L’AWI MAGE DE LA SEMAINE – D’UN NOUVEAU PONT IL EST QUESTION

Sauf à refuser de prendre la Pentecôte, il apparaît difficile de faire plus pertinent en matière de pont ! D’où ce regard porté sur l’un des évènements de la semaine.
Visiblement, Vladimir Poutine, président de la Russie, affichait une mine réjouie et une allure décontractée en inaugurant, le 15 mai, au volant d’un camion, le pont de 19 kilomètres qui relie désormais la Crimée à la Russie et devient le plus long d’Europe.
Un ouvrage d’art dont le coût estimé à 228,3 milliards de roubles (2,9 milliards d’euros à l’époque) a sans aucun doute été largement dépassé. Lire la suite

L’AWI-MAGE DE LA SEMAINE – DE RUSSIE IL EST QUESTION !

Lors de l’inauguration du Salon Livre qui se tient jusqu’au 19 mars 2018 à Paris, Porte de Versailles, l’évitement par Emmanuel Macron du stand russe est assez regrettable. La Russie et le peuple russe ne se résument pas au seul profil de Vladimir Poutine qui sera sans aucun doute reconduit pour 6 ans à la tête de son pays avant qu’un autre homme ou femme ne lui succède.
La Russie est en effet porteuse depuis des siècles d’arts et d’une culture trop souvent méconnus. Bien entendu, tout le monde connaît ou du moins a entendu parler de quelques grands auteurs comme Tolstoï, Tchékhov, Tourgueniev, Boulgakov, Essine, Gorky voire Maïakovski.
Mais la Russie compte  également, comme tous les pays, ses auteurs contemporains parmi lesquels figurent notamment des écrivains et écrivaines comme Boris Akounine, Elena Arseneva, Vassili Axionov, Lyudmila Oulitskaïa.
Se montrer ouvert sur le monde ne doit donc pas se limiter à la seule personnalité de dirigeants politiques mais bien au contraire rendre curieux de ce que disent, écrivent voire interprètent sous d’autres formes: musique, danse théâtre,cinéma, arts plastiques…celles et ceux qui témoignent de leur originalité et talent.
En choisissant d’illustrer l’Awi-Mage de la semaine avec une photo-montage montrant un portrait de Vladimir Poutine en visage d’une poupée russe, l’allusion au résultat des élections qui ont lieu ce dimanche est évidente. Elle invite néanmoins à découvrir ce qui se trouve à l’intérieur de cette dernière et n’a aucune raison d’être proscrit, conscient que des hommes et femmes russes qui expriment et traduisent sous des formes très différentes leur pensée et art méritent quoi qu’il en soit d’être connus et consultés. Chacun restant libre d’apprécier ou non les fruits de leurs modes d’expression. Sans illusions perdues et sans aucune naïveté concernant l’affaire Skripal, AWI prône l’honnêteté et le maintien du dialogue en s’appuyant sur cette formule de Honoré de Balzac: “L’égoïsme est le poison de l’amitié  » avant d’ajouter : « entre les peuples » Lire la suite

LES CHINOIS ECLAIRENT LA MONDIALISATION AVEC UN TITANESQUE PROJET

Nous sommes loin de la censure imposée par les autorités de Pékin à Winnie l’ourson pour cause de ressemblance avec le président chinois.
Et pourtant le fameux « OBOR » acronyme de « One Belt One Road » programme économique et commercial chinois fait figure de nouveau monstre de la mondialisation. D’où le boycott lancé par certains pays comme l’Inde et le Japon mais aussi les craintes exprimées par l’Union européenne concernant le risque d’hégémonie de la Chine.
La nouvelle route de la soie prônée par Xi Jinping, président chinois vise en effet à favoriser le rapprochement de la Chine avec l’Europe l’Afrique et l’Asie centrale à travers la réalisation d’une ceinture terrestre et d’une route maritime. De gigantesques chantiers en perspective et des coûts impossibles à estimer encore aujourd’hui.
Ce projet qui rassemble 68 pays qui représentent 4,4 milliards d’habitants, soit 40% du PIB mondial, laisse présager un risque supplémentaire d’invasion de produits chinois qui donnent déjà lieu à d’âpres discussions, qu’il s’agisse entre autres d’acier, d’équipements liés aux énergies renouvelables et objets high-tech. Lire la suite

