A BORD DU SEA SHEPHERD’S « Brigitte Bardot »

Comme annoncé la semaine dernière, AWI vous invite à bord du Sea Shepherd’s « Brigitte Bardot » en compagnie de Caira, une jeune italienne, anthropologue et linguiste, membre d’équipage volontaire qui a accepté de nous livrer son témoignage. Ce trimaran stabilisé long de 35 mètres, impressionnant justicier des mers, capable d’atteindre une vitesse de 24 noeuds grâce à ses deux moteurs dont la puissance atteint 14000 chevaux, mène de nombreux combats pour lutter contre la pêche illégale et la destruction de la faune marine, notamment en Antarctique. En 2014, il avait pris la direction des Iles Féroé pour sauver des cétacés. Avant qu’il ne reparte pour de nouvelles missions encore classées  » top secret », nous avons pu profiter d’une de ses escales dans le port de Honfleur pour en savoir plus. La présentation de cette émission sous la forme d’un diaporama sonore vous permet de vivre 5 minutes à bord du Sea Shepherd’s « Brigitte Bardot » en bonne compagnie.
As announced last week, AWI invites you aboard the Sea Shepherd’s « Brigitte Bardot » in the company of Caira, an Italian young anthropologist and linguist, member of volunteer crew who agreed to give us his testimony. This stabilized trimaran 35 meters long, impressive vigilante seas, capable of reaching a speed of 24 knots thanks to its two engines whose power reached 14,000 horses, led many battles to fight against illegal fishing and the destruction of wildlife navy, including Antarctica. In 2014, he became head of the Faroe Islands to save whales. Before he reparte for new assignments yet classified « top secret », we could enjoy one of its ports of call in the port of Honfleur for more information. Lire la suite

L’AWI-GLUCOWATCH CONSERVE UNE LONGUEUR D’AVANCE SUR L’APPLE-WATCH

Lundi 9 mars 2015, à 18H, heure française, Il fallait être devant son ordi, sa tablette, son smartphone… pour suivre en direct la conférence de presse donnée depuis San Francisco par Tim Cook, PDG d’Apple.
Le côté fort sympathique et débonnaire du digne successeur de Steve Jobs allait en effet nous entraîner dans cet univers merveilleux qui mobilise les neurones de chercheurs et ingénieurs pour créer des équipements toujours plus performants en matière de communication et d’information. Après une rapide présentation du nouvel iPhone et nouveau mac, le clou de la keynote attendue avec impatience, allait nous permettre de découvrir enfin la fameuse montre connectée baptisée Apple watch. De nombreux sites avaient d’ailleurs choisi de relayer l’événement, tant ce nouveau produit était perçu comme annonciateur d’une véritable révolution technologique. Nous étions donc dans l’attente de l’exploit et du jamais vu !
A travers l’intervention de Tim Cook en personne, de spécialistes de la firme à la Pomme, d’une sportive plongée dans l’humanitaire sur le continent africain ayant testé le produit miracle, clips vidéos à la clé, la dernière innovation née Apple dont la commercialisation débutera en avril dans de nombreux pays dont la France, allait enfin nous être dévoilée. Attentifs à cette première présentation de l’Apple watch, nous étions à l’affût de fonctionnalités plus percutantes les unes que les autres. Mais en regardant ce show, nous avions en tête l’expérience des montres téléphones développées depuis déjà plusieurs années par des constructeurs chinois et coréens notamment. Et c’est là qu’il nous fallu nous rendre à l’évidence. Tout d’abord, en observant que la plupart des fonctionnalités décrites n’étaient en rien innovantes puisque déjà proposées sur des montres téléphones à 100- 150 euros. Mais surtout, en constatant avec surprise que cette montre connectée n’est en réalité utilisable qu’avec un iPhone. Car contrairement aux montres téléphones connectées déjà existantes, l’Apple watch ne permet pas l’insertion d’une carte SIM dans le boitier. Par ailleurs, le luxe de fonctionnalités offertes par cette extension au poignet d’un iPhone se contente, à quelques exceptions près, de reprendre celles déjà développés sur la plan santé s’agissant de la mesure du rythme cardiaque, de la consommation de calories selon l’effort physique etc. Mais rien de plus !
Dans le style Silicon Valley, la présentation de l’Apple watch dans une véritable salle de spectacle avec projection sur un écran de grande dimension avec des images de très haute qualité pouvait faire illusion sur le plan lisibilité et accessibilité de cette montre connectée.
Conclusion, l’Apple Watch n’est qu’une extension de l’iPhone. Toutefois, ce nouveau produit Apple séduisant à plus d’un titre, saura certainement retenir l’attention d’un large public, en dépit d’un prix non négligeable, selon la version choisie.
Mais nous nous attendions à mieux ! Car sur le plan santé, l’Apple Watch n’offre aucune des fonctionnalités décrites avec l’AWI Glucowatch qui s’adresse il est vrai à un public ciblé s’agissant de diabétiques de type 1 comme de type 2.
Voilà pourquoi nous avons estimé utile de reprendre l’une des chronique audio diffusée sur AWI qui présentait le concept de montre connectée appelé AWI-Glucowatch. Car bien que ce projet n’ait pas retenu l’attention du jury du concours mondial de l’innovation lancé en France, en 2013 par François Hollande, nous restons persuadés que nous disposions une solide avance. Une avance qui ne demanderait qu’à se confirmer en réunissant entre autres des spécialistes de la micro-informatique français. Si la mise au point du concept promis à un authentique succès vous tente, il vous suffit de nous contacter par mail. Réunir des compétences pour mettre au point le prototype : tel est le défi à relever ! Lire la suite

