plus est, de toutes nationalités et obédiences.

Aussi entre projections optimistes et visions pessimistes, le doute s’installe.
Mais si on peut douter de tout, il paraît néanmoins difficile d’ ignorer les réalités que traduisent les fermetures de sites de production, les réductions d’effectifs et licenciements qui ont, ces derniers mois, la fâcheuse tendance à se propager.

Et puis il y a aussi non « les » mais « la » relative bonne nouvelle qui nous intéresse et émane de la dernière étude statistiques de l’INSEE: le nombre de créations d'entreprises a atteint un nouveau record de 47.121 en mars en France, grâce au nouveau régime de l'auto-entrepreneur entré en vigueur au début de l'année.

Qui croire et que croire ?
La Banque de France, l’OCDE, le FMI, l’OFCE, les chefs d’Etats, les Instituts de sondages et d’opinions, les journalistes ?

   

Chronique

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durée 3'03
Date 15/04/2009
   

AUTOMOBILE : LES REALITES D'UN MYTHE

Face aux réalités économiques, sociales et environnementales, l’automobile, telle que nous l'avons vue évoluer, ces dernières décennies, est-elle en passe de perdre son pouvoir de séduction et d’y laisser son moteur de croissance ?
En fait, tout dépendra de la volonté politique, du pouvoir de réactivité et d’adaptation des constructeurs et du comportement des automobilistes.

Car l’entrée en vigueur cette semaine des nouvelles plaques d’immatriculation dont se verront dotés à vie les véhicules neufs puis les véhicules d’occasion ne suffira certainement pas à booster les désirs d’achats. Et pourtant, ce détail minéralogique s’inscrit dans une logique « pratique et esthétique »
Les automobilistes pourront en effet arborer le blason de la région de leur choix qui ne sera pas forcément celui de leur lieu de résidence.
Les blasons pourront ainsi fleurir sur ces nouvelles plaques : tour Eiffel, têtes de maure... seront des signes distinctifs que chacun pourra s’approprier : une façon discrète de "personnaliser", à peu de frais, son auto.

Dans le même temps, à l’autre bout de la chaine, les constructeurs vont devoir faire preuve d’imagination sur le plan esthétique et technologique.
Car trois critères clés décideront du succès des voitures de demain : esthétique, pratique, économique; une sorte de label EPE à l’épreuve du temps.
L’auto a en effet une influence sur la vie sociale et reste un mythe de progrès qui offre une grande liberté de mobilité.
Demain, dotées de nouvelles motorisations « écologiquement correctes », elles relègueront le moteur à explosion et le moteur diesel au rang de vestiges du passé.

Voilà pourquoi les décisions concernant le sort de HEULIEZ équipementier et concepteur d’une petite auto urbaine électrique sont importantes à double titre.
Elles confirmeront ou infirmeront le caractère salvateur de l’innovation. Elles imposeront aussi de décliner des versions toujours plus séduisantes, en préservant « l'écolo avantage » dans un créneau de prix attractifs.

   

Interview

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durée 3'33
Date 31/03/2009
   
AUTO-ENTREPRENEUR : UN TEMOIGNAGE QUI DONNE ENVIE DE SE LANCER

Alors que la crise détruit sur son passage de très nombreux emplois dans des entreprises de toute taille, agitant ainsi le « chiffon rouge » au-dessus de nos têtes, la webradio AWI qui regarde les réalités en face a voulu se tourner vers celles et ceux qui veulent entreprendre.

Dans un contexte morose, l’arrivée cette année de la formule d’auto-entrepreneur a plus particulièrement retenu notre attention avec deux questions : comment ca fonctionne et pourquoi ca marche ?

En effet, avec quelque 1.400 dossiers enregistrés quotidiennement, le cap des 300.000 créations d’auto-entrepreneurs pourrait bien être atteint voire même dépassé cette année.
On ne peut que s’en réjouir, même si ces créations d’activités ne compensent pas les licenciements qui ont lieu frappant désormais tous les secteurs d’activité et toutes les générations d'actifs.

Bien sûr l’idée selon laquelle tout doit être mis en œuvre pour aider les jeunes « génération sacrifiée » a toute raison d’être.
Mais c’est là que la statut d’auto-entrepreneur s’avère moins sélectif puisqu’il s’adresse à eux comme aux autres.

Pas forcément diplômés, nombreux sont les femmes et hommes a disposer d’idées, de savoir-faire dans de multiples domaines souvent fort utiles pour la société. Il fallait donc leur donner les moyens de se lancer et de s'épanouir.