EMMANUEL MACRON FACE AU CHAUD ET FROID DES RELATIONS INTERNATIONALES

De poignée de main en poignée en main, il importe de trouver le bon rythme. Car après le chaud et le froid soufflés par Donald Trump, Président des Etats-Unis, lors du sommet du G7 à Taormin en Sicile, la première rencontre qu’a eu Emmanuel Macron avec Vladimir Poutine le 29 mai, à Versailles, se devait d’envoyer une image rassurante. Alors que le communiqué final du G7 a dû prendre acte des profondes divergences entre les Etats-Unis et ses six partenaires concernant notamment les engagements découlant de l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris sur le climat, le communiqué relatif à cette tout autre rencontre ne devrait pas révéler un radical changement de cap compte tenu des désaccords qui alimentent depuis plusieurs années les relations entre la France et la Russie. Néanmoins cette première rencontre à Versailles, dans le cadre de l’exposition « Pierre le Grand, un Tsar en France. 1717 » qui marque le 300e anniversaire de la création de l’ambassade de la Russie à Paris par ce tsar qui avait voulu ouvrir son pays à l’Europe, visait à donner un nouvelle respiration au dialogue entre les deux pays après cinq ans de crispations diplomatiques autour des dossiers syrien et ukrainien, notamment. Lire la suite

L’OEIL DE MOSCOU

« L’œil de Moscou » aurait pu être le titre d’un des films projetés à l’occasion de Festivals du cinéma Russe qui se tiennent, en cette période l’année, dans plusieurs villes de France
Il est vrai que l’expression née au début du XXe siècle alors que le parti communiste de l’URSS se livrait via des réseaux d’informateurs au premier desquels le KGB à des actes de surveillance et d’espionnage, dans ce pays mais aussi à l’étranger, n’avait rien de caricatural.
Les dirigeants en place à Moscou, se montraient en effet très friands d’informations de tous ordres.
L’expression « l’oeil de Moscou » a d’ailleurs définitivement été intégrée dans le langage courant français suite à la publication en 1964 du livre « L’œil de Moscou » écrit par Jules Humbert-Droz.
Depuis la disparition de l’URSS en 1991, la Russie s’efforce de reconstruire une doctrine de politique étrangère marquée par l’affirmation de l’indépendance stratégique et le retour à une forte volonté de puissance. En dépit d’une nouvelle approche des relations diplomatiques entretenues par la Russie avec les pays développés et un certain nombre de pays émergents, la question posée par Jean-Robert Raviot*, dans un ouvrage paru dans la collection Doc en Poche à la Documentation française interpelle à juste titre:
« Russie : vers une nouvelle guerre froide ? »
Car la vision du monde développée par les dirigeants russes, notamment Vladimir Poutine, s’oppose quoi qu’il en soit sur de nombreux points à celle qui a pris corps en Occident.
Selon Jean-Robert Raviot, professeur de civilisation russe contemporaine à l’université Paris-Ouest Nanterre La Défense : « La nouvelle guerre froide , plus que le prolongement de l’ancienne, est une autre forme d’antagonisme entre la Russie et l’Occident dans un monde désormais globalisé. »
La chronique vidéo de Patrick Gorgeon qui vous est proposée sur la webradio webtv indépendante AWI, s’arrête sur le satisfecit exprimé par Vladimir Poutine après l’élection de Donald Trump, 48e président des Etats-Unis, mais aussi sur l’opinion émise par les dirigeants Russes suite au score obtenu par François Fillon à l’occasion du premier tour des primaires de la droite et du Centre en France.
Une analyse qui ne saurait nier l’excellence des relations qui prévalent entre le peuple russe et français dans de nombreux domaines et contribuent au rapprochement et à l’enrichissement de deux peuples de culture très différente. Consulter la chronique vidéo

