PRIERE DE RESPIRER PLEINS POUMONS AVANT DE VOUS RENDRE A LA COP 24 EN POLOGNE


Qui a eu cette idée folle… de choisir ce pays d’Europe de l’Est pour accueillir la 24e étape de la COP ?
On pouvait difficilement imaginer pire pour promouvoir la transition écologique et solidaire !
Confier l‘organisation de la COP24 à un pays européen de 38 442 346 habitants, membre de l’Union européenne depuis le 1er mai 2004, qui figure parmi les bonnets d’ânes en termes de lutte contre la réchauffement climatique et la pollution tous azimuts est une véritable gageure.
La Pologne est en effet l’un des rares pays européens qui black carbonise l’atmosphère sans compter. Un pays où s’arrachent les diesels vieille génération dont cherchent à se débarasser les habitants de pays voisins à l’instar de l’Allemagne.
Une opportunité pour ceux qui cherchent à trouver preneurs de leur automobile polluante émettant particules fines et autre CO2 propres à asphyxier l’humanité et pour ceux qui considèrent qu’après nous le déluge.
Les deux tiers des villes les plus polluées de l’Union européenne se trouvent en Pologne.
Alors que le fossé entre les objectifs fixés par l’accord climat de Paris en 2015 et les réalités du moment dernièrement dénoncées par l’ONU, ne cesse de se creuser, on pouvait difficilement faire plus mauvis choix pour inciter à une prise de conscience des enjeux climatiques et encourager l’adoption de mesures visant à endiguer une catastrophe qui ne connaît pas de frontières. Chronique audio à venir

« L’AUGMENTATION DE LA TAXE CARBONE EST LA GOUTTE D’EAU QUI A FAIT DEBORDER LE VASE »

Capture d’écran 2018-L’émission politique – France 2

Cette petite phrase prononcée par Nicolas Hulot, ancien ministre de la transition écologique et solidaire qui était l’invité de «L’Emission politique» sur France 2, témoigne du profond malaise porté par le mouvement des « Gilets jaunes ».
En déclarant d’emblée : « Pour bien vivre, il ne faut pas regarder les réalités en face », Nicolas Hulot qui s’exprimait pour la première fois depuis son départ du gouvernement a quelque peu contrarié la devise de la webradio webtv indépendante AWI qui a pour objectif de « Regarder les réalités en face et donner de la voix ».
En réaffirmant qu’il fallait mettre le paquet sur la transition énergétique, Nicolas Hulot a tenu à souligner que la mise en place de la taxe carbone sur les carburants devait avant tout faire l’objet d’un accompagnement social digne de ce nom.
« Réconcilier l’écologie et l’accompagnement social était ma priorité » a t’il affirmé.
 » Je n’ai pas été entendu, et c’est ce qui explique que j’ai quitté le gouvernement ».
Selon l’ancien ministre :  » L’écologie ne doit pas être le bouc émissaire. Les conséquences du réchauffement climatique sont avant tout supportées par les plus défavorisés ».
Face à l’urgence climatique et à quinze jours de la COP 24, avant de revenir sur ce sujet qui correspond à l’une des préoccupations majeures des Français, AWI vous invite a retrouver la chronique mise en ligne le 18 novembre dernier sous le titre : « APRES L’OPERATION « GILETS JAUNES » AWI VOUS APPORTE UN PEU D’H.E.R* ». Cette dernière illustre concrètement en quoi l’information et la formation en faveur de la transition écologique et solidaire, contribuerait efficacement à la promotion de solutions à même de faire face à l’urgence climatique, économique et sociale. Lire la suite

FISCALITE ET CARBURANTS : MIEUX VAUT PREVENIR QUE GUERIR

Bien que la nocivité des pollutions et tous genres à l’échelle humaine comme planétaire ne constituent plus une révélation, l’exécutif aurait pu se saisir de la formule » Mieux vaut prévenir que guérir » avant que le 17 novembre ne marque le début de manifestations ayant notamment pour objet l’augmentation de la taxation des carburants (diesel-essence).

Mais c’est sans doute ce qui explique qu’en s’exprimant au côté du Premier ministre belge, Charles Michel, au deuxième jour de sa visite d’Etat en Belgique, Emmanuel Macron a jugé mardi qu’il fallait sortir du mouvement de contestation des “Gilets jaunes” par le dialogue et l’explication.
Il n’a toutefois pas laissé entendre que d’autres mesures puissent être prises pour éviter l’augmentation annoncée des taxes des carburants au 1er janvier 2019.

