FAUT-IL PRENDRE LES VESSIES INDUSTRIELLES FRANCAISES POUR DES LANTERNES DE CROISSANCE ?

On a beau vous raconter des chars assez régulièrement, sauf sur AWI, les réalités politiques, économiques, sociales et environnementales, trouvent parfois des motifs d’apaisement voire de réjouissance bienvenus, surtout en cette veille de fêtes de fin d’année.

Aussi lorsque le bilan exclusif émanant de L’Usine Nouvelle, indique que 122 entreprises industrielles ont inauguré en 2018 de nouvelles capacités de production, dont 60 correspondent à des créations d’usines ex-nihilo, confirmant le sursaut déjà enregistré en 2017, on cherche à creuser.

Force est de constater qu’il existe chez nous, et c’est heureux, des réussites entrepreneuriales dans le secteur des industries comme des services qui ne peuvent qu’être saluées et donc soutenues.

Qu’il s’agisse de créations de nouvelles usines ou d’extensions et modernisation de capacités d’unités de production existantes, le passage au crible des quelques 600 articles publiés chaque jour entre janvier et mi-décembre 2018 sur le site internet usinenouvelle.com, dans la rubrique « Quotidien des usines », alimentée par des correspondants en région et la rédaction s’avère réconfortant. Ce bilan permet en effet de déduire que pour la deuxième année consécutive, l’industrie française redresse la tête. Lire la suite

AWI-MAGE DE LA SEMAINE – LA HALLE FREYSSINET DEVIENT STATION F


Fantastique contraste entre deux époques et deux vocations distinctes, la Halle Freyssinet s’est, comme par magie, transformée en Station F. L’immense bâtiment ferroviaire construit dans les années 1920 qui a abrité jusqu’en 2006 les messageries de la gare d’Austerlitz dans le 13e arrondissement de Paris est devenu, à l’issue de quatre années de travaux, une spectaculaire et lumineuse plateforme du high-tech destinée à l’accueil et au développement de start-ups. Inaugurée le 29 juin en présence d’Emmanuel Macron, président de la République française et de Anne Hidalgo, maire de Paris, cette remarquable plateforme vivante de l’innovation témoigne que le passé glorieux a su laisser place à un univers futuriste et prometteur.  Bien que déjà classée depuis 2012 à l’Inventaire des Monuments Historiques en raison de ses caractéristiques architecturales et techniques, les concepteurs de la Halle Freyssinet, n’imaginaient certainement pas que ce bâtiment puisse devenir, quasiment cent ans plus tard, une fois rénové, un emblème de l’ère numérique de ce début de XXIe siècle. Imaginé et surtout financé exclusivement par Xavier Niel, l’immense bâtiment de 34.000 mètres carrés baptisé station F confié aux bons soins du cabinet d’architectes Wilmotte & Associés devient ainsi le plus gros incubateur de start-ups de France. « A French free message » résolument tourné vers le big-data et les perspectives d’avenir est ainsi clairement envoyé par un Français libre et audacieux au monde entier. Lire la suite

PEUT-ON RELANCER LA CROISSANCE AVEC DE VIEILLES RECETTES A BASE DE BTP ?

Invité sur RTL lundi, François Hollande s’est, sans le dire expressément, ressaisit d’une antienne « Quand le bâtiment va, tout va ». Une formule qui garde aujourd’hui tout son sens, sous réserve qu’il soit pris grand soin de l’adapter aux réalités de notre époque.
Surtout, lorsque sur fond de crise endémique, de délocalisations et disparitions d’industries, le boom du numérique et la naissance de nombreuses start-ups ne peuvent à eux seuls répondre à court terme aux problèmes actuellement rencontrés.
Voilà sans doute pourquoi en déclarant que la croissance économique atteindrait 1,1% cette année en France – soit un peu mieux que le 1,0% prévu par le gouvernement – le président français s’est notamment dit conscient que la déprime du secteur de la construction tirait la croissance du pays à la baisse, annonçant dans la foulée que des mesures visant à faciliter l’accession à la propriété seraient prises.
Il est vrai que sur fond de création de smart cities et de développement des énergies renouvelables notamment, ces nouveaux concepts pourraient se révéler à court et moyen termes, porteurs d’emplois faisant l’objet de formations qualifiantes étudiées au cas par cas.
Même si la question financement public privé demeure, pourquoi se priver de vieilles recettes à base de BTP si ces dernières mises au goût du jour peuvent permettre de relancer l’économie ? Et au bout du compte créer une véritable dynamique en matière d’activités et d’emplois dans notre vieux pays en quête de perspectives de développement durable.
Qu’il s’agisse de produits comme de méthodes, ce qui fait l’intérêt de l’innovation se trouve toujours dans son adéquation au regard de besoins exprimés ou latents. Des innovations qui doivent se traduire par l’apport de solutions destinées à améliorer les conditions de vie des êtres humains et le fonctionnement même de la société. Des réalités qui concernent aussi bien l’urbanisme, le logement, le transport, la communication, la santé…
C’est sans doute en s’attachant à progresser durablement dans ces différents domaines qu’on peut légitimement espérer tendre vers un équilibre global plus satisfaisant, et donner à chacun envie de participer au franchissement du cap XXIe siècle, en quelque sorte nouveau cap de bonne espérance. Lire la suite