Voilà pourquoi le statut d’auto-entrepreneur n’est pas à prendre à la légère, même si certains estiment qu’il n’en restera, au bout de quelques mois, que peu en vie. Car le but est avant tout de donner à chacun la possibilité d’éviter le piège du chômage; de créer sa propre activité voire de développer une activité complémentaire tout en bénéficiant d’un certain nombre d’avantages, qu’il s’agisse de formalités d’inscription, du mode de calcul des cotisations aux différents organismes, de comptabilité ou encore d'imposition.

Salariés, retraités, professions libérales, mères au foyer peuvent donc, s’ils le souhaitent, devenir auto-entrepreneur. Et si ca marche, s'engager sur cette voie tout en sachant que le revenu ne devra pas dépasser 32.000 euros s’il s’agit de services, et 88.000 euros s’il est question de commerce.

Il fallait donc un exemple : un témoignage.
Christelle PERICHON, psychomotricienne, explique au micro de la webradio AWI pourquoi elle a choisi le statut d’auto-entrepreneur et comment ca s’est passé.

   

Chronique

Média
durée 3'02
Date 24/03/2009
   

UN GOÛT " D'APRES-CRISE"

Remodelées façon « Pôle emploi » les statistiques du chômage du mois de février ne pourront masquer l’ampleur de la crise en matière de destruction d’emplois, toutes générations et tous secteurs d’activités confondus.

Et dans ce contexte, il est assez difficile de comprendre que certains s’attachent aujourd’hui à raisonner sur « l’après crise » avant même que des signes encourageants et tangibles d’une quelconque reprise économique ne se dessinent.

Autrement dit, en pleine tempête, il s’agit surtout de mobiliser l’esprit d’initiative et d’actionner tous les leviers susceptibles de redonner espoir au plus grand nombre.
Une notion que le président Obama voit lui même poindre comme une lueur, aux Etats-Unis.

En France, après avoir misé sur l’investissement dans les grands travaux d’infrastructures, la « jeunesse sacrifiée » sera donc privilégiée.

Telle est du moins la volonté exprimée par le chef de l’Etat et relayée par le Haut commissaire aux solidarités actives et à la jeunesse qui propose à 30.000 jeunes d’effectuer un service civique rémunéré 600 euros par mois, et de faire financer par l’Etat l’embauche des jeunes dans les entreprises.

Et là Total « grand bénéficiaire » jusqu’ici sous les feux des critiques suite à la suppression de 555 emplois, pourrait nous dit-on devenir un modèle du genre. Le groupe pétrolier annonce en effet qu’il consacrera des sommes considérables pour financer le fond d’expérimentation jeunes dont le montant sera prochainement dévoilé.
Car, en temps de crise, toutes les initiatives sont bonnes à prendre d’où qu’elles viennent.

Aujourd’hui, ce n’est pas « l’après crise » qu’il faut s’employer à imaginer, mais une traversée du désert qui ne donne que plus valeur aux actes individuels et collectifs visant à rompre la morosité et le défaitisme ambiants.

Une traversée du désert qui par ses effets récurrents rend indispensable la refonte du fonctionnement de la société et la définition d’un nouveau modèle de développement durable à l’échelle nationale et internationale.

   

Chronique

Média
durée 2'56
Date 11/03/2009
   

AVONS-NOUS VRAIMENT LE CHOIX DES ARMES EN PERIODE DE CRISE ?

Dernièrement, lorsque Nicolas Sarkozy a rencontré son homologue mexicain Felipe Calderon, en passant par les pyramides de Teotihuacan, au nord-est de Mexico, les deux hommes n’ont pas parlé que de l'affaire « Cassez » : ils ont aussi beaucoup parlé business.

Résultat : des contrats commerciaux ont été conclus dans certains domaines avec notamment la fourniture de six hélicoptères militaires par Eurocopter (groupe EADS) et d'un système de vidéosurveillance de la ville de Mexico par Thales. Du « soft » en quelque sorte, d'autant que les Mexicains sont nos amis.

Car les échanges internationaux vont toujours bon train, surtout lorsqu'ils sont avivés par une crise économique qui oblige les nations à sortir leurs "griffes" : soit en cherchant à vendre quelques équipements classés « sensibles » soit en cherchant à en acquérir.