Mais c’est en précisant qu’il fallait trouver à la fois « le bon rythme et les solutions de terrain » que le chef de l’Etat a d’une certaine façon reconnu la légitimité des contestations mais aussi une erreur en termes de possible et de timing.

Car en dépit de l’intérêt des mesures de soutien annoncées à l’issue des manifestations du 17 novembre, ces dernières imposeront souvent de lourds sacrifices pour de nombreux Français.

Autant dire que le gouvernement va devoir faire preuve de beaucoup de pédagogie pour expliquer qu’il “va continuer” à d’une part taxer davantage les énergies fossiles, et d’autre part à déployer un accompagnement en faveur des plus modestes. Lire la suite

VOLVO CARS BRANCHE TOUT ELECTRIQUE DES 2019

Les gabarits et motorisations essence et diesel des modèles de la gamme Volvo Cars ne laissaient a priori pas imaginer que ce constructeur automobile suédois, racheté par un industriel chinois, serait le premier à enclencher à vitesse grand V la métamorphose hybride et 100% électriques de l’ensemble de ses voitures.
Et pourtant, la veille de la présentation du plan climat par Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, Volvo annonçait ne plus lancer de voitures dotées de moteurs 100 % thermiques dés 2019. Autrement dit, à compter de cette date, tous les futurs modèles de la marque suédoise abriteront des motorisations hybride ou 100 % électrique sous le capot. Le constructeur suédois prévoit d’ores et déjà de lancer cinq modèles 100 % électriques entre 2019 et 2021, dont trois seront des Volvo et deux seront des modèles haute performance électrifiés construits par Polestar, la branche performance de Volvo Cars.
À ces cinq modèles viendront s’ajouter les déclinaisons hybride rechargeable et semi-hybride 48 V, en versions essence et diesel, de tous les modèles, ce qui fera de la gamme Volvo l’une des plus étoffées du marché en matière de véhicules électrifiés.
Il n’y aura donc plus, à un horizon rapproché, de Volvo sans moteur électrique.
Cette information tombe à pic en pleine annonce du Plan climat ! Elle met également en évidence l’engagement de Volvo Cars en faveur de la réduction de son empreinte environnementale et sa volonté de contribuer à des villes du futur plus propres. Elle rejoint pour ne pas dire précède l’échéance fixée par Nicolas Hulot qui a annoncé jeudi la fin de la vente de véhicules à moteur thermique d’ici 2040 en France.
De plus, les efforts du constructeur suédois ne se limitent pas à la seule électrification de sa gamme de voitures. D’importantes mesures visant à réduire les émissions de carbone de ses produits comme de ses activités sont déployés depuis déjà plusieurs années. A tel point que le O carbone pourrait être atteint en 2025. De quoi ne plus chinoiser à l’heure du choix en attendant que les constructeurs français se mettent énergiquement en phase.
Le clip vidéo en langue anglaise que nous vous invitons à consulter apporte un éclairage intéressant sur la démarche de Volvo Cars. Cliquez ici pour consulter le reportage vidéo

LES 7 PERLES DU MOYEN ORIENT RESOLUMENT TOURNEES VERS L’AVENIR

En rassemblant, le 23 mai, en son siège de Masdar City, ville futuriste surgie en plein désert à proximité d’Abu Dhabi, des représentants des États membres, les acteurs internationaux et les dirigeants locaux pour célébrer sa cinquième année d’exploitation l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA) témoigne une démarche et des ambitions résolument tournées vers l’avenir. Le 26 mai marquera en effet également le lancement de la Semaine de l’innovation de l’IRENA, une première qui permettra de réunir des industriels et politiques pour présenter, discuter et explorer des solutions innovantes sur le thème retenu cette année «The Age of Renewable Power ». Les Emirats arabes unis (EAU) qui regroupent sept émirats : Abu Dhabi, Dubaï, Sharjah, Ajman, Umm al-Qaiwain, Ras al-Khaimah et Fujairah ont connu jusqu’ici deux grandes périodes de leur économie, celle de la pêche des perles et de l’activité maritime, puis celle du pétrole. Mais l’or noir depuis quelques temps confronté à la chute des cours, n’est plus aussi prometteur en termes d’enrichissement et de développement que par le passé. Conscients des défis qu’ils leur faut relever, les Emirats arabes unis ont bien compris qu’ils devaient s’intéresser de près à la transition énergétique en s’orientant vers d’autres sources de richesses potentielles venues cette fois du soleil du vent, notamment. Il s’agit pour ainsi dire de la troisième grande mutation de la péninsule Arabique. Encore habitée, dans les années 1920, par des Bédouins et des populations côtières de pêcheurs et plongeurs à la recherche de perles vivant sous le contrôle de chefs de diverses tribus, les Emirats arabes unis sont devenus, dés les années 60-70, grâce à la manne pétrolière, une façade ultramoderne ouverte au tourisme où se sont établis de nombreuses compagnies étrangères, construits des centres commerciaux et grattes-ciel impressionnants, pour se transformer en une vitrine vivante de la révolution technologique. Pour avoir su mener jusqu’ici un développement équilibré assorti d’une modernité contrôlée, contrairement à d’autres pays pour qui le pétrole et le gaz sont devenus des malédictions, les Emirats arabes unis s’apprêtent désormais à relever l’un des défis majeurs de ce XXIe siècle. Cette région du monde parviendra t’elle à s’ériger en modèle ? C’est à cette question que tente de répondre la chronique audio. Lire la suite

