TRANSITION ECOLOGIQUE ET SOLIDAIRE : FAUT-IL PARLER D’ ILLUSIONS PERDUES ?

Lorsqu’on lit les nombreux commentaires de Français ayant suivi mardi l’intervention du chef d’Etat sur la programmation pluriannuelle de l’énergie au  cours de laquelle il fait des propositions visant à répondre voire calmer les « Gilets jaunes », on est conduit à  émettre des doutes.
Qu’il s’agisse de la création immédiate d’un Haut Conseil pour le climat; de la réduction de la part du nucléaire à 50% en 2035; des primes destinées à la reconversion du parc automobile; du renouvellement des chaudières au fioul d’ici 10 ans; de la fermeture des centrales au charbon d’ici 2022; de la mise en place d’une taxe flottante sur les carburants; d’une relance d’industries en mesure de fabriquer en France capteurs solaires, éoliennes, batteries…; de recherches sur le stockage de l’énergie…, tout apparaît lointain et peu à même de répondre à court et moyen termes aux besoins et attentes exprimés. Lire la suite

« L’AUGMENTATION DE LA TAXE CARBONE EST LA GOUTTE D’EAU QUI A FAIT DEBORDER LE VASE »

Capture d’écran 2018-L’émission politique – France 2

Cette petite phrase prononcée par Nicolas Hulot, ancien ministre de la transition écologique et solidaire qui était l’invité de «L’Emission politique» sur France 2, témoigne du profond malaise porté par le mouvement des « Gilets jaunes ».
En déclarant d’emblée : « Pour bien vivre, il ne faut pas regarder les réalités en face », Nicolas Hulot qui s’exprimait pour la première fois depuis son départ du gouvernement a quelque peu contrarié la devise de la webradio webtv indépendante AWI qui a pour objectif de « Regarder les réalités en face et donner de la voix ».
En réaffirmant qu’il fallait mettre le paquet sur la transition énergétique, Nicolas Hulot a tenu à souligner que la mise en place de la taxe carbone sur les carburants devait avant tout faire l’objet d’un accompagnement social digne de ce nom.
« Réconcilier l’écologie et l’accompagnement social était ma priorité » a t’il affirmé.
 » Je n’ai pas été entendu, et c’est ce qui explique que j’ai quitté le gouvernement ».
Selon l’ancien ministre :  » L’écologie ne doit pas être le bouc émissaire. Les conséquences du réchauffement climatique sont avant tout supportées par les plus défavorisés ».
Face à l’urgence climatique et à quinze jours de la COP 24, avant de revenir sur ce sujet qui correspond à l’une des préoccupations majeures des Français, AWI vous invite a retrouver la chronique mise en ligne le 18 novembre dernier sous le titre : « APRES L’OPERATION « GILETS JAUNES » AWI VOUS APPORTE UN PEU D’H.E.R* ». Cette dernière illustre concrètement en quoi l’information et la formation en faveur de la transition écologique et solidaire, contribuerait efficacement à la promotion de solutions à même de faire face à l’urgence climatique, économique et sociale. Lire la suite

FISCALITE ET CARBURANTS : MIEUX VAUT PREVENIR QUE GUERIR

Bien que la nocivité des pollutions et tous genres à l’échelle humaine comme planétaire ne constituent plus une révélation, l’exécutif aurait pu se saisir de la formule » Mieux vaut prévenir que guérir » avant que le 17 novembre ne marque le début de manifestations ayant notamment pour objet l’augmentation de la taxation des carburants (diesel-essence).

Mais c’est sans doute ce qui explique qu’en s’exprimant au côté du Premier ministre belge, Charles Michel, au deuxième jour de sa visite d’Etat en Belgique, Emmanuel Macron a jugé mardi qu’il fallait sortir du mouvement de contestation des “Gilets jaunes” par le dialogue et l’explication.
Il n’a toutefois pas laissé entendre que d’autres mesures puissent être prises pour éviter l’augmentation annoncée des taxes des carburants au 1er janvier 2019.