On entre ainsi dans une sorte de « e bay d’Etat » qui fournit à nos « Top VIP » l’occasion de dénicher et de négocier des marchandises, véritables opportunités du moment.

C’est d’ailleurs ainsi que par le passé, certains pays ont pu obtenir des transferts de savoir-faire et de technologies. Et les secteurs de la défense et de l’aérospatiale ne sont pas seuls concernés. La pharmacie, l’environnement… s’y sont déjà frottés.

Récemment, le ministre irakien de l'Electricité, Karim Wahid, invitait la France à aider l'Irak à construire une centrale nucléaire. Une demande qui arrive plus de 25 ans après la destruction par l'armée israélienne d'un réacteur construit par Paris près de Bagdad. D'ailleurs, lors d’une visite surprise, le 10 février 2009, Nicolas Sarkozy, a annoncé le prochain retour des entreprises françaises en Irak - les relations diplomatiques entre la France et l’Irak ayant été rétablies au niveau des ambassadeurs le 12 juillet 2004 - la France se réjouissant vivement de l’adhésion de l’Irak à la Convention de Paris sur l’interdiction des armes chimiques.

Mais lorsqu’on sait les pays développés désireux de faire du chiffre, de redresser leur balance commerciale, de faire tourner leurs industries, de préserver leurs emplois : il faut parfois savoir profiter de l’occasion pour faire tomber certains tabous : l’objectif n’étant plus de régler des comptes mais de sortir, vaille que vaille, de l’ornière.

   

Chronique

Média
durée 2'45
Date 19/02/2009
   

NOUVEAU "PAQUET" DE 2,65 MILLIARS D'EUROS

A l’issue du sommet social et de l’intervention du président de la République, le 18 février, les réactions des responsables syndicaux ne se sont pas fait attendre : « maintenir la pression », « pousser plus fort », « faire bouger les lignes » résument l’état d’esprit.

Pourtant, Nicolas Sarkozy avait fourbi ses armes pour annoncer des mesures sociales sonnantes et trébuchantes:

- Suppression du versement des deux derniers tiers provisionnels de l'impôt sur le revenu en 2009 pour plus de quatre millions de foyers modestes, soit un gain moyen par ménage de 200 euros.
- Mise en place d’un crédit d'impôt devant permettre de réduire l'impôt de deux millions de ménages supplémentaires.
- Versement d’une prime de 500 euros aux personnes inscrites comme demandeurs d'emploi à partir du 1er avril et ayant travaillé entre deux et quatre mois, soit pas assez longtemps pour percevoir des indemnités chômage.
- Versement en juin d’une prime de 150 euros aux trois millions de familles bénéficiant de l'allocation de rentrée scolaire et distribution de bons d'achat de service à la personne de 200 euros à 1,270 million de ménages.
- Création d’un fonds d'investissement social pour coordonner les efforts en faveur de l'emploi et de la formation professionnelle. Qui sera doté pour deux ans ( 2009-2010) de 2,5 à 3 milliards d'euros financé à moitié par l'Etat.
- Augmentation de l'indemnisation du chômage partiel passant de 60% à 75% du salaire brut .


Pour conclure, le chef de l'Etat allait former un souhait : que les mandataires sociaux des entreprises renoncent à leur bonus quand leur société recourt massivement au chômage partiel ou à des licenciements économiques, et inviter les partenaires sociaux à de nouvelles négociations et discussions.


Les Français devaient ils s'attendre à autre chose ?

   

Chronique

Média
durée 3'00
Date 09/02/2009
   

MILLE PROJETS MILLE SABORDS

Selon Médiamétrie, l'intervention de Nicolas Sarkozy jeudi soir a été vue par 15,123 millions de téléspectateurs : un joli score !
Le président de la République s’est dit déterminé à poursuivre les réformes "au même rythme" Il a défendu son pari d'une relance économique par l'investissement en précisant : "Nous avons (...) mobilisé tout ce qu'il y avait dans les cartons de l'Etat comme investissements qui attendaient depuis des années"
La carte sociale aux multiples facettes, véritable joker, a été mise sur la table à plusieurs reprises durant une partie qui aura durée 90 minutes.

Il a par ailleurs sorti un autre joker, véritable serpent de mer qui a séduit le Medef et la CGPME :"On supprimera la taxe professionnelle en 2010 parce que je veux qu'on garde les usines en France", ajoutant qu'une discussion serait engagée avec les élus locaux pour compenser le manque à gagner fiscal.