GIULIETTA « QUADRIFOGLIO VERDE » UN BEL ALFA ROMEO SPORTIVO !

Apparu pour la première fois sur la biplace RL de 1923, qui conduite par Ugo Sivocci, remporta plusieurs courses automobiles, le Trèfle à quatre feuilles vert, n’est utilisé que sur les modèles les plus performants de la marque Alfa Roméo .
Il n’est donc pas étonnant que la Giulietta « Quadrifolio Verde » à bord de laquelle nous vous invitons pour un essai en live l’affiche ostensiblement sur ses ailes avant. Il en est de même s’agissant du logo de la marque italienne rond et divisé verticalement en deux avec à gauche la croix rouge sur fond blanc, symbole de la ville de Milan et à droite la fameuse vouivre biscione, autrement dit le serpent symbole des Visconti, qui traverse le temps, sans prendre une ride.
Autant de signatures riches en symboles qui démontrent que les Italiennes n’ont aujourd’hui rien perdu de leur pouvoir de séduction.
Voilà donc avec la Giulietta Quadrifoglio Verde un bel Alfa Roméo sportivo qui dissimule sous une robe de berline 5 portes de couleur grigio magnesio mat, le même moteur et la même boite de vitesses que la très réussie nouvelle 4C qui pour sa part ne cache rien quant à son allure de sportive.
Et là est d’ailleurs toute la différence entre ces deux autos, la première jouant la sportivité joliment masquée, la seconde affichant clairement une sportivité beaucoup plus tapageuse.
Mais comme vous allez le constater en suivant le diaporama sonore qui vous est proposé ci-dessous, cet habillage ne prive en aucun cas la Giulietta « Quadrifoglio Verde » dans sa Launch Edition, d’un réel confort, tout en donnant au conducteur et à ses passagers la possibilité de goûter aux performances moteur, grâce au QV Engine Sound niché près de la planche de bord, qui fait battre l’ambiance intérieure au rythme d’un Cuore Sportivo.
Encore une auto dont on a grand peine à se séparer après l’avoir eue entre les mains. Benvenuti a bordo di una sportiva che nasconde il suo motore sotto un corpo berlina Lire la suite

UN NEW DEAL SINON RIEN !

Vouloir introduire une chronique économique aujourd’hui, sans citer le nom de Jean Tirole qui s’est vu décerner lundi le prix Nobel d’économie pour son analyse des imperfections du marché et de sa régulation, passerait très vite pour une tendance au French bashing, un refus de reconnaissance de la qualité de nos élites.
Autant dire qu’à l’heure des prix Nobel « made in France » , Jean Tirole devrait rejoindre sans plus tarder le ministère de l’économie et Patrick Modiano, le ministère de la Culture.
Car ces succès individuels qui résonnent au niveau planétaire donnent de la France rassemblée une image très valorisante qui contraste avec les tristes réalités que nous vivons actuellement en cette période de crise.
Emmanuel Macron, notre jeune ministre de l’économie, a d’ailleurs sans doute raison de prôner l’idée d’un New Deal pour optimiser le fonctionnement de notre société qui peut trouver dans les travaux de Jean Tirole de quoi nourrir sa réflexion sur la conduite à tenir pour dessiner des perspectives d’avenir.
Ce polytechnicien diplômé de l’Ecole nationale des ponts et chaussées, mathématicien au départ, s’est en effet tourné vers l’économie mais aussi le réchauffement climatique. Autant de sujets dominants qui font actuellement l’objet de nombreuses réflexions dans tous les pays développés.
On comprend donc que les idées relatives à la création de nouveaux modes d’organisation et de développement de nos sociétés suscitent un vif intérêt. Et qu’on ne puisse faire l’impasse sur tout ce qui peut permettre d’apporter de nouvelles solutions aux problèmes économiques actuels. Des solutions qui, à l’instar des modèles à la Bertrand ou à la Cournot, reposent sur de savants modes de calcul à base d’équations qui ont notamment pour objectif de permettre la conception d’une nouvelle économie industrielle.
Une façon comme une autre d’alimenter un New Deal. Lire la suite