Mais c’est en précisant qu’il fallait trouver à la fois « le bon rythme et les solutions de terrain » que le chef de l’Etat a d’une certaine façon reconnu la légitimité des contestations mais aussi une erreur en termes de possible et de timing.

Car en dépit de l’intérêt des mesures de soutien annoncées à l’issue des manifestations du 17 novembre, ces dernières imposeront souvent de lourds sacrifices pour de nombreux Français.

Autant dire que le gouvernement va devoir faire preuve de beaucoup de pédagogie pour expliquer qu’il “va continuer” à d’une part taxer davantage les énergies fossiles, et d’autre part à déployer un accompagnement en faveur des plus modestes. Lire la suite

APRES L’OPERATION « GILETS JAUNES » AWI VOUS APPORTE UN PEU D’H.E.R*

Lorsqu’on fait fausse route, mieux vaut changer de trajectoire.

Cette aimable mise en garde s’applique à tous et en toutes circonstances.

Mais elle trouve aujourd’hui un retentissement particulier face au refus clairement notifié par Edouard Philippe, Premier ministre, de revenir sur la décision qui a été prise d’augmenter la taxe sur les carburants, au risque d’amplifier la vague de mécontentement exprimée par de nombreux Français à l’occasion de l’opération dite « Gilets jaunes ».
Changer de trajectoire ne signifie pas pour autant se détourner du louable objectif qu’on cherche à atteindre, mais réside simplement dans le fait d’accepter l’idée de la nécessité de changer d’itinéraire pour y parvenir. Une façon d’éviter tout risque de blocage préjudiciable.
AWI vous invite à écouter une chronique qui une manquera pas d’en surprendre plus d’un.
Vous prendrez bien un peu d’HER ! Un HER qui pourrait vous faire suffoquer. Cliquez ici pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon, directeur de la rédaction d’AWI

UN « GREEN DEAL » AUX ALLURES DE « NEW DEAL »


On ne peut que se réjouir d’apprendre que la croissance de l’économie française a continué sur sa solide lancée au troisième trimestre, pour s’établir à + 0,5%. Mais on se doit aussi d’observer que cette encourageante tendance repose sur l’élan d’une demande intérieure qui vient en fait compenser une contribution redevenue négative de notre commerce extérieur.
Autrement dit, nous avons du mal à exporter le « made in France ». Pourtant, des pistes de décollage et d’expansion de notre savoir-faire existent.
C’est d’ailleurs pourquoi une volonté politique doit se faire entendre, qu’il s’agisse de soutenir des industries de pointes comme de plus traditionnelles, mais aussi des services.
Sans doute faudrait-il sur fond de numérisation, s’intéresser davantage aux créneaux voire niches connexes promis à un réel développement dans les années et décennies à venir.
Parmi ces derniers, s’il est un secteur pieuvre qui pourrait constituer un gros pourvoyeur de richesses en termes de recherches, d’activités, d’emplois à l’échelle nationale et internationale, c’est bien celui qui a trait à l’écologie au sens large. Cliquez ici pour lire la suite et écouter la chronique audio

LA PRESENCE DE NICOLAS HULOT AU SEIN DU GOUVERNEMENT SUSPENDUE A NOTRE DAME DES LANDES ?