GARDER ESPOIR QUE LA FIEVRE RETOMBE


Les belles images qui fleurissent parfois dans notre champ d’émissions ne doivent pas masquer certaines réalités moins réjouissantes.
En titrant « Ca passe ou ça casse » la chronique proposée le 9 juin sur AWI dénonçait les risques planant sur la possibilité que la Grèce et les ténors de l’Europe parviennent à un accord sur fond d’exigences financières jugées inacceptables par le débirentier. Au-delà de l’effondrement avéré des places financières que provoque le climat délétère entretenu par le risque de « Grexit » de la Grèce, c’est en réalité l’équilibre global qui apparaît de plus en plus menacé.
Il en est de même dans un tout autre domaine, s’agissant cette fois de la conférence mondiale sur le climat ( COP21) et des défis qu’il appartient aux Etats de relever pour tenter de conjurer le mauvais sort qui menace de s’abattre sur les peuples au niveau planétaire. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) conclut d’ailleurs aujourd’hui dans son rapport « World energy outlook special report : Energy and climate change Energy and climate change » que les contributions déposées à ce jour par 39 pays sur les 196 vers la COP21 ne permettront pas de contenir l’augmentation de la température moyenne mondiale en-dessous du seuil des 2°C, les émissions de GES risquant de conduire à une augmentation de la température moyenne mondiale d’environ 2,6°C d’ici 2100 et 3,5°C après 2200. Autrement dit, en l’état actuel, le compte n’y est pas et le risque de dérèglement climatique demeure patent.
Pour alimenter le climat de suspicion, l’actuel PDG de Renault-Nissan a pour sa part mis de huile sur le feu en déclarant lors d’une récente conférence de presse : « Alors que Paris et le monde se préparent pour la conférence COP21 sur le changement climatique mondial, nous devons nous assurer que des politiques ambitieuses sur le changement climatique n’entrent pas en conflit avec la nécessaire protection de l’emploi et de la croissance en Europe ».
Et d’estimer que l’objectif consiste avant tout à trouver un juste équilibre qui repose essentiellement sur le maintien de l’activité et la préservation des emplois.
Il est vrai que de nombreux facteurs récents confortent ce type de discours. Des cours du pétrole qui poursuivent leur baisse et des menaces d’instabilités géopolitiques qui gagnent du terrain sur bien des continents, y compris en Europe.
Autant d’événements qui ne favorisent guère une sortie de crise et un authentique passage au vert.
La période que nous traversons n’envoie donc aucun signe propre à susciter de solides espoirs d’accalmie à court terme. Nous entrons dans une période de très fortes turbulences dont personne ne semble en mesure d’apprécier les conséquences à plus ou moins brève échéance, et face auxquelles il importe de témoigner de résilience.
La France qui a pour seuls véritables moteurs économiques son industrie de l’armement et son aéronautique civile contribue comme d’autres à alimenter une machine infernale qui alourdit le climat voire n’attend plus qu’une étincelle pour mettre le feu aux poudres. Mais il faut toutefois rester optimiste, sachant que les accès de fièvre qui frappent les humains comme la planète n’ont en-soi rien d’inéluctables.Voilà pourquoi la chronique audio se penche sur la fée électricité qui tente de jouer de sa baguette magique dans l’univers de la mobilité pour assurer transition énergétique et développement durable.Suivez le guide ! Lire la suite

LE PLAN D’INVESTISSEMENT LANCE PAR LA COMMISSION EUROPEENNE POUR RELANCER LA CROISSANCE PLACE LA TRANSITION ENERGETIQUE AU RANG DE PRIORITE