LA QUALITE DE VIE DANS LES TERRITOIRES FRANÇAIS REVELATRICE D’UNE NECESSAIRE SOLIDARITE INTER-REGIONALE

La mesure de la qualité de vie dans les territoires français métropolitains, objet de l’une des dernières études de l’INSEE, fait suite à celle qui portait sur l’attractivité économique des territoires, voire d’analyses plus ciblées concernant des régions comme Rhône-Alpes, le Nord-Pas-de-Calais, le Finistère, l’Ile de France, révélatrices de profondes disparités qui ne tiennent pas qu’à l’aspect purement économique.
Ces analyses gagnent aujourd’hui en intérêt et pertinence en raison de la loi sur la fusion des régions adoptée à l’Assemblée nationale le 18 juillet. Une loi qui redessine la carte des territoires dans l’Hexagone et constitue la première étape d’une réforme d’envergure de l’organisation territoriale de la France.
Elaborée dans la concertation avec les élus locaux, fortement enrichie dans le cadre du débat parlementaire, elle poursuit deux objectifs principaux :
– construire l’action publique du XXIème siècle, qui repose sur la confiance dans la capacité des élus locaux à s’organiser, avec l’Etat, pour fournir aux citoyens des services accessibles et efficaces ;
– encourager la participation des territoires au redressement économique du pays.
Pour aborder l’étude de l’INSEE paru dernièrement, Sylvie Marchand, responsable du département actions régionales a accepté de répondre à nos questions. L’étude portant sur la qualité de vie dans les territoires français métropolitains qui a fait appel à une trentaine d’indicateurs , recouvrant treize dimensions à l’échelle de 2.677 territoires de vie, s’inscrit dans le prolongement des recommandations de la Commission Stiglitz remises en septembre 2009.
Ce document qui s’appuyait sur l ‘utilisation d’indicateurs alternatifs de niveau de vie, avait d’ailleurs conduit à quelques reclassements entre pays, sans véritablement remettre en cause l’avance apparente des États-Unis. Toutefois, les indicateurs de conditions de vie faisaient apparaître des contrastes bien plus marqués dans les domaines de la santé, de l’éducation, des risques de chômage et de pauvreté ou de sécurité , sans parler du problème de soutenabilité climatique.
En France, alors que chacun aspire au bien vivre et que la mobilité devient de plus en plus incontournable, l’étude concernant la qualité de vie dans les territoires métropolitains français proposée dernièrement par l’INSEE, pourrait presque faire office de guide Michelin pour Français à la recherche d’un lieu de vie résidentielle idéale, même si la panacée n’est visiblement pas encore de ce monde !
En attendant que nos territoires de vie se voient attribuer des étoiles sur la base de nombreux indicateurs de qualité. Lire la suite

