REQUIEM KV 626 DE MOZART EN L’EGLISE SAINT-LEONARD DE HONFLEUR

Le 10 octobre, l’église Saint-Léonard récemment restaurée accueillait l’Ensemble Vocal de Canisy pour son dernier concert de la saison consacré à Wolfgang Amadeus Mozart. C’est dans cet édifice religieux incendié par les Huguenots au moment des guerres de religion au XVIe siècle, puis reconstruit aux XVIIe et XVIIIe siècles, dont la façade est la seule partie subsistante d’inspiration gothique et le clocher en dôme, rare en Normandie, une de ses caractéristiques, qu’il allait être possible d’écouter le Requiem RV 626, oeuvre inachevée de Mozart. Sans doute conscient d’une fin de vie proche, Mozart revint en effet vers la musique sacrée largement délaissée après sa séparation d’avec le Prince-archevêque Colloredo. Et c’est au cours de l’année 1791, qu’il reçut la commande d’un Requiem de la part de plusieurs intermédiaires anonymes, agissant pour l’excentrique comte Franz de Walsegg. À sa mort, le 5 décembre 1791, il avait uniquement écrit les premières mesures de l’Introït (Requiem Æternam) pour tous les instruments et le chœur. Pour la pièce suivante, le Kyrie, ainsi que la majeure partie des vingt strophes de la séquence Dies iræ (de la première, Dies Iræ, à la seizième strophe, Confutatis), seules les voix du chœur et la basse continue étaient terminées. Au-delà, seuls quelques passages importants de l’orchestre étaient esquissés. Le Lacrimosa, dix-huitième strophe qui se terminait à la huitième mesure resta inachevé. La formidable interprétation de ce requiem RV 626 permet d’entendre une transcription pour piano à quatre mains de Carl Czerny avec Maréva Becu et Philippe Scieux. Quant au Choeur de l’Ensemble Vocal de Canisy, il porte entre autres les voix de Alice Renucci, soprane; de Stéphanie Bellenger, alto; d’Alexandre Vacher, ténor et de Thibaud Raulin, basse, l’ensemble étant placé sous la direction de Dominique Debart. Pour un excellent concert dont nous vous invitons à suivre quelques extraits. Lire la suite

L’ALGERIE CONFRONTEE AU RISQUE DE DEPENDANCE ENERGETIQUE ?

Alors que l’opposition divisée qui a décliné les thèmes du chômage, du logement et du mauvais fonctionnement des services publics, ne semble pas en mesure de s’attirer un soutien populaire, les Algériens devraient réélire pour un quatrième mandat le chef de l’Etat sortant, Abdelaziz Bouteflika, 77 ans, physiquement diminué depuis un accident vasculaire cérébral subi en 2013.
Or le déclin des ressources en pétrole et en gaz potentiellement exploitables offrant des rendements élevés met en lumière les failles d’une économie de rente qui menace l’avenir de ce pays.
Si les observateurs font observer qu’une partie de la jeunesse s’est détournée de la politique pour finalement se résigner à laisser les coudées franches à la génération des « libérateurs » de la guerre d’indépendance peu enclins au changement, les risques liés aux menaces qui pèsent sur les gisements de ressources énergétiques conventionnelles ne peuvent être pris à la légère. Ils mettent en effet en évidence la nécessite de soutenir le développement des énergies renouvelables ainsi que les recherches concernant le gaz et pétrole de schistes , ces dernières ayant, en moins de dix ans, profondément modifié la scène énergétique américaine et la donne énergétique mondiale. Outre le coup de projecteur sur la situation que connaît l’Algérie qui est aujourd’hui le 3e producteur de pétrole en Afrique et le 1er producteur africain de gaz, cette chronique permet de revenir sur la piste des « roches mères » décrites dans l’ouvrage signé Pierre René Bauquis, géologue et économiste, qui livre son « Parlons gaz de schiste en 30 questions », publié à la Documentation française.
Ce livre a le mérite de faire le point sur les différentes techniques d’exploitation de pétrole et de gaz de schistes, notamment via la fracturation hydraulique interdite sur le sol français et en Bulgarie, ainsi que sur les impacts géostratégiques et environnementaux. Il fait également le point sur les réserves exploitables en France et dans le monde, en soulignant au passage que les Etats-Unis sont le seul pays où les propriétaires des sols le sont également du sous-sol. Autrement dit, les Américains ont la possibilité de vendre leurs droits à la recherche des ressources en pétrole et en gaz conventionnelles et non conventionnelles sous leurs propriétés. Autant d’éléments qui conduisent à s’interroger sur la dépendance énergétique de l’Algérie dont le développement a jusqu’ici été sauvé par la manne de l’or noir. Lire la suite

