LE « EN MÊME TEMPS » DU REMANIEMENT GOUVERNEMENTAL

Alors que l’Argentine s’enfonce dans une grave crise économique et financière, le président Mauricio Macri a décidé de procéder à un grand remaniement au sein de son gouvernement. Plus de dix ministères pourraient ainsi être supprimés.
En France, si les causes du remaniement au sein du gouvernement ne s’expliquent pas pour les mêmes raisons, force est de constater que la liste des départs annoncés s’allonge, sans parler des ministres qui semblent sur la sellette.
On attend désormais que le Maître des horloges remette, en ce mardi 4 septembre 2018, les pendules à l’heure. C’est fait ! Vous pouvez vous détendre et lire la suite

LA SANTE SANS PILOTE ?

Le verdict des élections municipales et le remaniement du gouvernement qui s’en est suivi, le 31 mars, risquent ils de porter atteinte au secteur Santé dans son ensemble ?
Passé le 1er avril qui a permis à certains d’annoncer la suppression du ministère de la Santé et la vente de son bâtiment dans le VIIe arrondissement parisien en vue d’une transformation en Ehpad, l’absence de tout ministre de la Santé de plein exercice au sein du gouvernement Valls a de quoi surprendre.
Surtout lorsqu’on se souvient avoir entendu François Hollande , lundi 31 mars, après la passation de pouvoirs entre Jean-Marc Ayrault et Emmanuel Valls au poste de Premier ministre, évoquer, dans une allocution télévisée, la mise en place d’un pacte de solidarité dont l’un des piliers serait la Sécurité sociale, avec une priorité donnée à la santé.
Il faudra donc attendre la semaine prochaine pour savoir si un ou une secrétaire d’Etat à la Santé sera nommé(e).
Quoi qu’il en soit, Marisol Touraine, désormais ministre des Affaires sociales stricto-sensu avait très peu fait parler d’elle avant comme pendant l’entre deux tours des élections municipales.
Même les commentateurs de la vie politique semblaient l’avoir totalement oubliée.
Or la santé, l’assurance maladie et la protection sociale dans son ensemble figurent parmi les priorités pour une grande majorité de Français.
La Santé ne peut donc se passer de pilote, surtout à l’heure où une stratégie nationale doit être menée. Lire la suite

CHANGEMENT DE CAVALIERS ET CHANGEMENT DE CAVALIERES

Cette première chronique de la semaine démarre dans le plus grand silence. Alors que la musique des élections municipales s’est arrêtée dimanche soir à 20H, le chef de l’Etat devrait annoncer ce soir un changement de cavaliers et de cavalières. En raison d’une sortie de piste, vraisemblablement due à un manque de rythme, alors que la France peine à tenir la cadence sur ses déficits, que son élan pour inverser la courbe du chômage reste sans échos, que les forces vives piaffent d’impatience pour retrouver place dans une mondialisation qui conduit les pays développés à jouer des coudes, François Hollande devrait présenter une nouvelle partition. Ce devrait donc être Valls à Matignon, avant que de nouveaux talents n’entrent en scène et ne respectent la mesure du changement de ton imposé. Objectif : éviter tout faux pas  avant les européennes. Vous n’avez pas fini d’en entendre parler ! Lire la suite

LES FRANCAIS A LA RECHERCHE DE VOIES DE REPRISE

Les élections municipales auront, comme on s’en doutait, bousculé le grand agenda et sonné le glas du premier chapitre d’un quinquennat plombé. Sans qu’il soit nécessaire d’attendre les résultats définitifs au soir du second tour, il se dit que François Hollande devrait s’adresser aux Français sur TF1, à l’issue d’élections locales qui traduisent de toute évidence une pressante demande de changement d’équipe et de politique. D’où ce parfum enivrant de remaniement !
Alors que les délicates élections européennes se profilent à l’horizon du mois de juin, et que la confiance des Français reste en berne, force est de constater que 86 % des Français interrogés dans un récent sondage demandent le départ Jean-Marc Ayrault, actuel premier ministre.
Est-ce à dire que l’homme n’a pas su convaincre ou que les actions politiques ont manqué de pertinence et de punch ? Que les signes de reprise de l’économie européenne mais surtout la légère progression du climat des affaires en France essentiellement due aux secteurs du commerce de gros comme de détail au mois de mars, certes peu perceptibles, arrivent trop tard ?
Surtout lorsqu’on apprend cette semaine, à la lecture des enquêtes réalisées par le bureau d’études Markit auprès des directeurs d’achat en France, en Allemagne et en zone euro qu’une amélioration des perspectives de reprise en raison de chiffres meilleurs qu’attendu de la France, dont le secteur privé a renoué avec la croissance, semblent de confirmer. Toutefois, les données publiées mardi par le ministère de l’Ecologie et du Développement durable concernant le nombre de logements autorisés comme celui des mises en chantier qui marquent la poursuite de leur recul en février en France, laissent planer le doute quant à une véritable reprise. Les résultats des élections municipales seraient ils les véritables marqueurs d’un changement ? Lire la suite