LESSONS FOR MANAGING THE ECONOMY COME FROM ENGLAND

En écrivant, en mars 2014, ce qui suit, l’hebdomadaire le Point a visiblement commis une grossière erreur d’appréciation concernant les réalités économiques d’un de nos proches voisins :
 » Avec 1,4 % de croissance en 2013, l’Angleterre, grande donneuse de leçons, gagnerait à se remettre en question pour ne pas devenir une puissance de second rang »
Or selon les chiffres définitifs publiés mardi par l’Office des statistiques nationales (ONS), l’économie britannique a enregistré une croissance de 0,9% au deuxième trimestre 2014.
Sur un an, la croissance du produit intérieur brut (PIB) est confirmée à 3,2% au deuxième trimestre, comme attendu par les économistes, après 2,9% (révisé de 3,0%) en janvier-mars.
Mis à part des commentaires assez désobligeants portant sur la méthode de gestion de l’économie outre Manche, cet hebdomadaire mettait néanmoins le doigt sur un fait incontestable : « L’industrie britannique n’est plus que l’ombre d’elle-même. Les grands champions industriels, comme Land Rover, sont pour la majorité passés sous pavillon étranger, si bien que, parmi les quinze plus gros groupes industriels européens, le Royaume-Uni n’en compte plus qu’un seul »
Toutefois, l’activité a augmenté de 1,1% dans les services, la plus forte croissance depuis le troisième trimestre de 2011, et de 0,7% dans la construction alors qu’elle avait été précédemment annoncée stable.
Quant à l’investissement des entreprises, il a augmenté de 3,3% au deuxième trimestre pour afficher un bond de 11,0% sur un an.
David Cameron, Premier ministre, a donc tout lieu de se réjouir de ces chiffres encourageants à l’approche des élections législatives de 2015. De plus, les investissements visant à assurer la transition énergétique et le soutien aux énergies renouvelables qui représentent quelque 100 milliards d’ici 2020 en Grande-Bretagne, dépassent de loin les dix milliards d’euros sur trois ans envisagés en France dans le cadre du projet de loi « Transition énergétique » actuellement débattu à l’Assemblée nationale.
Que retenir de ce sursaut de l’économie britannique à l’heure où la France semble bien à la peine pour sortir de la crise et surtout peu à même de donner des leçons à son aimable voisin ? Lire la suite

LE PROGRAMME « MT’Dents » VICTIME D’UNE DECISION DE CRISE

La prévention santé bucco dentaire des enfants âgés de 6 à 18 ans fait l’objet depuis 1987 d’un programme conduit par l’Assurance maladie et relayé par les CPAM appelé MT’Dents.
Ce dernier consistait jusqu’à il y a peu en un examen bucco-dentaire gratuit tous les trois ans réalisé par des chirurgiens dentistes libéraux volontaires doublé d’actions en milieu scolaire.
Un programme qui a fait ses preuves puisqu’on estime que le nombre de caries chez les enfants de 12 ans a été divisé par trois depuis 1987. En milieu scolaire, les messages des dentistes qui ont été relayés par les enseignants ont constitué un vecteur idéal pour sensibiliser tous les publics quelle que soit leur appartenance sociale.
Or, l ‘Assurance maladie a annoncé récemment la suppression de ce programme doté de 2,3 millions d’euros pour les actions en milieu scolaire.
Il a en effet été décidé par l’Assurance maladie que les actions de prévention santé bucco-dentaire seraient désormais destinées uniquement aux publics les plus défavorisés résidant dans les ZEP. De plus, seules quelques classes en bénéficieront.
Dans le Val-de-Marne , on dénombre 219 établissements scolaires classés en zone d’éducation prioritaire.
Quoi qu’il en soit, si 250.000 enfants bénéficiaient auparavant de ce plan de prévention santé qui a fait ses preuves, ils ne seront plus que 20.000.
En 1998 Ségolène Royal qui était à l’époque ministre déléguée chargée de l’enseignement scolaire, avait rappelé lors d’ Assises nationales à Rouen quelle était la mission des ZEP : » donner plus à ceux qui ont moins et relever le défi de la réussite des enfants des milieux défavorisés en faisant preuve à leur égard d’ambition et d’exigence ”
Mais imaginer que les plus démunis ne résident que dans des ZEP est un peu hasardeux.
Afin de savoir comment est perçu l’arrêt du programme de prévention MT’Dents, nous avons voulu recueillir le témoignage d’ un jeune chirurgien dentiste afin qu’il nous fasse part de ce qu’il a observé ces dernières années concernant la santé bucco-dentaire des enfants. L’occasion de lui poser également un certain nombre de questions relatives sa propre expérience et d’une façon plus générale à l’exercice du métier de chirurgien-dentiste. Lire la suite