LE PATRIOTISME ECONOMIQUE « MADE IN RUSSIA » SE REVEILLE

Cette dépêche de l’AFP, du 19 décembre 2014, témoigne que le patriotisme économique « made in Russia » existe bel et bien :
« L’homme le plus riche de Russie, Alicher Ousmanov, a annoncé vendredi avoir rapatrié dans son pays ses principaux actifs, l’opérateur télécom MegaFon et le sidérurgiste MetalloInvest, après l’annonce par Vladimir Poutine de mesures pour contrer les fuites de capitaux croissantes.
Les « participations majoritaires » de ces entreprises ont été transférées en Russie conformément à la volonté du président russe de lutter contre les paradis fiscaux et en raison de nouvelle dispositions sur l’impôt sur les bénéfices des sociétés étrangères, a indiqué dans un communiqué USM, la holding de l’homme d’affaires, dont la fortune est estimée par Forbes à 18,6 milliards de dollars.
Ces actifs étaient auparavant basés à Chypre.
De nombreuses sociétés russes sont contrôlées par des holdings appartenant à des Russes mais basés à l’étranger, souvent Chypre dont le régime fiscal est très favorable.
Vladimir Poutine a depuis des années fait une priorité de la lutte contre les paradis fiscaux mais cette nécessité s’est renforcée avec la crise ukrainienne et les sanctions occidentales, qui ont entraîné des fuites de capitaux massives du pays.
Début décembre, le président russe a ainsi proposé une « amnistie totale » à ceux qui rapatrieraient leurs capitaux en Russie, qui ne seront pas inquiétés concernant l’origine de ces fonds. «
Confrontée à la fuite de ses cerveaux et de ses entreprises, la France ferait bien de s’inspirer de la méthode.
Car ce qu’affirme l’historien russe Egor Kholmogorov :  » Nous devons réapprendre à vivre, à créer nos propres richesses » s’applique autant à la Russie qu’à notre pays qui s’il ne souffre pas de problèmes liés à la dévaluation de sa monnaie protégé par l’euro et bénéficie de la baisse des cours du pétrole, aspire néanmoins lui aussi à dynamiser son économie pour sortir de la crise.
Un véritable sujet de réflexion et donc de chronique que la webradio webtv indépendante AWI vous invite à écouter ! Lire la suite

UKRAINE-RUSSIE UNE LONGUE HISTOIRE PLEINE DE REBONDISSEMENTS QUI N’A RIEN D’UN CONTE DE NOËL

Pour nous être intéressés à la Russie ces derniers mois, en diverses occasions, nous avons souhaité aujourd’hui terminer notre programmation de l’année avec une émission qui se présente comme un film des événements qui ont marqué l’histoire de l’Ukraine sur fond d’actualité brûlante. Une idée de cadeau qui n’est pas sans rapport avec la conférence de presse d’une durée de trois heures qui a permis hier à Vladimir Poutine de s’exprimer face à quelque 1.200 journalistes russes et étrangers, sur de très nombreux sujets. Interrogé sur sa cote de popularité qui atteint 80% en Russie, le président a tenu à préciser que cette dernière ne faisait pas partie de ses préoccupations, considérant que lorsqu’on s’en préoccupe, on prend le risque de ne plus rien faire de constructif. Il a également été particulièrement intéressant d’observer le souci qu’il a eu de répondre aux questions de nombreux journalistes représentant la presse des districts et régions économiques de Russie. L’aisance dont il a fait preuve en répondant à 53 questions de nature très différente – de la dépréciation du rouble aux difficultés rencontrées dans certaines régions russes; de la chute des cours du pétrole aux problèmes liés aux prêts hypothécaires; des relations internationales à la situation de crise avec l’Ukraine; du plan de soutien aux banques aux sports en passant par les règles de stationnement notamment à Moscou – a apporté démonstration de sa parfaite connaissance des problèmes rencontrés et du rôle qu’il entend jouer pour améliorer les conditions de vie du peuple russe. La question ukrainienne étant revenue à plusieurs reprises au devant de la scène lors de cette conférence de presse marathon, nous avons estimé qu’il pouvait être à la fois utile et intéressant de vous offrir, à la veille de Noël, un cadeau susceptible de répondre à votre légitime curiosité. En effet, invité sur TV Libertés, Jean-Pierre Arrignon, historien byzantiniste et spécialiste de la Russie, a retracé les grandes étapes qui ont marqué l’histoire de l’Ukraine et de la Russie entre l’an 800 et les années 2000. Comme vous le constaterez lors de la présentation de l’émission que nous vous invitons à regarder, le volet consacré à ce survol historique ne débute qu’au bout de 31’46 ». Il vous faudra donc pousser le curseur en bas de votre écran pour atteindre ce chapitre passionnant. On peut néanmoins regretter que Jean-Pierre Arrignon n’ait pas disposé de suffisamment de temps pour donner son point de vue sur les graves événements qui ont lieu depuis plusieurs mois en Ukraine et mettent la Russie face aux sanctions économiques internationales. On aimerait déjà savoir ce que l’histoire retiendra ! Lire la suite

