AWIK-END MUSIC – HYON SONG-WOL CHANTEUSE NORD-COREENNE

Capture d’écran 2018 – Hyon Song-wol

Parce que les Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang, en Corée du Sud, fournissent une occasion unique de démontrer que le sport unit les peuples en permettant à de nombreux athlètes sélectionnés venus de très nombreux pays de participer aux différentes épreuves suivies dans le monde entier, l’Awik-end Music a voulu marquer l’évènement en vous invitant à découvrir une chanteuse populaire en Corée du Nord.
S’agissant de musique, Hyon Song-wol porte un nom prédestiné. Cette interprête nord-coréenne, fût membre du Pochonbo Electronic Ensemble, un groupe pop devenu célèbre en Corée du Nord au début des années 2000. Alors qu’en 2013, un média sud-coréen « The Chosun Ilbo » annonçait son exécution sur ordre du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, elle réapparue finalement neuf mois plus tard, à la télévision nord-coréenne. Invitée à se produire à l’occasion des festivités organisées conjointement par la Corée du Nord et la Corée du Sud, lors de l’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver, Hyon Song-wol a sans nul doute su dire ce qu’il fallait pour séduire le public, parvenant même à tirer des larmes de dirigeants Coréens assis dans les tribunes. La séquence vidéo que nous avons choisi de diffuser cette semaine se veut avant tout témoignage d’une réelle ouverture sur les spécificités d’un peuple et d’une culture qu’il nous faut apprendre à mieux connaître. Elle invite également à considérer que la musique comme bien d’autres arts, portent souvent des messages d’espoirs et de paix qui doivent, au même titre que les exploits sportifs, être mis au devant de la scène. Cliquez ici pour consulter la séquence vidéo

PYEONGCHANG A J-1

A l’issue des négociations concernant la participation des athlètes nord-coréens aux JO d’hiver de Pyeongchang en Corée du Sud, Kim Jong Un avait annoncé qu’une délégation de haut niveau assisterait à la cérémonie d’ouverture.

Pas moins de 229 pom-pom girls tout sourires vêtues de manteaux couleur lie de vin et coiffées de chapkas en fourrure noire ont ainsi emboité le pas des sportifs pour se rendre au village olympique. Mais en dépit des questions qui leurs ont été posées par les journalistes présents à l’aéroport rien n’a filtré sur le spectacle proprement dit, car c’est une des surprises du chef. On ne sait d’ailleurs où sera Kim Jong Un lors des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver, peut-être à son bureau. Lire la suite

LES PREPARATIFS DES JO D’HIVER EN COREE DU SUD VONT BON TRAIN

Ryom Tae-Ok et Kim Ju-Sik. Qualifié ce duo Nord-coréen participera aux JO en patinage artistique


Après l’échec de sa candidature face à Vancouver pour les Jeux olympiques d’hiver de 2010, puis de 2014 face à Sotchi au Japon, Pyeongchang a fini par remporter l’organisation des JO d’hiver 2018.
Les monts Taebaek et plus particulièrement les sites d’Alpensia et de Yongpyong, accueilleront donc toute une série d’épreuves qui ont déjà, dans le contexte actuel, un parfum de victoire diplomatico-sportive, la Corée du Nord étant parvenue avec la Corée du Sud, à un accord de participation pour cet événement de portée internationale.
Drapeau olympique et flamme olympique pourront donc trôner sur la péninsule coréenne du 9 au 25 février. Les athlètes des nombreuses nations qui participeront aux épreuves pourront se dire que slalom, ski de vitesse, patinage, courses de bobsleigh, sauts, biathlon, luge, bobsleigh et skeleton… permettent au-delà des remises de médailles remises aux vainqueurs, de rapprocher les peuples et surtout dans le cas présent, de surseoir aux vives tensions géopolitiques que rien ne semblait pouvoir apaiser.
Autrement dit, tout laisse à penser que cette période sera propice à aux rapprochements, aux échanges… sans pour autant occulter l’esprit de compétition et les exploits sportifs qui veulent que les meilleurs gagnent dans chaque discipline.
La chronique audio s’arrête sur l’ambiance des préparatifs de ces JO d’hiver de Pyeongchang qui donneront également lieu à des Jeux paralympiques, dont le caractère festif mais aussi culturel, ne pourra échapper aux regards du monde entier, en ce mois de février 2018. Cliquez ici pour écouter la chronique audio

COREE DU NORD – COREE DU SUD : UNE TRÊVE POUR EVITER LE PIRE


Les pourparlers officiels entre la Corée du Nord et la Corée du Sud qui se tiendront mardi prochain dans le village de Panmunjeom, en Corée du Nord, à moins de 500 mètres de la frontière intercoréenne, dans la province de Hwanghae, augurent une trêve bienvenue.

