ET SI LE SABLE VENAIT LUI AUSSI A MANQUER ?

Après avoir attiré votre attention sur l’intérêt présenté par certains métaux qui a l’instar du cuivre, lithium, cobalt… voient leurs cours grimper en raison d’une surabondance de la demande, d’une part, et de ressources limitées, d‘autre part, c’est sur le sable que nous arrêtons aujourd’hui.
Car si ces métaux « précieux » occupent une place de premier ordre dans la fabrication de voitures électriques et autres batteries, le sable se glisse partout.
Aussi, n’allez pas croire que les sables du désert qui cachent bien des énergies fossiles ( pétrole, gaz, charbon, schistes, ) et font figure d’une inépuisable ressource ne nous mettent à l’abri d’une pénurie. Surexploités en raison de leurs propriétés qui les rendent indispensables pour la réalisation de nombreux objets de la vie quotidienne comme le verre, l’électronique, ou encore des matériaux de construction type béton, notamment, le sable est également devenu incontournable pour répondre aux défis du changement climatique, après transformation en silicium. Une nouvelle orientation qui veut que la transition énergétique passe par un recours accéléré à l’électricité, via les énergies renouvelables. Une tendance qui met du même coup le sable au pied du mur pour répondre aux immenses besoins liés entre autres à la fabrication des capteurs solaires photovoltaïques, éoliennes et autres technologies de pointe comme la fibre optique.
Le forfait Sable qu’on imaginait illimité pourrait, si on n’y prend garde, se réduire comme peau de chagrin et donc faire appel au génie humain pour résoudre l’étendue du problème. Effet climat ou pas, des preuves auraient été apportées que le sable se ferait de plus en plus rare et viendrait même à manquer. C’est du moins l’une des conclusions que tire une poignée de scientifiques spécialisés en recherche sur la biodiversité.
Pour en savoir plus, il vous faudra attendre la semaine prochaine. Vous pourrez néanmoins, à l’occasion d’une plage de repos, patienter en consultant la chronique intitulée : « ENVOLEE DES COURS DE CERTAINS METAUX : AWI AVAIT VU JUSTE » diffusée le 17 octobre dernier sur AWI. Cliquez ici pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

L’ENERGIE SOLAIRE FRAPPE A LA PORTE DU DESERT MAROCAIN

Pays organisateur de la COP22 qui se tiendra à Marrakech, du 7 au 18 novembre 2016, le Maroc a visiblement parfaitement compris que les énergies renouvelables avaient toute leur place au soleil. Les déserts jusqu’ici objets de prospections et forages pour des gisements de gaz et de pétrole pourraient ainsi devenir dans un proche avenir, les terrains de prédilection d’énergies renouvelables, solaires et éoliennes notamment, le gaz naturel restant une ressource à privilégier.
Le site retenu pour accueillir le complexe solaire NOOR qui a préalablement fait l’objet de nombreuses études d’impact environnemental et social, se trouve à environ 10 km de la ville d’Ouarzazate.
Les trois phases de cette gigantesque opération qui représentent un investissement de quelques 9 milliards de dollars se fixent pour objectifs de :
– Réduire la dépendance énergétique du Royaume, le Maroc dépendant 
à 95% du pétrole pour ses besoins énergétiques
– Valoriser une ressource nationale,
– Créer un avantage compétitif énergétique sur le long terme,
– Diminuer les émissions de gaz à effet de serre.
L’impressionnant complexe composé de 5 méga-centrales solaires qui totaliseront une puissance de 500 MW, viendra s’ajouter au développement de l’énergie hydroélectrique et éolienne, donnant ainsi au Maroc la possibilité de tirer près de la moitié de ses besoins en électricité de sources renouvelables d’ici à 2020, voire de devenir exportateur d’énergies propres.
En inaugurant la semaine dernière, la première tranche de cette gigantesque centrale solaire appelée à devenir, selon ses promoteurs, la plus importante du monde, Mohamed VI, roi du Maroc, pourrait bien ravir, en ce début de XXIe siècle, le titre de roi Soleil à Louis XIV qui fût, en son temps, un grand porteur de réalisations qui ont fait date dans l’Histoire. La chronique audio se plaît à décrire cette oeuvre qui éclaire sous un jour nouveau les réalités de la transition énergétique qui tend à se développer à l’échelle mondiale pour assurer l’avenir. Lire la suite