« LAST DAYS IN VIETNAM » OU QUAND LA REALITE DEPASSE LA FICTION

En marge des films primés à l’issue du 40e Festival du Cinéma Américain de Deauville « WHIPLASH », »THE GOOD LIE », nous avons choisi de mettre l’accent sur le documentaire réalisé par Rory Kennedy, la 11e fille de Robert F. Kennedy. Ce document d’une grande qualité nous ramène en 1975. Richard Nixon, Président des Etats-Unis, annonce aux Américains la fin de la guerre du Vietnam (deuxième guère d’Indochine)et le retour des soldats US au pays. Ce film nous montre que c’est en réalité son successeur, Gerald Ford, qui fût confronté à de véritables difficultés pour gérer ce départ précipité du Sud-Vietnam. Grâce aux images d’archives et aux témoignages de militaires en poste à l’époque mais aussi d’hommes politiques comme Henry Kissinger, alors secrétaire d’Etat, ce documentaire reflet d’une réalité vécue, illustre avant tout les difficultés liées à une sortie de guerre, à l’abandon d’un pays et surtout d’un peuple avec lequel des relations étroites se sont établies. On comprend ainsi le poids des responsabilités qui ont pesé sur les épaules des militaires comme civils, qui se sont trouvés impliqués dans cette sortie de guerre. Outre le choc des séquences qui se succèdent durant 1H38, Last days in Vietnam nous rappelle comment un groupe de militaires de l’armée américaine, héros non-conformistes, sont allés à l’encontre de leurs autorités de tutelle pour sauver d’innombrables vies humaines. Le rôle joué par Graham Martin, ambassadeur des Etats-Unis au Sud-Vietnam opposé au départ à l’idée d’une capitulation face à l’adversaire Nord-Vietnamien qui a voulu éviter la panique générale après la diffusion à la radio du chant du départ, en l’occurrence  » White Christmas »de Bing Crosby. Parmi les temps forts, on retiendra également, la foule cherchant à pénétrer dans l’enceinte de l’ambassade américaine à Saïgon; le sauvetage par l’équipage de l’USS Kirk de nombreux réfugiés Sud-Vietnamiens transportés en hélicoptères, mais aussi par bateaux. Ou encore des scènes étonnantes, comme celle qui nous montre ces hélicoptères jetés à la mer pour permettre la récupération de davantage de civils à bord de navires de guerre. Sans parler de l’exploit du pilote d’un Chinook à bord duquel une mère jete son bébé par la fenêtre pour que ce dernier soit, à l’instar d’autres passagers, recueilli par l’équipage de l’USS Kirk. Une séquence à couper le souffle, prise par un des membres d’équipage qui fût retrouvée dans un grenier quelques décennies plus tard. Ce film illustre parfaitement le capharnaüm qui régna pendant plusieurs jours à Saïgon avant que les troupes Nord-Vietnamiennes ne s’emparent de la ville. Ce documentaire qui nous plonge dans l’ambiance des derniers jours de la présence américaine à Saïgon mérite d’être vu pour plusieurs raisons qui ne tiennent pas qu’à sa valeur témoignages. Car l’implication des Etats-Unis et de la France en Irak voire en Syrie pour lutter contre l’Etat islamique remet au goût du jour une question d’une actualité brûlante : comment sortir d’une guerre sans mettre en péril la vie de civils qui se trouvent pris en otages ? La guerre du Vietnam fît plus de 1.200.000 victimes civiles, et l’US Army totalisa 134 982 tués ou blessés graves, dont 66 227 Marines soit presque 25% de l’ensemble des effectifs qui servirent au Vietnam. Le cout total de la guerre du Vietnam est estimé à 111 milliards de dollars de l’époque, soit environ 740 milliards de dollars aujourd’hui. Barack Obama, aujourd’hui président des Etats-Unis qui est un homme avisé, a parfaitement retenu les leçons données par les guerres, y compris récemment en Irak. On comprend donc qu’il mesure parfaitement les risques liés aux conflits armés impliquant l’intervention de forces armées terrestres. Il n’est pas surprenant que « Last days in Vietnam » ait donné lieu à une standing ovation, lors de sa présentation au Festival de Sundance aux Etats-Unis, en janvier dernier. A Deauville, le public très franco-français est resté bien silencieux, tout comme le jury ! Lire la suite

LA CHINE EST-ELLE EN PASSE DE DEVENIR UN CASSE-TETE POUR L’ECONOMIE MONDIALE ?

