SPECIFICITES ET IMPACTS DE LA REVOLUTION NUMERIQUE SUR LE CONTINENT AFRICAIN

Cette chronique qui s’inscrit dans la suite logique de celle diffusée le 20 avril dernier sous le titre « L’Afrique : continent de l’espoir ?», n’a pas pour but d’évoquer les démêlés judiciaires auxquels se trouve confronté le groupe Bolloré.
Elle permet néanmoins de rappeler que le groupe français joue un rôle de premier plan sur le continent africain où il est présent dans 46 pays, exploite 16 terminaux à conteneurs ainsi que trois concessions ferroviaires et emploie 25.000 personnes.
Moins médiatisée que d’autres activités de l’empire Bolloré comme les médias et ses 20% dans Vivendi ou les batteries électriques, la division transport et logistique a dégagé un chiffre d’affaires de 2,4 milliards d’euros sur le continent africain l’an dernier.
Une activité qui fait parmi bien d’autres largement appel aux TIC. Ces dernières fournissent d’ailleurs à Olivier Ninot et Elisabeth Peyroux, tous deux géographes et ingénieurs de recherche au CNRS l’occasion de livrer leur analyse concernant les spécificités des trajectoire des pays africains en la matière sachant que selon eux : « L’adoption massive des TIC représente plus un moteur de développement qu’une de ses manifestations »
A ce titre, il est intéressant d’observer que les smartphones constituent les premiers outils significatifs de la révolution numérique qui a lieu sur le continent africain.
Alors que le marché de ces équipements a pour la première fois reculé l’an dernier dans le monde, le nombre d’utilisateurs de smartphones devrait en effet continuer à progresser en Afrique. A tel point que d’ici à 2020, 660 millions d’africains devraient être équipés, contre 336 millions en 2016.
Avec un continent qui compte plus d’un milliard d’habitants et bientôt deux milliards, les besoins croissants touchant entre autres l’éducation, le secteur financier, la gestion et l’aménagement urbain, la santé, la logistique, l’utilisation de plus en plus répandue des TIC constitue une avancée majeure qui contribue  à transformer et améliorer notablement l’organisation et le fonctionnement même de la société africaine qui est loin d’être uniforme.
C’est donc sur cette trajectoire singulière de l’Afrique en termes de révolution numérique et de développement que la chronique audio choisit de s’arrêter. Cliquez ici pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

SAMSUNG ECOPE D’UNE MAUVAISE « NOTE » AVEC SON GALAXY DERNIER CRI

October 13, 2016. REUTERS/Kham

On appelle çà un « accident industriel ». Pourtant, le Galaxy Note 7 devait être le produit phare de la gamme de smartphones du géant de l’électronique Samsung. Mais après plusieurs dizaines de cas d’explosion de la batterie (35 recensés à ce jour), la firme sud-coréenne a dû annoncer l’arrêt de sa production. Les autorités américaines ont d’ailleurs décidé de l’interdire dans tous les avions au départ ou à destination des Etats-Unis, ainsi que sur les vols intérieurs.
Un tel accident de parcours n’est pas une première dans le secteur industriel. De nombreuses firmes de renom se sont heurtées à des dysfonctionnements ou erreurs plus ou moins graves : dans l’automobile (airbag, freins, électronique …) obligeant au rappel de millions de véhicules; dans l’alimentaire, mais aussi en santé pharmacie. Toutefois, dans tous les cas, la cause fût très vite identifiée et les solutions rapidement apportées.
Or, en dépit de la mobilisation des ingénieurs du géant sud-coréen et de multiples essais réalisés en laboratoire dans un premier temps peu concluants, il fallut attendre qu’un communiqué de la firme annonce, en fin de semaine dernière, qu’une cellule de la batterie était la cause probable de l’explosion. Quoi qu’il en soit, ce défaut cuisant fera perdre quelques 2,3 milliards de dollars à Samsung et, affectera le bénéfice de l’entreprise. De plus, l’image de Samnsung se trouve ternie, 40% des clients déclarant du coup vouloir abandonner la marque. Lire la suite

LE PERE NOËL EST UN HUMANOÏDE QUI ADORE LES ENFANTS ET L’INNOVATION

Pour terminer l’année en beauté et rester en harmonie avec les préoccupations de chacun en une période qui se veut festive, en dépit des difficultés actuelles, la webradio AWI ne pouvait passer sous silence Noël sans se laisser porter par les produits tendances qui connaissent un véritable engouement.
Que vous soyez chaud partisan de produits traditionnels à vocation pédagogique et autres jouets en bois à senteurs écolo, il vous sera très difficile de ne pas prêter attention à ces équipements tendance qui portés par l’innovation technologique, la miniaturisation et le développement des services associés enregistrent un véritable succès dans le monde entier.
La dernière étude de l’INSEE concernant les dépenses des ménages français en produits de l’économie de l’information depuis 50 ans, ne laisse d’ailleurs planer aucun doute sur ce qui explique cette tendance de fond.
En 2012, les ménages ont en effet dépensé 67 milliards d’euros en produits de l’économie de l’information, ce qui représente 2.370 euros en moyenne par ménage. Ils consacrent aujourd’hui 6,0% de leur budget à ces derniers contre seulement 3,8% en 1960.
Il est vrai que depuis 50 ans, plusieurs innovations ont pris place dans notre quotidien. La télévision avec le développement des postes couleurs, des écrans plats puis les ordinateurs à partir des années 70. Ensuite sont apparus les bouquets de programmes de radio et de télévision, le téléphone mobile et Internet. Outre l’intérêt patent en termes de communication et d’accès aux savoirs, cette économie doit notamment son développement à une très forte baisse des prix des équipements de l’ordre de –4,3% par an en moyenne de 2008 à 2012, alors que la hausse des prix des services n’a été que de +3,5% en moyenne .
Voilà pourquoi la webradio AWI qui s’attache à regarder les réalités en face et à donner de la voix ne pouvait rester muette au pied du sapin et à la veille du Nouvel An. Lire la suite