En présentant le 26 novembre un grand plan d’investissement devant permettre de mobiliser au final 315 milliards d’euros sur trois ans, essentiellement financé sur fonds privés, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne a laissé aux 28 pays membre de l’UE le soin d’annoncer leurs projets. Forte de 32 projets représentant quelque 48 milliards d’euros d’investissements sur la période 2015-2017, ceux annoncés par la France sont essentiellement tournés vers l’innovation et le numérique, sans oublier un vaste programme de rénovation urbaine, de mise aux normes thermiques de logements et de rénovation d’une partie de son réseau ferroviaire et maritime. Quant à l’Allemagne, le détail de ses 58 projets estimés à environ 89 milliards d’euros qui n’a pas encore été révélé, comprendrait certains projets déjà mis en avant par le gouvernement, comme le développement de l’internet haut-débit en Allemagne ou de l’éolien offshore, cette dernière orientation bénéficiant d’un fort crédit aux yeux de la Commission européenne.
Il est vrai que quelques chiffres mettent en lumière les avancées de ce secteur. Au cours de la première moitié de 2014, 220 éoliennes offshore totalisant 781 MW de puissance étaient connectées au réseau électrique et donc en mesure d’assurer 8% de la demande d’électricité de l’Union européenne. D’où la nécessité, au regard des nombreux projets qui se dessinent, de parvenir dans ce domaine à une meilleure coordination des politiques nationales au niveau européen, condition sine qua non de notre sécurité énergétique.
Pour arriver à une véritable interconnexion, Thomas Becker, président de l’ EWEA Association européenne de l’énergie éolienne, a tenu à préciser: « Ce n’est pas que notre Europe a besoin de plus d’énergie pour que cela se réalise, mais plutôt que notre énergie a besoin de plus d’Europe »
Les propos de Jean Claude Juncker, président de la Commission européenne ne pouvaient donc que rassurer, ce dernier ayant déclaré « Il est dans l’intérêt de tous que l’énergie ne soit pas utilisé comme un outil politique. Le temps est venu que l’Europe soit droite sur ses pieds, et mette en commun ses ressources, en combinant ses infrastructures et en mettant dans un tronc commun son pouvoir de négociation »
Un défi qui impose la création d’une véritable Union européenne de l’énergie à l’heure où les risques générés par le changement climatique ne font plus de doutes. L’occasion pour l’ EWEA de mettre en avant se solides arguments en faveur d’un soutien renforcé aux énergies renouvelables et plus particulièrement au secteur de l’éolien. Lire la suite

LES PARADOXES ECONOMIQUES, SOCIAUX ET ENVIRONNEMENTAUX ACTUELS PEUVENT-ILS INSPIRER UN NOUVEAU MODE DE DEVELOPPEMENT ?

Les difficultés auxquelles se heurte le développement de notre société peuvent elles la rendre plus forte pour relever les défis d’avenir ?
Les nombreux paradoxes qui apparaissent clairement dans toutes les activités humaines sont ils dangereux ?
Le paradoxe qui doit susciter la curiosité et la réflexion admet trois acceptions principales, selon la force qu’on veut bien lui donner. Au sens le plus fort, il s’agit d’un récit, d’un texte, voire d’un événement, d’une action fondamentalement contradictoire. Et comme vous allez le constater nous sommes aujourd’hui en plein dedans.
Tout d’abord avec le discours politique qui en perdant en crédibilité finit par miner les énormes potentiels humains et techniques disponibles, seuls capables de transformer par voie d’innovations et de travail les paroles en actes.
Alors que nous sommes de plus en plus nombreux sur la vieille croûte, vieillissement et naissances obligent, nous rencontrons de plus en plus de difficultés pour satisfaire chacun en termes d’activité, d’emploi, de pouvoir d’achat ou plus simplement de bonheur de vivre.
Tandis que nous cherchons à simplifier la vie, nous passons en réalité notre temps à la complexifier.
Alors que la planète Terre est devenue grâce aux innovations en matière de transport de communication notamment, un gros village, nous nous renfermons sur nous mêmes par crainte d’invasion ou d’évasion.
Bien que nous disposions de richesses naturelles exceptionnelles, nous passons notre temps à en appauvrir certaines, à gâcher de la matière, et tardons à opérer une transition énergique de nos besoins énergétiques.
Dans quel monde vivons nous ? Je vous le demande !
Comment mettre à profit les multiples paradoxes qui rythment ce tournant d’époque et marquent sans doutes le début d’une ère nouvelle ?
Comment faire en sorte que les paradoxes identifiés donnent naissance à des solutions offrant de nouvelles et harmonieuses perspectives de développement ?
De quoi alimenter un vrai débat de société ! Lire la suite