Tout d’abord parce que de tels échanges entre ces deux pays n’ont pas eu lieu depuis décembre 2015. On ne peut donc que souhaiter que ces derniers contribuent à apaiser le vif climat de tension guerrière qui prévaut depuis 1950-1953 . On se doit également d’espérer que cette ouverture conduise Donald Trump et Kim Jong Un à mettre momentanément un terme aux provocations qui inquiètent légitimement la communauté internationale sur fond d’essais balistiques et nucléaires menés par la Corée du Nord.

Le report des exercices militaires à grande échelle menés conjointement par les Etats-Unis et la Corée du Sud dans cette région du monde, mais aussi et surtout l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang auxquels comptent participer les Coréens du Nord et du Sud, mais aussi les Américains devraient offrir un retour au calme, même s’il n’est que relatif.

Preuve est apportée dans la péninsule coréenne de cet apaisement avec la présence de banderoles accrochées à une clôture de barbelés près de la zone militarisée séparant les deux Corées, à Paju, en Corée du Sud portant des messages en faveur de l’unification des deux Corées.
Toutefois, l’éclaircie qui se dessine dans la perspective des JO d’hiver demeure relativement aléatoire.

Kim reste en effet visiblement déterminé concernant la détention par son pays d’armes nucléaires, surtout lorsqu’il déclare à l’occasion de ses voeux développer en masse des missiles nucléaires pour un déploiement opérationnel et ajoute, une nouvelle fois, qu’il lancerait une frappe nucléaire si son pays était menacé.

Et c’est là que des images satellites viennent quelque peu ternir le souci d’apaisement.

Les analystes du site 38 North, qui suivent avec attention l’évolution de la situation en Corée du Nord, rapportaient dernièrement que Pyongyang s’apprêtait à tester un moteur-fusée dans une installation de Sohae, où tous les lancements de satellites ont eu lieu depuis 2012.

L’imagerie satellitaire du 25 décembre a notamment révélé qu’un nouveau test de moteur pourrait avoir lieu dans un proche avenir, même s’il ne s’agit pas, selon des sources bien informées , d’un nouveau lancement de fusée.
De plus, certains pays proches ne cachent pas leurs inquiétudes. Lire la suite

COREE : DES OLYMPIADES POUR ENDIGUER UN JEU DANGEREUX

Les Jeux Olympiques d’hiver qui se dérouleront du 9 au 25 février à Pyeongchang, en Corée du Sud, et seront suivis des Jeux paralympiques, du 9 au 18 mars, pourraient constituer une étape clé dans la course folle à la nucléarisation d’armements qui a conduit la Corée du Nord à générer une vive tension au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. Autrement dit, ces olympiades pourraient s’avérer particulièrement bénéfiques sur le plan sportif mais aussi diplomatique. Du moins aimerait-on l’imaginer au regard des enjeux. Se saisir de cet évènement qui rassemble et réjouit les peuples pour ouvrir de nouvelles pistes de dialogue entre Pyongyang et Séoul, constituerait sans nul doute le plus bel exploit qu’on aimerait avoir à saluer, en ce début d’année 2018. Toujours est-il  qu’en présentant ses voeux de Nouvel An, Kim Jong-Un a semblé vouloir détendre l’atmosphère en proposant l’ouverture de discussions sur l’envoi d’une délégation nord-coréenne aux prochains Jeux Olympiques d’hiver. Persuadé de disposer d’armements nucléaires opérationnels dont la vocation serait à l’en croire, exclusivement dissuasive, il n’a pu s’empêcher de provoquer en précisant que le bouton de mise à feu était sur son bureau. Un détail qui n’a certainement pas échappé aux observateurs qui voient d’un très mauvais oeil les multiples essais balistiques menés ces derniers temps et n’apprécient pas davantage l’attitude belligérante de ce pays d’Asie orientale. Face à la menace qui pèse sur les Etats-Unis, il n’est donc guère surprenant que lors de sa fête du Nouvel An à Mar-a-Lago, Donald Trump se soit montré dubitatif en déclarant : « Nous verrons, nous verrons ». Il est certain que si les athlètes nord-coréens étaient amenés à participer aux Jeux olympiques d’hiver, un blanc manteau, symbole de paix par excellence, pourrait offrir l’occasion d’une belle sortie de crise, voire encourager sur la lancée un règlement pacifique de la situation. Tout en restant prudent, on ne peut que former le voeu d’un retour à la raison de tous côtés. Une orientation qui devra inévitablement passer par un tremplin de négociation nécessitant le respect de règles strictes pour éviter tout saut vers l’inconnu qui ne pourrait que détruire les efforts de paix déjà malmenés dans de nombreuses régions du globe. Comme il est possible de le  constater, à Pyeongchang, toutes les pistes  sont ouvertes. Chroniques audio de retour prochainement