Mais au bout du compte, ce qui frappe le plus dans les propos du chef de l’Etat c’est l’absence des mots : innovation – recherche – énergies renouvelables – formation – nouveaux métiers – technologies d’avenir…
Alors qu’on nous annonçait un vrai changement avec l’enterrement des vestiges du passé et la mise en bière d’un capitalisme échevelé : les mots qui ont résonné lors de l’intervention de Nicolas Sarkozy étaient ceux de pelle , pioche, grues, qui ont certes fait leurs preuves en d’autres temps.
En ce début de XXIe siècle, la crise la plus grave que nous connaissons depuis un siècle fera donc appel aux mêmes remèdes, à la même trousse à outils même si certains ustensiles d’un autre âge sont appelés à disparaître.

On comprend que le chef de l’Etat ait des doutes quant à sa candidature en 2012 pour un deuxième mandat à l'Elysée.
Car rien ne dit que la crise la plus grave depuis un siècle tire sa révérence suffisamment tôt et que la France puisse à ce rythme rester la cinquième puissance mondiale.


Mais où sont donc passés les mille projets : mille sabords !

   

Chronique

Média
durée 3'17
Date 22/01/2009
   
MESSAGE DE L’ONCLE SAM

Pendant que l’Amérique s’apprête à relever les défis du futur sous l’impulsion de son nouveau président, la France elle consulte son horoscope.
Son horoscope et le bulletin météo !
Nous sommes dans la série : « Regardons ce que disent les astres et le temps qu’il fera ! »
Une fois de plus, les Etats-Unis sont en train de prendre une longueur d’avance dans ce qui pourrait bien devenir, sous peu, l’un des secteurs clés de l’économie au niveau mondial.

En visitant, le 16 janvier dernier, une entreprise fabriquant des pièces utilisées pour les éoliennes, Barack Obama a, une nouvelle fois, souligné que l’économie des énergies renouvelables ne devait pas être perçue comme « un leurre, un futur lointain »
En France, notre président super-actif, omniprésent, n’a visiblement pas su tenir un discours aussi clair, et mobiliser ses troupes et la société autour d’un tel challenge.
Nous en sommes restés à des notions cautères sur le réchauffement climatique et les travaux d’isolation.

En la matière, ce qui différencie la politique menée aux Etats-Unis de celle conduite en France : c’est le pragmatisme et la ferme volonté de vouloir faire partager un idéal.
Il suffit pour s’en convaincre de lire certains quotidiens. Ainsi, le Figaro souligne que Barack Obama, n'a de cesse de rappeler à ses compatriotes qu'il ne saurait tout arranger d'un coup de baguette magique » avant de poser à ses lecteurs la question : « Croyez-vous qu’il puisse tenir ses promesses de campagne ? »
Résultat : 70% des Français répondent non et 29% oui.

Dans ses considérations philosophiques sur le monde réel, Bakounin écrivait en 1870 : « C’est en cherchant l’impossible que l’homme a toujours réalisé le possible. Ceux qui se sont sagement limités à ce qui leur paraissait le possible n’ont jamais avancé d’un seul pas »

   

Interview de
Marc Dufau

Média
durée 5'50
Date 16/01/2009
   

L’INNOVATION : CARTE DE SORTIE DE CRISE ?

Le 13 janvier, AWI réalisait l’interview de Marc Dufau, responsable du pôle Environnement, Energie, Transport à la direction de l’animation sectorielle au sein d’OSEO, afin d’évoquer la place et le rôle de l’innovation en France. Le chef de l’Etat ne s’était alors pas encore exprimé devant les « forces économiques » appelées aussi « forces vives »

Or lors de son discours de vœux, le 15 janvier à Vesoul, le chef de l’Etat allait annoncer en outre qu’OSEO, établissement public d’aide aux petites et moyennes entreprises, serait doté de moyens supplémentaires pour porter de 70% à 90% sa garantie sur les prêts aux PME innovantes.

Il allait également évoquer la mobilisation de « beaucoup d’argent » pour soutenir le secteur automobile, en attendant la première réunion des Etats généraux de l’Automobile , le 20 janvier 2009, au ministère de l’économie, de l’Industrie et de l’Emploi.

Voilà pourquoi l’interview que nous vous proposons d’écouter arrive à point nommé dans un contexte de crise jamais vu !