INTRODUCTION AU 22 EME FESTIVAL DU CINEMA RUSSE DE HONFLEUR SUR FOND D’ACTUALITE

Alors que le Festival du cinéma russe s’apprête à ouvrir ses portes, du 25 au 30 novembre, à Honfleur, on est en droit d’imaginer que des scènes d’une actualité brûlante rythment cette année, un certain nombre de films sélectionnés pour cette 22eme édition.
Or, il n’en sera rien !
Parmi les huit films en compétition, aucun n’est susceptible compromettre les relations diplomatiques franco-russes. Avec : « Au revoir, maman » de Svetlana Proskourina, « Classe d’insertion » d’Ivan Tverdovski, « Comment je m’appelle » de Niguina Saïfoullaeva, « L’essai » d’Aleksandr Kott, N/B de Evgueni Cheliakine, « Encore un an » d’Oksana Bytchkova, Un film sur Alexeev de Mikhaïl Segal, « Welcome home » d’Anguelina Nikonova, vous ne trouverez rien qui vous renvoie au conflit armé en Ukraine ou encore au différend récurrent qui provoque le retard de livraison du porte-hélicoptères Mistral.
Une situation qui conduit d’ailleurs une agence de presse russe à estimer que le président français se retrouve entre le marteau et l’enclume, étant précisé que « Imposer un non définitif à la Russie signifierait nuire à l’économie de son pays et s’attirer les foudres des Français dont le portefeuille sera touché par l’annulation de cette transaction avec Moscou. »
Si vous venez à Honfleur, vous n’aurez donc pas à vivre en salle obscure des scènes de conflits armés reflétant les évènements qui ont lieu actuellement et font la Une des médias. Vous ne trouverez pas non plus de critiques sur Vladimir Poutine, personnage clé de la Russie d’aujourd’hui, dont la politique et l’attitude soulèvent de nombreux commentaires peu amènes. Car durant ce Festival, vous aurez le choix entre films de l’année en compétition, mais aussi panorama, premiers longs-métrages, films Jeune Public, dessins animés pour les plus petits, section documentaires consacrée à l’œuvre de Galina Dolmatovskaya, avant-premières, succès du box-office, rétrospective, le tout sur fond de problèmes de société, de sentiments et de valeurs morales avec quelques retours vers le passé.
Vous ne devriez donc pas sortir de vos séances de cinéma russe indemne sur le plan émotionnel. Mais peut être avec l’envie d’apprendre le russe, de visiter ce grand pays dont la géographie, l’histoire, les paysages, l’architecture, les habitants, les conditions de vie, la philosophie enrichissent depuis des siècles une abondante création artistique que le 7e Art sait rendre accessible à tous grâce au talent de réalisateurs et d’acteurs.
La chronique audio qui vous est proposée n’a pas pour but de vous parler des films sélectionnés qu’il vous appartiendra de venir découvrir lors du festival du cinéma russe à Honfleur. Ce Festival justifie en fait un arrêt sur images concernant les réalités économiques et sociales de la Russie d’aujourd’hui dont on parle trop peu. Mais au fait, parlez-vous le russe ? Lire la suite