COREES : UNE PREMIERE VICTOIRE OLYMPIQUE

C’est avec satisfaction qu’AWI constate aujourd’hui le net apaisement du climat de tension généré ces derniers mois par des échanges au ton guerrier entre Kim Jong-Un et Donald Trump sur fond de lancements de missiles balistiques et d’essais nucléaires menés par la Corée du Nord.

Des opérations et provocations qui ont légitimement inquiété la communauté internationale qui commençait à craindre très sérieusement un risque de clash de la part de l’un ou l’autre des belligérants.

C’était avant que les frères ennemis de la péninsule coréenne ne parviennent finalement à se retrouver mardi 9 janvier pour des pourparlers liés à la demande de participation de la Corée du Nord aux Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang.
Si le problème à l’origine du différend demeure entier, la période qui s’ouvre offre néanmoins une possible mise dans les starting-block de négociations aux dimensions élargies, notamment entre Washington et Pyongyang.

La chronique du 2 janvier 2017 intitulée : « Corée : des Olympiades pour endiguer un jeu dangereux » diffusée sur la webradio webtv tv indépendante, se voulait d’ailleurs optimiste concernant l’éventuelle participation d’athlètes nord-coréens aux Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud. Lire la suite

COREE : DES OLYMPIADES POUR ENDIGUER UN JEU DANGEREUX

Les Jeux Olympiques d’hiver qui se dérouleront du 9 au 25 février à Pyeongchang, en Corée du Sud, et seront suivis des Jeux paralympiques, du 9 au 18 mars, pourraient constituer une étape clé dans la course folle à la nucléarisation d’armements qui a conduit la Corée du Nord à générer une vive tension au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. Autrement dit, ces olympiades pourraient s’avérer particulièrement bénéfiques sur le plan sportif mais aussi diplomatique. Du moins aimerait-on l’imaginer au regard des enjeux. Se saisir de cet évènement qui rassemble et réjouit les peuples pour ouvrir de nouvelles pistes de dialogue entre Pyongyang et Séoul, constituerait sans nul doute le plus bel exploit qu’on aimerait avoir à saluer, en ce début d’année 2018. Toujours est-il  qu’en présentant ses voeux de Nouvel An, Kim Jong-Un a semblé vouloir détendre l’atmosphère en proposant l’ouverture de discussions sur l’envoi d’une délégation nord-coréenne aux prochains Jeux Olympiques d’hiver. Persuadé de disposer d’armements nucléaires opérationnels dont la vocation serait à l’en croire, exclusivement dissuasive, il n’a pu s’empêcher de provoquer en précisant que le bouton de mise à feu était sur son bureau. Un détail qui n’a certainement pas échappé aux observateurs qui voient d’un très mauvais oeil les multiples essais balistiques menés ces derniers temps et n’apprécient pas davantage l’attitude belligérante de ce pays d’Asie orientale. Face à la menace qui pèse sur les Etats-Unis, il n’est donc guère surprenant que lors de sa fête du Nouvel An à Mar-a-Lago, Donald Trump se soit montré dubitatif en déclarant : « Nous verrons, nous verrons ». Il est certain que si les athlètes nord-coréens étaient amenés à participer aux Jeux olympiques d’hiver, un blanc manteau, symbole de paix par excellence, pourrait offrir l’occasion d’une belle sortie de crise, voire encourager sur la lancée un règlement pacifique de la situation. Tout en restant prudent, on ne peut que former le voeu d’un retour à la raison de tous côtés. Une orientation qui devra inévitablement passer par un tremplin de négociation nécessitant le respect de règles strictes pour éviter tout saut vers l’inconnu qui ne pourrait que détruire les efforts de paix déjà malmenés dans de nombreuses régions du globe. Comme il est possible de le  constater, à Pyeongchang, toutes les pistes  sont ouvertes. Chroniques audio de retour prochainement