Depuis son grand réveil économique, relativement récent, le géant asiatique pourrait bien rebattre les cartes de l’économie mondiale.
Et lorsqu’on lit les titres des dépêches d’agences mais aussi les précisions données actuellement dans la foulée dans les médias concernant l’état de santé de l’économie chinoise, on a envie de rigoler. L’inquiétude que génère la sensible baisse de régime de ce mega-moteur économique bien palpable est-elle justifiée ? Car même si comparaison n’est pas raison, le rythme de développement et de croissance de la Chine n’enregistre pas une panne aussi marquée que celle que connaissent depuis déjà quelques temps la plupart des pays développés. Mais le jeu est mondial !
Y a t’il de quoi s’inquiéter, lorsqu’on apprend que la production industrielle n’a augmenté que de 9% en juillet contre 9,2% en juin ? Que les investissements en actifs immobilisés ont enregistré un coup de mou passant de 17,3% sur les six premiers mois de 2014 à 17% en juillet ? Que les ventes au détail sont passées de + 12,4 % à 12,2 % en juillet ? Que les ventes immobilières sur les sept premiers mois de l’année ont chuté de 10,5% par rapport à 2013, et que les prix moyens des logements neufs ont reculé sur trois mois consécutifs ?
En effet, une sage devise universelle reste gravée dans l’esprit des observateurs avertis : « Les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel ! »
Certes, le taux de croissance du PIB en Chine longtemps supérieur à 10% durant les années 2000 en a fait rêver plus d’un. Mais depuis 2008, la crise économique et financière qui s’est traduite par une diminution de la consommation des ménages américains et européens a contrarié ce qu’on pensait être la VCEC « Vitesse de Croisière de l’Economie Chinoise ».
Il est vrai que la Chine est, elle aussi, confrontée à un fort accroissement de son endettement qui avoisinait déjà 250% en 2013. Mais, elle investit beaucoup à l’étranger et sait devoir relever bien des défis sur son propre territoire qu’il s’agisse de lutte contre la pollution, de transition énergétique, de besoin d’infrastructures et d’urbanisation galopante. Il n’en demeure pas moins vrai que le symbole chinois de la prospérité est recherché partout dans le monde. Lire la suite

TOUT FAIRE POUR EVITER LE CHAOS ECONOMIQUE

L’énergie que nous déployons tous chaque jour, sur le plan personnel et professionnel, pour donner un sens à nos vies se heurte, aujourd’hui plus que jamais, à une crise économique sans fin et surtout sans perspectives de sortie à court terme.
Les nuages qui s’accumulent au-dessus de nos têtes assombrissent l’horizon, présentent pour inconvénient majeur de contrarier la plupart des projets, qu’il s’agisse de créer des entreprises, d’augmenter des activités, d’embaucher… ou encore de se lancer dans l’acquisition d’un bien immobilier voire d’une automobile, notamment. Or, qu’il s’agisse d’un Etat, d’une entreprise comme d’un individu, chacun sait qu’ il est rigoureusement impossible de créer des richesses sans investir.
Il est vrai qu’actuellement, la situation impose d’y réfléchir à deux fois avant de se lancer dans toute opération par définition à risques. A moins d’avoir en tête, mais aussi  entre les mains les moyens d’assurer un avenir à des actions mais aussi des projets qui tiennent la route.
Et lorsqu’on nous vante le cas des auto-entrepreneurs toujours plus nombreux, on évite de préciser qu’il s’agit, la plupart du temps, d’individus qui jouent le « do it yourself »,  voire  le  « sauve qui peut » afin d’éviter le naufrage, sachant que nombreux sont ceux qui n’ont au final aucune activité et donc aucun revenu.
Non, l’ambiance n’est pas à l’euphorie !
Les politiques sont en grande partie responsables du climat délétère actuel ! Lorsqu’on dit climat , on ne dit pas situation. Car c’est un fait, ce sont  les entreprises avant tout privées, quels que soient leur taille et leur secteur d’activité, qui donnent une dynamique à l’économie à travers les produits et prestations qu’elles proposent.
Une réalité qui ne doit pas masquer l’importance que revêt la force de conviction et d’entrainement du discours politique et le charisme dont doivent faire preuve ceux qui le prononcent. Car les citoyens de tous pays ont besoin de messages encourageants et  d’initiatives  de poids dont  l’intérêt patent doit, si possible,  être perceptible par le plus grand nombre.
Le « Ca ira mieux demain ! » ne suffit pas pour rassurer. Quant au  » C’est perdu d’avance », il a valeur  d’aveu d’impuissance. Les politiques en place  doivent donc  définir de véritables  stratégies de combat visant à  donner au plus  grand nombre d’individus  l’ envie de livrer bataille, l’objectif étant toujours de gagner ensemble. On en aurait presque la Marseillaise en bouche.
On aimerait tant pouvoir faire preuve d’optimisme !
Vous n’êtes pas obligés de soutenir la thèse défendue dans la chronique audio. Mais vous avez  le droit de réagir si vous vous sentez concernés ! Lire la suite