LE CHEVAL QUI DOMPTE LE DRAGON SUR LA ROUTE DE LA SOIE

C’est sous ce profil avantageux qu’Emmanuel Macron,  surnommé «Ma-Ke-Long» selon la transcription phonétique de son nom en mandarin, a débuté ce lundi sa visite d’État en Chine.
Le pharaonique projet de nouvelle route de la soie porté par une Chine qui est en passe de ce hisser au premier rang des puissances économiques mondiales, témoigne d’une dynamique avérée qui s’appuie sur la claire volonté de développement affichée par les dirigeants de ce gigantesque pays.
Si la Chine n’occupait en 2017 que la 22e place dans le classement mondial de l’innovation, elle est néanmoins parvenue à passer en 16e position en terme de qualité de l’innovation.
Ces progrès sont attribuables à un certain nombre d’indicateurs solides, s’agissant de la principale économie à revenu moyen en passe de se rapprocher des pays à revenu élevé. Parmi les facteurs qui expliquent le phénomène, on peut citer notamment: l’échelle du marché intérieur, la place occupée par les professionnels du savoir, le nombre de brevets déposés, les exportations de haute technologie, les dessins et modèles industriels par origine…
A se demander si le Consumer Electronics Show (CES) qui se tient actuellement à Las Vegas ne devra pas sous peu se délocaliser pour s’établir dans l’une de ces cités chinoises en plein boom, à l’instar de Shanghai, Beinjing, Tianjin, Shenzhen, Chongqing, notamment, sans parler des Smart cities qui émergent sur le territoire à vitesse grand V. Cliquez ici pour lire la suite puis écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

LES CHINOIS ECLAIRENT LA MONDIALISATION AVEC UN TITANESQUE PROJET

Nous sommes loin de la censure imposée par les autorités de Pékin à Winnie l’ourson pour cause de ressemblance avec le président chinois.
Et pourtant le fameux « OBOR » acronyme de « One Belt One Road » programme économique et commercial chinois fait figure de nouveau monstre de la mondialisation. D’où le boycott lancé par certains pays comme l’Inde et le Japon mais aussi les craintes exprimées par l’Union européenne concernant le risque d’hégémonie de la Chine.
La nouvelle route de la soie prônée par Xi Jinping, président chinois vise en effet à favoriser le rapprochement de la Chine avec l’Europe l’Afrique et l’Asie centrale à travers la réalisation d’une ceinture terrestre et d’une route maritime. De gigantesques chantiers en perspective et des coûts impossibles à estimer encore aujourd’hui.
Ce projet qui rassemble 68 pays qui représentent 4,4 milliards d’habitants, soit 40% du PIB mondial, laisse présager un risque supplémentaire d’invasion de produits chinois qui donnent déjà lieu à d’âpres discussions, qu’il s’agisse entre autres d’acier, d’équipements liés aux énergies renouvelables et objets high-tech. Lire la suite