Sans doute faut-il se rendre à l’évidence : quelque chose s’est brisé dans une mécanique qu’on imaginait incassable, les comportements individuels et la société ont évolué. De nouvelles notions comme celle liée au développement durable se sont inscrites parmi les priorités.

Nous ne sommes plus au XXe siècle. Les hommes sont désormais en quête d’un monde très différent sans pour autant vouloir faire table rase de valeurs traditionnelles.
C’est peut-être dans cette niche que les innovations peuvent trouver leur lit et s’épanouir. Et ainsi jouer un rôle majeur en matière d’activité économique, d’emploi et de conditions de vie.

   
Chronique
Média
durée 1'38
Date 01/01/2008
   

EN UN MOT : COURAGE !

Ceux qui espéraient trouver, le 31 décembre à 20H, dans les propos du président de la République quelques motifs de réconfort en ont été pour leurs frais, avec une sorte de remake de « Bonjour tristesse ».

L’année qui débute est en effet présentée comme déjà cuite : servie brouillée comme un oeuf.

Il est vrai que le cru 2008 n’a pas été ce qu’il y a de meilleur, du moins dans sa deuxième partie. Comme une pièce inachevée, elle nous a tout d’abord révélé en plusieurs actes à rebondissements multiples un monde déboussolé et fragilisé face à une crise financière à effets dominos.

Et devant les nuages qui se sont accumulés au dessus de nos têtes, durant cette période, les vœux du chef de l’Etat n’ont eu pour seule fin que de préparer les Français à de "grandes difficultés"

   
Interview
Média
durée 5'49
Date 26/11/2008
   

UN EFFORT D'INVESTISSEMENT MASSIF

En arrivant 20 jours avant Noël avec une hotte bien pleine, Nicolas Sarkozy est-il passé trop tôt ?

C’est du moins ce que pense Jacques Attali qui estime qu’un nouveau plan de relance de l’économie française devra être présenté en janvier-février 2009.
Patrick Devedjian nommé au poste de ministre chargé de l'exécution du plan de relance de l’économie française de 26 milliards d’euros aura besoin de nombreux lutins pour contenter ceux qui attendent beaucoup de ce qui est présenté comme la solution et doit se traduire par un effort d’investissement massif.

Voilà pourquoi AWI qui na pas vocation à assurer le service après-vente du plan de relance a jugé indispensable de reprendre quelques extraits de ce qui a été dit à Douai par le président de la République. Car face à la gravité des évènements, il a voulu mettre en évidence le caractère indispensable d'une autre stratégie. Dommage qu'elle s’appuie sur des secteurs d’activité – Construction et Automobile - qui ne représentent plus aujourd’hui des secteurs de pointe et des modèles en termes d’innovations. Et c’est sans doute là que le plan de relance de l’économie française pêche par défaut.

Une fois de plus, on reprend ce que Colbert tout comme François Mitterrand avaient déjà fait : des grands chantiers. Sommes-nous vraiment à l'aube d'un profond changement et est-ce la seule réponse qu'il était possible d'apporter pour sortir de la crise ?


   
Interview
Média
durée 5'17
Date 07/10/2008
   

LE "COUP" DU CREDIT

Réunis le 12 novembre 2008, le Médiateur du crédit et les membres du comité exécutif de la Fédération Bancaire Française (FBF) ont défini le cadre de leur coopération dans la mise en œuvre du dispositif de médiation du crédit aux entreprises.

Face à la volonté exprimée par le Président de la République, le Médiateur du crédit et la Fédération Bancaire Française ont ainsi réaffirmé leur détermination commune à agir pour accompagner l’activité économique et anticiper les conséquences de la crise pour les entreprises.

Car si le mot « récession » n’est désormais plus tabou, les représentants des établissements financiers ont tenu à confirmer leurs engagements visant à assurer la croissance de leurs encours de crédit à un rythme de 3 à 4% annuel jusqu’à fin décembre 2009.

Mais au delà des bonnes intentions exprimées par le milieu bancaire mis à rude épreuve ces derniers temps, de nombreuses questions restent aujourd’hui en suspens.
C’est pourquoi AWI a voulu en savoir plus en interrogeant Valérie Ohannessian Directrice Générale adjointe de Fédération Bancaire Française.

Comment interpréter la récente déclaration de René Ricol, médiateur national du crédit qui affirmait le 10 novembre : « Je dénoncerai les banques qui ne jouent pas le jeu au président »

Faut-il en déduire que toute entreprise qui s’estimera lésée en cas de refus de prêt pourra obtenir gain de cause auprès de la centaine de médiateurs du crédit nommés en France ?