FACE AUX DIFFICULTES ACTUELLES LES JEUNES NE VEULENT PAS RESTER LES BRAS CROISES

En dépit d’une conjoncture encore morose en termes d’activité et d’emploi dans notre pays , les jeunes français qui ont des projets professionnels ne comptent pas rester dans l’attente de jours meilleurs pour entreprendre.
Conscients des difficultés rencontrées dans de nombreux secteurs d’activités et de perspectives d’embauches au sein d’entreprises publiques et privées encore très aléatoires, les jeunes se montrent de plus en plus séduits par le « do it yourself ».
Ce phénomène touche garçons et filles, toutes catégories sociales confondues, que les jeunes soient ou non détenteurs d’une solide formation professionnelle voire d’un niveau d’études supérieures et de diplômes. Cette tendance qui joue parfois du self made man est une bonne nouvelle, même si tous les aspirants ne sont pas promis au même succès.
Enclenchée et même boostée avec la formule de l’auto-entrepreneur créée en 2009 par Hervé Novelli , cette tendance entrepreneuriale qui touche tous les métiers doit être encouragée. Elle tend d’ailleurs à prendre de l’ampleur notamment grâce aux apports des nouvelles technologies de l’information et de la communication qui fournissent de précieux moyens d’échanges et outils qui facilitent l’élaboration de projets d’entreprise voire le développement d’innovations entrant dans le cadre de la création de start-ups.
L’initiative privée est une chance pour notre économie et pour ceux qui osent se lancer dans ce qu’il faut bien appeler une aventure.
Depuis le 19 décembre 2014, de nouvelles dispositions définies par la loi Pinel du 18 juin 2014 s’appliquent au régime de l’auto-entrepreneur. Mais si le terme de micro-entrepreneur se substitue à celui d’auto-entrepreneur, les avantages et possibilités offertes demeurent identiques.
Il est vrai qu’une création d’entreprise sur deux, en France, passe par le canal de l’auto-entreprise qui répond à la fois une véritable attente et à des besoins. Ce n’est donc pas un hasard si on dénombre aujourd’hui plus de un million de micro-entreprises.
Les étudiants aspirent également à devenir chefs d’entreprise, sachant qu’un diplômé sur quatre de la promotion 2013 a créé son entreprise un an après la sortie, contre 17 % en 2011 et seulement 9 % en 2004. D’ailleurs, de nombreuses écoles et universités se montrent de plus en plus à l’écoute des projets présentés par des étudiants, Pour preuve l’initiative prise début 2015 par l’’université Paris-Dauphine de lancer un nouveau dispositif « pour aider les étudiants à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale » avec un programme de pré-incubation appelé D-Start.
La jeunesse a compris qu’elle devait prendre son avenir professionnel en mains ! Lire la suite

LES ROBOTS SONT NOS AMIS !

Si vous doutez encore aujourd’hui que la robotique puisse devenir un facteur déterminant  de compétitivité et de création d’emplois, cette chronique vous fera sans doutes changer d’avis. Car les difficultés rencontrées en France dans l’industrie et les services s’expliquent en grande partie en raison du retard accumulé dans ce domaine.

Si la robotique reste chez nous « tabou »,  force est de constater que  tel n’est pas le cas dans un certain nombre de pays développés qui ont investi dans ce domaine, ce qui leur permet de figurer parmi les mieux placés  en termes de maintien  de la part de l’industrie dans leur PIB, sans parler  de la création d’emplois induits. Par ailleurs, dans les pays  nordiques ou anglo-saxons, le secteur des services a nous dit-on trouvé par ce biais des gains de productivité plus importants. Tels sont du moins les séduisants enseignements que livrent  les auteurs de l’article intitulé : »  Economie de la robotique : les nouveaux enjeux » publié dans le numéro 3047 de problèmes économiques publié par la Documentation française. Lire la suite