PRIX NOBEL D’ECONOMIE ET RAPPORT DU GIEC : UNE CONCORDANCE DE VUE

William D. Nordhaus

Paul Michael Romer

 

 

 

 

 

 

 

 

Le fait que les noms des lauréats du prix Nobel d’économie aient été dévoilés en même temps qu’était rendu public le dernier rapport du GIEC sur le réchauffement climatique interpelle à juste titre. Ceux qui doutaient encore que la Maison brûle et que l’activité humaine contribue à l’aggravation d’un phénomène menaçant la vie sur Terre, trouveront en effet à travers les travaux réalisés par les deux titulaires du prix Nobel d’économie et les conclusions du Groupe international d’experts sur l’évolution du climat, une parfaite concordance de vue sur les risques encourus, mais aussi les solutions visant à éviter le clash.
William Nordhaus est en effet le premier à avoir créé un modèle quantitatif qui décrit l’interaction entre économie et climat.
Quant à Paul Romer, qui enseigne à l’école de commerce Stern, qui dépend de l’université de New York, il montre comment les forces économiques régissent la disposition des entreprises à engendrer de nouvelles idées et des innovations, jetant ainsi les fondations d’un nouveau modèle de développement, appelé “théorie de la croissance endogène”.
Autrement dit, le prix Nobel d’économie qui a été décerné lundi à ces deux Américains pour leurs travaux sur l’intégration du changement climatique et de l’innovation technologique dans l’analyse macro-économique arrive à point nommé.
Car le rapport publié lundi, par le Groupe international d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) prévient que les températures moyennes progresseront probablement de 1,5°C entre 2030 et 2052 si le changement climatique se poursuit au même rythme et si le monde échoue à entreprendre des mesures rapides et sans précédent pour l’enrayer.
Il y a donc bien concordance de vue. C’est d’ailleurs ce qui renforce la pertinence et l’intérêt des travaux des économistes lauréats du prix Nobel d’économie 2018, ces derniers mettant en évidence des solutions en mesure d’éviter l’irrémédiable à terme. Cliquez ici pour écouter la chronique de Patrick Gorgeon