RESSOURCES EN EAU ET RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE DANS LE MEME BATEAU EN PLEINE COP21

eau

Le 5 décembre 2015, les dernières discussions et négociations qui se sont déroulées à l’occasion de la première semaine COP21 ont abouti à un projet d’accord qui sera soumis dés lundi aux ministres représentants les 195 Etats participants, auxquels il reviendra d’entériner les décisions qui seront prises.
Car il reste encore dans cette ébauche d’accord beaucoup de parenthèses, de crochets…. et de sujets en suspens concernant notamment les engagements que devront prendre les pays pauvres, les pays émergents et les pays riches.

En saluant les efforts déployés par les « mousquetaires » du climat : Manuel Pulgar Vidal, ministre de l’environnement du Pérou, Janos Pasztor, sous-secrétaire général des Nations unies sur les changements climatiques, et Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères mais aussi président de la COP21, s’est dit néanmoins optimiste quant aux chances de succès de cet événement planétaire en affirmant : « La COP de Paris ne sera pas celle des simples intentions ! »

Il est vrai qu’en dépit de points de désaccords portant entre autres sur les contributions financières des Etats, les exposés des représentants des différentes régions du monde ont témoigné, le 5 décembre, une volonté unanime de faire du voyage Durban-Paris une étape clé dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Qu’il s’agisse des forêts, de l’agriculture, des océans, des ressources en eau, de la lutte contre les pollutions de toutes natures, des énergies renouvelables, des assurances, des nouvelles technologies, moyens de financement…, tous les sujets ont été abordés avec une grande clarté. Les témoignages de ministres de nombreux pays, de représentants d’ONG et d’entreprises, ont également marqué un temps fort de cette importante partie des négociations qui visent à parvenir à un accord acceptable le 11 décembre. Mais il faudra encore beaucoup de talent et de compromis pour que les objectifs fixés par la COP21 soient atteints.

Parmi les préoccupations évoquées lors de la COP21, les ressources en eau ont été confirmées comme un bien commun pour l’humanité et une denrée indispensable à la vie sur Terre. Et si Jean-Louis Chaussade, Directeur général de Suez environnement, n’a pas utilisé l’expression « stress hydrique » lors de son intervention au Bourget, les explications qu’il a fournies ont clairement mis en évidence que lutte contre le réchauffement climatique et préservation des ressources en eau étaient intimement liées.

Nous reprenons dans le document audio consultable sur la webradio webtv AWI l’essentiel des propos qu’à tenus Jean-Louis Chaussade, au cours de la matinée du 5 décembre 2015. Cette intervention ne saurait masquer les très nombreuses et remarquables contributions d’acteurs français et étrangers qui se sont exprimés à cette occasion.

La deuxième semaine de négociations qui démarre aujourd’hui devra se solder vendredi par la signature d’un accord climat ambitieux et contraignant. Ce dernier devra constituer la véritable feuille de route d’un développement durable à l’échelle planétaire. Alors, et alors seulement, la COP21 restera inscrite comme une étape aussi décisive qu’historique ayant réussi à unir les nations du globe autour d’engagements visant à relever l’immense défi du réchauffement climatique au niveau mondial.. Lire la suite

LUEUR D’OPTIMISME ECONOMIQUE SUR FOND DE CLASSEMENT ET DE PLANS STRATEGIQUES « MADE IN FRANCE »

Plusieurs informations touchant aux activités de grosses entreprises françaises à l’instar d’Airbus dont les actions en matière de recherche et développement se soldent par d’indéniables succès bien au-delà de l’Hexagone sont tombées en début de semaine. Mais ce qui était encore vrai le lundi ne l’était déjà plus le mardi, Alcatel-Lucent confirmant, pour sa part, son intention de réduire ses effectifs mondiaux de 10.000 postes, dont environ 900 en France, dans le cadre de son plan stratégique. Pourtant, à y regarder de plus près, la place occupée par certaines entreprises françaises au niveau international a parfois de quoi faire renaître une lueur d’espoir, surtout quand le doute subsiste en termes de croissance et que les signes patents de reprise tardent à se confirmer, ou du moins demeurent pour le quidam difficilement mesurables.
Il convenait donc de mettre un coup de projecteur sur quelques informations en provenance de France comme de l’étranger qui prouvent que nous disposons de sérieux atouts, dans de nombreux domaines. Mis bout à bout, ces données et projets encourageants pourraient bien permettre, à un horizon pas si lointain, de donner un nouvel élan à des entreprises françaises aux compétences reconnues, de renforcer notre compétitivité et ainsi plus largement contribuer au retour d’un climat de confiance.
Car comme vous allez pouvoir le constater en écoutant la chronique audio, le « made in France » n’est pas, loin s’en faut, dernier de la classe au niveau européen et mondial. Il devance même, dans de nombreux secteurs, certains pays qu’on imagine beaucoup plus à la pointe du progrès que nous. Lire la suite