LES DEPARTS MASSIFS DE FIN DE CARRIERE D’ICI 2020 SONT ILS DE BON AUGURE EN TERMES DE CREATION D’EMPLOIS ?

Lorsqu’on regarde l’évolution de la pyramide des âges de la population française, le moins qu’on puisse dire c’est que le Gaulois accuse un coup de vieux qui le rend plus « in » que « out ». Bon an mal an, la population française continue de vieillir sous le double effet de l’augmentation de l’espérance de vie et de l’avancée en âge des générations nombreuses du baby-boom nées entre 1947 et 1973.
Au 1er janvier 2011, l’âge moyen des hommes en France atteignait 38,9 ans et celui des femmes 41,9 ans. Et aujourd’hui, tous sexes confondus, l’âge moyen en France dépasse 40 ans alors qu’il était tout juste inférieur à 37 ans il y a 20 ans.
En dépit d’un taux de natalité que certains de nos proches voisins européens nous envient, l’âge moyen de la population en France passera à 43,6 ans en 2040.
A titre de comparaison il est intéressant d’observer qu’en Allemagne l’âge médian est de 43,3 ans et qu’il faut aller à Monaco pour toucher l’extrême, à savoir 50 ans.
En revanche, en Afrique, au Niger, en Ouganda, au Mali notamment, l’âge médian de la population est de 18 ans
Quant aux Etats Unis, ils bénéficient d’une population dont l’âge médian n’est que de 36 ans.
Une situation qui soulève chez nous un certain nombre de questions en pleine période de transition économique. Le vieillissement de la population qui traduit la constante amélioration de l’état de santé des individus peut il être considéré comme une bonne nouvelle ? Les départs massifs de fin de carrière d’ici 2020 dans toutes les régions sont ils de bon augure en termes de création d’activités et d’emplois ?
Le papy boom aura t’il raison de la crise ?
Visiblement, rien n’est moins sûr. Lire la suite

ENTRE REPARTITION ET CAPITALISATION L’AVENIR DES RETRAITES EN QUESTION

Cette introduction à la chronique audio portant sur le projet de loi de réforme des retraites que vous êtes invités à écouter est basée sur une histoire vécue authentique qui trouve aujourd’hui tout son sel et ne manquera sans doute pas de susciter quelques réactions.
En septembre 1993, l’actuel directeur de la rédaction de la webradio AWI, optait, à l’issue d’un parcours de journaliste salarié d’une dizaine d’années, pour un exercice en libéral de son métier de journaliste professionnel. Ce nouveau statut allait le conduire, dés son début d’activité en libéral, à adresser à la CNAV et aux autres Caisses spécialisées sa demande d’inscription afin de poursuivre le paiement de cotisations et de bénéficier de droits. Mais à l’époque, quelle ne fût pas la surprise ! En dépit de demandes d’inscription maintes fois réitérées à ces différents organismes, que fût-il répondu à l’intéressé par la CNAV et les autres Caisses spécialisées dans les métiers de l’information et de la communication ? : « Nous ne pouvons vous inscrire à un régime de retraite en tant que journaliste exerçant en libéral ou indépendant. Le statut de journaliste impose qu’il existe un lien de subordination entre l’employé et l’employeur pour bénéficier de droits à un régime de retraite. Le statut de journaliste libéral – autrement dit libre – n’est pas reconnu ». Malgré l’appui par écrit des services des impôts attestant de la réalité de l’exercice du métier de journaliste en libéral, rien n’y fît ! Bien sûr cette obligation de justifier un lien de subordination entre employé et employeur, passage obligé pour l’ouverture de droits à la retraite d’un journaliste, a de quoi surprendre, surtout en 2013. Mais cette histoire vraie qui en dit long, méritait de figurer en préambule à une chronique audio concernant les retraites qui se trouvent actuellement en France au cœur de l’actualité économique et sociale. Chacun pourra ainsi juger d’inepties qui ont marqué le temps, et ont conduit un journaliste indépendant à ne pouvoir miser que sur la capitalisation pour éviter le « zéro retraite ». La liberté d’informer librement fût acquise à ce prix ! Elle s’exerce aujourd’hui concernant le projet de réforme des retraites et les manifestations qu’il suscite, sachant que seulement 12% des actifs français connaissent le montant de leur future retraite. Lire la suite

SUR LE PIED DE GUERRE

Alors que le son du clairon commence à se faire entendre en vue de la véritable rentrée, que les états-majors de tous bords se réunissent au grand complet pour élaborer des stratégies destinées à juguler un certain nombre de menaces qui pèsent au-dessus de nos têtes dans l’Hexagone, chacun fourbit ses armes.
Toutefois, les préoccupations économiques et sociales qui retiennent depuis déjà quelques temps l’attention en France ne peuvent masquer la perspective de frappes aériennes occidentales en Syrie qui semble se préciser. Russie et Chine continuant d’afficher leur ferme opposition à toute intervention étrangère armée contre le régime de Bachar al Assad.
Reflet du climat actuel, les places boursières Wall-Street comme Paris notamment dévissent.
Dans le même temps, Jean-Marc Ayrault, Premier ministre poursuit son opération de déminage sur les retraites,  les derniers chiffres du chômage devant être publiés mardi par l’Insee ne montrant aucune armistice sur le front de l’emploi.
Aussi, en attendant des lendemains meilleurs:  éviter tous les risques de conflits, chercher le consensus avec les différents partenaires sont deux objectifs qui semblent prévaloir au sein du gouvernement après des déclarations d’été un peu précipitées et donc corrigées.
On comprend donc aisément que cette rentrée 2013 ne s’annonce pas de tout repos tant au niveau national qu’international. Lire la suite