EN FRANCE UN PARC DE LOGEMENTS OBJET DE GRANDES VACANCES

Avec 67 186 638 habitants au 1er janvier 2018, et 35,2 millions de logements (hors Mayotte), en dehors des locaux d’hébergements dans les résidences offrant des services spécifiques, la dernière enquête de l’Insee livre des réalités qui expliquent ce peut apparaître, au premier regard, contradictoire.
Entre 2010 et 2015, la France s’est enrichit de 374.000 logements par an, ce qui représente l’équivalent du parc de logements d’un département comme le Haut-Rhin.
En 2015, 29 millions de logements étaient des résidences principales.
Si avant 2010 leur part dans le nombre total de logements augmentait, entre 2010 et 2015, elle a diminué de 0,9 point.
Clé de l’augmentation du parc de logements, la résidence principale ne contribue plus que pour les deux tiers à cette croissance, alors que leur part  atteignait 86% entre 1990 et 1999.
Plusieurs facteurs expliquent cette tendance du parc de logements.
Tout d’abord, l’augmentation du nombre de résidences secondaires ou occasionnelles mais aussi le nombre de logements vacants.
Avec 2,8 millions de logements en état de vacance, ces derniers représentaient en 2015 pas moins de 8,0% du parc global. Une proportion qui n’a cessé d’augmenter au cours des années. Ce qui interpelle également, ce sont les données relatives au  rythme de vacances de logements qui a augmenté depuis 2010 au rythme de + 3 ,4% par an.  Il est  également vrai  que ce phénomène est plus marqué dans les villes centres qu’en périphérie.  Bien entendu, à Paris où la demande dépasse largement l’offre, mais aussi  dans de grande villes où le marché de l’immobilier est tendu, le phénomène de vacance est nettement moins important sans pour  autant être inexistant.
L’enquête Insee, révèle  également une  situation qui apparaît  contradictoire. En effet, entre 2010 et 2015, le parc de logements a augmenté au rythme moyen de 1,1 % par an, soit 2,2 fois plus rapidement que la population.  Autant d’informations qui soulèvent de nombreuses questions et méritent quelques explications. Cliquez ici pour consulter la chronique audio

LES RESIDENCES SECONDAIRES RATTRAPEES PAR UNE FISCALITE SANS IMPÖTS

En affirmant, devant les caméras, la semaine dernière, lors de l’émission face aux Français, sur TF1, qu’il n’y aurait plus d’impôts nouveaux en 2015, François Hollande, chef de l’Etat qui était venu pour reprendre du crédit, a fait une déclaration à sensation qui a néanmoins dû rester en travers de la gorge de nombreux Français.
En effet, mardi 4 novembre, le quotidien les Echos révélait l’existence d’un projet de loi de finances rectificative visant à augmenter de 20% la taxe d’habitation de certaines résidences secondaires dans un nombre limité de communes. D’où de vives réactions qui ne se sont pas fait attendre !
Bien que présentée par le ministre de l’Economie comme une mesure de « déblocage du logement » dans les zones « tendues », destinées à donner des recettes supplémentaires à un certain nombre de communes, le sang de nombreux heureux propriétaires de ce type de biens immobiliers n’a fait qu’un tour. On savait certes les communes soumises à des restrictions budgétaires, mais de là à imaginer un tour de passe-passe permettant de trouver des ressources dans les poches de contribuables attachés à un ailleurs…
Car effectivement, ce n’est pas un impôt mais une taxe. On joue sur les mots !
Par réflexe, les intéressés se sont immédiatement tournés vers leur municipalité pour tenter de savoir si leur commune d’adoption était ou non concernée. On s’est empressé de se saisir d’une carte de France pour savoir où cette taxe supplémentaire allait pouvoir être appliquée.
Et c’est là que de nombreux propriétaires d’une voire de plusieurs résidences secondaires se sont aperçus qu’en dépit d’une offre abondante, tant en location qu’en accession, largement supérieure à la demande, leur commune risquait bien d’être concernée.
Mauvais signal pour les actuels et futurs propriétaires de résidences secondaires, mais aussi pour un secteur d’activité articulé entre construction neuve et travaux sur existant qui se heurte déjà à moultes difficultés en raison de la crise. Lire la suite