Ministre la Transition écologique et solidaire au sein du gouvernement d’Edouard Philippe bénéficiant d’une très solide cote de popularité auprès des Français, Nicolas Hulot prendra t’il la décision de rester ou non à son poste en fonction de la décision qui sera prise au sujet de l‘aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ?
Ce dossier fait en effet partie des lignes rouges qu’il s’est fixées pour arrêter sa position. Et c’est donc en tout bien tout honneur que cet homme souligne qu’il lui faudra du temps pour aboutir à des résultats significatifs, dans ce domaine comme dans bien d’autres.
Convaincu de la nécessité d’emmener le pays dans une transformation profonde sur fond de réchauffement climatique et de multiples facteurs qui nuisent considérablement à la santé de la planète et à celle de ses habitants, il se bat contre vents et marées pour que ses propositions et actions trouvent l’écho qu’elles méritent.
Mais la politique est un sport de combat qui veut que tous les coups soient permis. Il faut donc beaucoup de détermination et de capacité à se faire entendre au milieu de cette jungle.
Accusé par certains de trahir ses convictions, en restant dans un gouvernement pour lequel la défense de l‘environnement ne serait pas une priorité, il fait preuve de résistance et d’abnégation au travail, tout en reconnaissant ne pas prendre de plaisir en politique.
C’est peut-être là que çà pêche. Surtout lorsqu’on sait combien de pics il faut savoir endosser dans un univers qui requiert énormément de patience, de pouvoir de conviction et de résilience.
Pour mener à bien sa mission, Nicolas Hulot se doit d’être avant tout soutenu par celles et ceux qui ont conscience que tout reste à faire pour parvenir à des résultats tangibles, qu’il s’agisse de transition énergétique, de préservation de la biodiversité, de protection de l’environnement, de santé humaine…
La confiance qui lui est témoignée par le président de la République et le Premier ministre, mais aussi par une large majorité de Français, sont autant de signaux positifs qui laissent percevoir un feu vert qu’il lui faut désormais ne pas laisser s’éteindre tout au long parcours d’obstacles.
Un vrai défi qui nous concerne toutes et tous ! Cliquez ici pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

ACTION CLIMAT LA FRANCE SAISIT LA BALLE AU BOND

En écho aux propos tenus la semaine dernière par Emmanuel Macron après l’annonce par Donald Trump du retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, Nicolas Hulot a annoncé mardi l’ouverture dans les prochains jours d’un site internet pour attirer les chercheurs et les acteurs économiques désireux de participer à la transition écologique, énergétique et climatique.
Mais en précisant : « Le monde est dans une course contre la montre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre », Christine Lins, secrétaire exécutive du réseau d’experts REN21 (Renewable Energy Policy Network for the 21st Century), ne se doutait pas encore que la France s’engage aussi promptement dans l’action.
Alors que Emmanuel Macron a souligné mercredi, lors du conseil des ministres, que la lutte contre le changement climatique et la lutte contre le terrorisme devaient être des priorités du quinquennat, le porte-parole du gouvernement a apporté la démonstration que le temps était venu d’agir.
Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, présentera en effet dans 15 jours un plan d’action contre le changement climatique et un calendrier précis sur des actions qui seront menées pendant les cinq prochaines années sera dévoilé dans le mois à venir.
Il est vrai qu’en dépit des 161 gigawatts de nouvelles capacités de production d’énergie renouvelable (éolien, solaire, géothermie, etc.) installées dans le monde, en 2016, le pari consistant à limiter le réchauffement climatique sous les 2 degrés d’ici la fin du siècle n’est pas gagné d’avance. D’où la nécessité de sortir des énergies fossiles ( fuel et charbon) et d’accélérer les investissements dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.
Fin 2016, au niveau mondial, les énergies vertes représentaient 24,5% de la production d’électricité et 19,3% de la consommation finale d’énergie. Toutefois, pour la troisième année consécutive, les émissions de CO2 liées au secteur de l’énergie sont restées stables.
Selon des sources diplomatiques françaises, il y a désormais une claire volonté côté français d’aboutir à des annonces dans ces domaines à l’occasion du G20 des 7 et 8 juillet, voire lors du conseil des ministres franco-allemand du 13 juillet.
Alors que Roland Garros bat son plein, il se dit que Emmanuel Macron tout comme Nicolas Hulot seraient prêts à monter au filet pour donner à la France toutes les chances de marquer des points sur Terre battue. Lire la suite