Les banques particulièrement échaudées par une crise financière aux effets dominos pourront elles vraiment satisfaire les demandes de crédits qui leur seront faites par des chefs d’entreprise soucieux de préserver leur activité et leurs emplois ?

Les particuliers auront ils eux aussi la possibilité d’un recours auprès d’un médiateur du crédit s’ils n’obtiennent pas de leur banque le prêt indispensable pour l’acquisition d’un bien immobilier ou de tout autre chose ?

Et finalement, le crédit est-il vraiment la solution miracle susceptible de sortir l’économie française de l’ornière, qu’il s’agisse de la consommation des ménages comme des besoins des entreprises ?

 

   
   
   
   

A moins de 3 semaines du scutin, Le Figaro publie une intéressante étude sur ce qu'attendent les jeunes de l'Europe. Cette dernière montre tout d'abord que la catégorie des 18-24 ans est celle qui est la plus attachée à l'Europe, mais c'est aussi celle qui manifeste le moins d'intérêt pour le scrutin du 7 juin.

Si les jeunes Européens (18-24 ans) s'abstiennent davantage que leurs aînés, ils affichent pourtant un attachement à l'Union bien plus marqué : 65 % d'entre eux considèrent que, dans le contexte de la globalisation, l'Union est une chance, soit 9 points au-dessus de la moyenne (56 %). Chez les étudiants, l'Europe fait un triomphe (72 %). En même temps, seuls quatre jeunes citoyens sur dix semblent concernés par les élections de juin (40 %), une écrasante majorité (58 %) affichant son désintérêt envers le scrutin.

47 % d'entre eux se disent prêts à soutenir un candidat qui proposerait d'augmenter en priorité les dépenses des 27 dans les secteurs de l'éducation et de la formation. Ce chiffre atteint même 53 % chez les étudiants. Viennent ensuite la croissance économique (28 %), les affaires sociales et l'emploi (28 %) et enfin la santé publique (25 %).L'accroissement des efforts dans la lutte contre le changement climatique et la protection de l'environnement occupent également une place importante (28 %) parmi les attentes des nouvelles générations.

À la question «par quels moyens préféreriez-vous être informés pendant la campagne pour les élections européennes», près de la moitié d'entre eux citent Internet (46 % et 48 % des étudiants) pour 28 % en moyenne de l'Union. Conséquemment, ils sont aussi plus nombreux à considérer que le meilleur moyen de faire entendre son opinion est de s'exprimer sur des blogs ou des forums (17 %). Ce résultat confirme que les jeunes citoyens délaissent de plus en plus l'espace audiovisuel d'information, d'échange et de discussion pour investir l'espace électronique.

AWI-19/05/2009

Dans un entretien publié le 30/04/2009 dans l'Express Réussir Jacques Auxiette, président de la Région des Pays de la Loire affirme : « La sortie de crise se fera par l'innovation ». L'occasion de retrouver sur AWI l’interview de Marc Dufau, responsable du pôle Environnement, Energie, Transport à la direction de l’animation sectorielle au sein d’OSEO, réalisée le 16 janvier 2009. AWI : une webradio indépendante qui regarde les réalités en face et donne de la voix.

AWI-30/04/2009

 

Le nombre de créations d'entreprise a atteint un nouveau record de 47.121 en mars en France, grâce au nouveau régime de l'auto-entrepreneur entré en vigueur au début de l'année, selon des statistiques publiées par l'Insee.

Ce chiffre représente une hausse de 10,4% par rapport à février (42.682), quand le précédent record avait été établi.

Sur les trois premiers mois de l'année, le nombre de créations d'entreprises a bondi de 43,2% par rapport à la même période de 2008 mais l'Insee souligne dans son communiqué que cette hausse est entièrement due à la mise en place, en janvier, du régime de l'auto-entreprise qui favorise l'exercice d'activités économiques indépendantes.

(Reuters) - 22/04/2009

 

Le quotidien le Monde annonce dans son édition du 18 mars que le gouvernement français va doubler en 2009 le montant de ses commandes à l'industrie de la défense, selon des chiffres communiqués, mardi 17 mars, par la délégation générale pour l'armement (DGA).

AWI-17/03/2009

Il est parfois des chroniques qui tombent à pic et se retrouvent "pas loin de la vérité " expression utilisée par le vice-Premier ministre koweïtien lors de sa visite à