PEUT-ON RELANCER LA CROISSANCE AVEC DE VIEILLES RECETTES A BASE DE BTP ?

Invité sur RTL lundi, François Hollande s’est, sans le dire expressément, ressaisit d’une antienne « Quand le bâtiment va, tout va ». Une formule qui garde aujourd’hui tout son sens, sous réserve qu’il soit pris grand soin de l’adapter aux réalités de notre époque.
Surtout, lorsque sur fond de crise endémique, de délocalisations et disparitions d’industries, le boom du numérique et la naissance de nombreuses start-ups ne peuvent à eux seuls répondre à court terme aux problèmes actuellement rencontrés.
Voilà sans doute pourquoi en déclarant que la croissance économique atteindrait 1,1% cette année en France – soit un peu mieux que le 1,0% prévu par le gouvernement – le président français s’est notamment dit conscient que la déprime du secteur de la construction tirait la croissance du pays à la baisse, annonçant dans la foulée que des mesures visant à faciliter l’accession à la propriété seraient prises.
Il est vrai que sur fond de création de smart cities et de développement des énergies renouvelables notamment, ces nouveaux concepts pourraient se révéler à court et moyen termes, porteurs d’emplois faisant l’objet de formations qualifiantes étudiées au cas par cas.
Même si la question financement public privé demeure, pourquoi se priver de vieilles recettes à base de BTP si ces dernières mises au goût du jour peuvent permettre de relancer l’économie ? Et au bout du compte créer une véritable dynamique en matière d’activités et d’emplois dans notre vieux pays en quête de perspectives de développement durable.
Qu’il s’agisse de produits comme de méthodes, ce qui fait l’intérêt de l’innovation se trouve toujours dans son adéquation au regard de besoins exprimés ou latents. Des innovations qui doivent se traduire par l’apport de solutions destinées à améliorer les conditions de vie des êtres humains et le fonctionnement même de la société. Des réalités qui concernent aussi bien l’urbanisme, le logement, le transport, la communication, la santé…
C’est sans doute en s’attachant à progresser durablement dans ces différents domaines qu’on peut légitimement espérer tendre vers un équilibre global plus satisfaisant, et donner à chacun envie de participer au franchissement du cap XXIe siècle, en quelque sorte nouveau cap de bonne espérance. Lire la suite

LA RELANCE DE L’ECONOMIE PASSE PAR UNE VERITABLE POLITIQUE D’INVESTISSEMENTS LOURDS

Une personne physique, tout comme une entreprise ou un Etat ne peuvent s’enrichir qu’en investissant. Cette théorie n’appartient pas qu’à certains chantres de l’économie qui ont par le passé nourri nos pensées et parfois nos actes.
L’objectif consistant à investir dans des secteurs porteurs d’avenir.
Dans ce domaine, l’urbanisme avec tout ce qu’il comporte en termes d’infrastructures, de logements tant individuels que collectifs, tant privés que sociaux, de services de proximité, d’équipements de toutes natures, constitue un déterminant du développement qui se veut désormais durable.
Depuis le XVIII e siècle, les grands centres urbains jouent en effet un rôle moteur dans la croissance économique, leur poids dans l’économie mondiale devenant de plus en plus déterminant. Aujourd’hui, les six cents plus grandes métropoles planétaires représentent plus d’un tiers de la richesse mondiale. Ce phénomène est favorisé par une urbanisation croissante qui devrait se poursuivre jusqu’en 2050, la progression s’annonçant particulièrement soutenue dans les pays en développement. Mais les pays développés n’échappent pas à la règle même si les défis à relever ne sont pas rigoureusement identiques compte tenu des progrès déjà accomplis.
A l’heure où la stratégie d’aménagement du territoire français se heurte à une crise mondiale et au défaut de moyens financiers récurrents, le manque cruel d’imagination visant à innover dans ce domaine est patent.
Cette situation souligne le caractère très déconnecté des récentes mesures annoncées par le Premier ministre pour relancer la construction neuve en France.
D’où l’intérêt du dernier numéro de Problèmes économiques intitulé « Les villes dans la globalisation » qui met notamment l’accent sur les villes intelligentes « smart cities » qui visent à mobiliser les nouvelles technologies au service d’une gestion urbaine plus efficace et plus durable.
Démonstration que la solution de sortie de crise passe par l’investissement. Et qu’elle fait appel à une volonté politique clairement exprimée visant à orienter la société vers un développement, à la fois plus dynamique et harmonieux, résolument tourné vers le bien être de toutes les générations.
Car tout laisse à penser que c’est à ce prix que pourront se dessiner des perspectives encourageantes en termes d’activité, de compétitivité et d’emploi. Lire la suite

QUATRE PISTES POUR RELANCER L’ECONOMIE REELLE: AWI PERSISTE ET SIGNE !

Alors que la situation économique s’assombrit en raison d’un climat particulièrement délétère qui dépasse largement les limites  de l’Hexagone. Que des risques de tempêtes voire de séismes sociaux menacent nombre de pays, régions et départements. Que François Hollande, président de la République et son gouvernement se tournent  vers des experts ou commissions  pour réfléchir, à travers des rapports, aux solutions visant à juguler la crise, AWI propose quatre pistes pour relancer l’économie réelle. Les suggestions déjà évoquées  ces dernières années  sur la webradio indépendante, visent à relancer  l’économie dans quatre secteurs clés : automobile, construction, environnement, santé. Objectif : retirer « Lépine » qui empêche d’aller de l’avant et nuit à la compétitivité du  made in France. Lire la suite

LA SEMAINE DE L’APNEE

La webradio AWI ne pouvait rester ni sourde ni  muette face à l’évènement politique majeur qui conduira d’ici quelques jours  les Français  à élire leur prochain président de la République  par le biais du suffrage  universel. En marge du débat entre les deux candidats en  lice Nicolas Sarkozy et François Hollande mercredi soir, qui  alimentera de nombreux  commentaires bien au-delà du seul univers médiatique, AWI a souhaité livrer sa perception de l’ambiance qui prévaut aujourd’hui chez les électeurs, et revenir sur l’idée récente d’un  pacte européen de croissance. Pourquoi ? Tout d’abord parce que cette idée  rejoint les  thèmes  que nous avons abordés au cours des mois précédents, à la lecture d’études et d’analyses, sur la désindustrialisation, la politique d’austérité, la lutte contre dette et déficits, la compétitivité, le « made in France ». Lire la suite