CONSEIL STRATEGIQUE DE L’ATTRACTIVITE OU COMMENT UN CHEVAL DE TROIE EST ENTRE SUR NOTRE SOL

« La France pourrait devenir le nouveau marché émergent du monde », ce propos de Anand Mahindra, patron indien du groupe industriel du même nom qui faisait partie de la trentaine de chefs d’entreprises étrangères installées en France invités à l’Elysée pour un conseil stratégique de l’attractivité ne manque pas d’humour.
D’autant que cette rencontre au sommet de l’Etat n’est pas sans rappeler l’épisode fameux de la mythologie grecque, lorsque Ulysse, célèbre pour son intelligence rusée eut l’idée de confier à Epéios la construction d’un cheval géant en bois creux. Présenté comme cadeau, ce dernier cachait en effet  un groupe de soldats qui purent ainsi piller la ville de Troie.
Face à la guerre économique qui fait rage, nombreux sont les pays qui cherchent des solutions et des investisseurs susceptibles de relancer l’activité et de créer des emplois sur leur sol. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, la Suède, l’Espagne, le Japon ont tous été amenés à conduire des entreprises de séduction.
La France ne disposerait elle plus de talents, de compétences, de forces vives pour conquérir des marchés, créer des richesses et des emplois ?
Les réactions des chefs d’entreprises étrangères aux annonces faites par le président de la République qui sont reprises dans les quotidiens économiques montrent que ces derniers attendent désormais des mesures concrètes, notamment en matière  d’abaissement du coût du travail. Mais le cheval de Troie est bel et bien entré dans notre champ économique national comme un présent pour l’avenir. Reste à savoir la façon qu’auront les guerriers étrangers d’utiliser les armes dont ils disposent., conscients des faiblesses qui sont les nôtres. Dongfeng, groupe public chinois créé à la fin des années 60 pour fournir les camions de l’armée chinoise qui vient de prendre 14% du constructeur automobile français  PSA  après que  Geely! ait racheté de Volvo Cars, démontre que la stratégie de conquête  des pays émergents remet au goût du jour  la mythologie grecque. Lire la suite

SOTCHI DONNE UNE GRANDE RESPIRATION OLYMPIQUE A L’IMMENSE RUSSIE

Les JO font courir tous les pays. Tous savent en effet qu’en décrochant le titre d’organisateur, ils éclairent sous un jour nouveau la valeur sport, mais aussi leur notoriété et leurs perspectives de développement.
En sortant son Sotchi, Vladimir Poutine, président russe et grand sportif de son Etat a donc su mettre un peu de blanc sur une situation politique et économique qui lui vaut souvent des critiques acerbes. Certes, l’organisation des XXIII e Jeux olympiques d’hiver de Sotchi officiellement ouverts le 7 février 2014 aura coûté quelque 37 milliards d’euros, alors que le budget prévisionnel était de 14 milliards. Certes, les infrastructures nécessaires pour accueillir cette manifestation planétaire auront placé la corruption sur un podium, comme ce fût d’ailleurs le cas dans tous les pays qui ont jusqu’ici eu droit aux 5 anneaux.
Quoi qu’il en soit, la cérémonie d’ouverture organisée devant 40.000 spectateurs dans le stade de Ficht de la station touristique caucasienne, sur les bords de la mer Noire, aura donné lieu à un spectacle grandiose, une ode à l’histoire de la Russie et à sa grandeur, depuis le Moyen Age jusqu’à nos jours. Et si l’un des cinq anneaux olympiques ne s’est pas ouvert , empêchant l’illumination du symbole par un feu d’artifice, les Russes ont tout lieu d’être fiers.
Tout d’abord parce que en créant « le chantier du siècle » Yuri Reilyan , ministre russe de la construction a pu déclarer : « Un projet comme Sotchi, le pays n’en avait pas eu, au fond, depuis Staline ». Ensuite, parce que l’évènement JO qui rassemble des sportifs du monde entier saura retenir le souffle d’un large public.
Mais la Russie qui se fait aujourd’hui vitrine des JO et dispose de nombreux atouts, souffre néanmoins, comme bon nombre d’autres grands pays, d’un manque de compétitivité.
Voilà pourquoi Vladimir Poutine a sans doute eu raison de se montrer dés le départ winner en affirmant : « Le choix du CIO est le signe que nous sommes sur les bons rails. ». Car les épreuves sont à venir . On est sportif ou on ne l’est pas ! Lire la suite

SUZUKI SWIFT 4×4 SOUS LE FEU DES PROJECTEURS

Pour ce premier essai auto en live de l’année,nous espérions un temps de saison, plus blanc et froid que gris et doux. En fait, nous dûmes nous contenter de pluie,de boue idéales chaussée glissante avec une furtive apparition du désiré soleil. Le léger remaniement dont a dernièrement fait l’objet la Swift ne s’est pas traduit par un changement flagrant. Pourquoi voudriez-vous qu’au pays du soleil levant on change voire abandonne ce qui remporte un succès certain en France, mais aussi à l’étranger. Dans sa version quatre roues motrices, la Swift a de quoi séduire hommes et femmes. Tout d’abord en raison de son look qui demeure très tendance, ensuite en raison de ses caractéristiques et enfin de son prix qui la rend abordable. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une véritable nouveauté, nous avons voulu innover en vous présentant cette petite auto sympa et performante sous une forme plus animée et riche en images. A 16.200 euros, le couple Suzuki-Swift qui bénéficie de la baisse du yen, ouvre donc le défilé de nos essais autos en live, collection hivers,printemps,été,automne 2014. Cette petite auto à transmission intégrale dispose d’atouts de poids, ce dernier affichant moins d’une tonne. Sa présentation sous le feu de nos projecteurs apporte un peu de chaleur dans un univers confronté à la grisaille ambiante. Son blanc glacier lui va comme un gant « de ski ». La Swift est également disponible dans d’autres couleurs qui pour certaines annoncent le printemps. Moteur, ça tourne ! Lire la suite