STRATEGIE ENERGETIQUE ET SOURCES D’INSPIRATION

Inutile de tourner autour du pot !
Histoire de clarifier la situation posons clairement deux questions propres à alimenter le débat public : « Êtes-vous favorable à une transition énergétique donnant un rôle moteur aux énergies renouvelables ? » et « Accepteriez vous l’application d’un surcoût au regard des investissements conséquents qu’impose cette transition énergétique ?».
Car si les ambitions sont grandes de parvenir à une moindre dépendance énergétique d’origine fossile ( charbon, fuel, gaz) ,d’une part, et de mettre fin au phénomène de réchauffement climatique qui menace à terme la vie sur Terre, d’autre part, les solutions avancées sur la base d’une exploitation plus soutenue d’énergie éolienne, solaire, marine… ont encore un côté expérimental qui laisse planer le doute quant à leur caractère véritablement opérationnel. Car finalement, ces dernières auront elles le pouvoir de se substituer même partiellement aux ressources jusqu’ici utilisées pour assurer le chauffage et les transports notamment dont les besoins dont croissants. Quant au nucléaire, on fini par douter qu’il constitue véritablement une solution d’avenir, en raison de l’âge de nombreuses centrales et de ses effets sur l’environnement par déchets interposés. Il n’y a guère que les barrages hydrauliques qui fassent figures de solutions naturelles capables de produire de l’électricité tout en conciliant respect de l’environnement et besoins énergétiques, encore que.
Le cri d’alarme lancé une nouvelle fois depuis 2007 par le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) qui estime que s’il n’est pas contrôlé, le changement climatique aura des impacts étendus et graves étendus et irréversibles fait certes froid dans le dos pour les générations à venir. Sans parler des gaz à effet de serre dans l’atmosphère dont les concentrations ont atteint les niveaux les plus élevés depuis…. 800.000 ans.
D’où l’intérêt du numéro de Problèmes économiques qui s’articule atour d’une série d’articles sur ce thème en posant la question « Quelle transition énergétique ? »
Surtout en prévision de la Conférence mondiale sur le climat qui se tiendra en décembre 2015 à Paris, alors que la France affiche des objectifs particulièrement ambitieux dans ce domaine. Sans parler de l’accord énergie climat 2030 signé récemment à grand peine par les 28 pays membres de l’Union européenne dont personne ne peut savoir s’il pourra être véritablement respecté à la lettre. Lire la suite

LESSONS FOR MANAGING THE ECONOMY COME FROM ENGLAND

En écrivant, en mars 2014, ce qui suit, l’hebdomadaire le Point a visiblement commis une grossière erreur d’appréciation concernant les réalités économiques d’un de nos proches voisins :
 » Avec 1,4 % de croissance en 2013, l’Angleterre, grande donneuse de leçons, gagnerait à se remettre en question pour ne pas devenir une puissance de second rang »
Or selon les chiffres définitifs publiés mardi par l’Office des statistiques nationales (ONS), l’économie britannique a enregistré une croissance de 0,9% au deuxième trimestre 2014.
Sur un an, la croissance du produit intérieur brut (PIB) est confirmée à 3,2% au deuxième trimestre, comme attendu par les économistes, après 2,9% (révisé de 3,0%) en janvier-mars.
Mis à part des commentaires assez désobligeants portant sur la méthode de gestion de l’économie outre Manche, cet hebdomadaire mettait néanmoins le doigt sur un fait incontestable : « L’industrie britannique n’est plus que l’ombre d’elle-même. Les grands champions industriels, comme Land Rover, sont pour la majorité passés sous pavillon étranger, si bien que, parmi les quinze plus gros groupes industriels européens, le Royaume-Uni n’en compte plus qu’un seul »
Toutefois, l’activité a augmenté de 1,1% dans les services, la plus forte croissance depuis le troisième trimestre de 2011, et de 0,7% dans la construction alors qu’elle avait été précédemment annoncée stable.
Quant à l’investissement des entreprises, il a augmenté de 3,3% au deuxième trimestre pour afficher un bond de 11,0% sur un an.
David Cameron, Premier ministre, a donc tout lieu de se réjouir de ces chiffres encourageants à l’approche des élections législatives de 2015. De plus, les investissements visant à assurer la transition énergétique et le soutien aux énergies renouvelables qui représentent quelque 100 milliards d’ici 2020 en Grande-Bretagne, dépassent de loin les dix milliards d’euros sur trois ans envisagés en France dans le cadre du projet de loi « Transition énergétique » actuellement débattu à l’Assemblée nationale.
Que retenir de ce sursaut de l’économie britannique à l’heure où la France semble bien à la peine pour sortir de la crise et surtout peu à même de donner des leçons à son aimable voisin ? Lire la suite