UNE TRES CHAUDE SEMAINE S’ANNONCE EN CE DEBUT D’ETE 2017

Ceci n’est pas à proprement parler un bulletin purement météorologique visant à vous informer du temps qu’il fera sur vos lieux de villégiature. Il s’agit en réalité de l’annonce du déclenchement d’une chaude semaine politique en ce début de mois de juillet qui a de quoi retenir au-delà de la seule attention du regard.
A tel point qu’en ce 30 juin 2017, certains qui se préparaient à faire leurs valises pour s’évader à l’occasion de vacances d’été bien méritées, doivent se demander si c’est vraiment le bon moment pour partir et, surtout se déconnecter de l’actualité.
Car, en raison de deux évènements politiques majeurs, la semaine prochaine ne sera pas sans intérêt.
Lundi 3 juillet, Emmanuel Macron, président de la République française réunira à Versailles, le Parlement en formation de Congrès pour s’adresser aux représentants de la nation récemment élus. Un rendez-vous présidentiel nécessaire jugé trop rare qui lui permettra de livrer sa vision de l’avenir, sa philosophie et sa stratégie. Ce ne sera que la troisième fois qu’un président s’exprime devant le Congrès depuis la réforme constitutionnelle de 2008 qui permet cette forme d’intervention.
Et le mardi 4 juillet, c’est Edouard Philippe, Premier ministre, qui prononcera son discours de politique générale dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Il suivra en cela la règle définie sous la Ve République, qui veut que les Premiers ministres se présentent devant les députés pour exposer de manière solennelle les grands axes de leurs programmes de gouvernement et les principales mesures qu’ils souhaitent mettre en œuvre.
Bien entendu, compte tenu de la majorité absolue dont bénéficie le gouvernement, la question de confiance ne rencontrera pas d’obstacles susceptibles de contrarier la percée de Jupiter.
Ces deux temps forts marqueront le véritable « top départ » de la nouvelle politique française.
De quoi justifier la privation de quelques jours de congés pour peu qu’on se sente, à un titre ou à un autre, concerné par la feuille de route détaillée en termes de décisions et d’actions à venir. D’autant que ces dernières auront été concoctées pour offrir aux Françaises et Français l’assurance de véritables espoirs en de meilleurs et encourageants lendemains. En attendant la rentrée… Lire la suite

EMMANUEL MACRON FAIT UN CHOIX HABILE EN NOMMANT EDOUARD PHILIPPE PREMIER MINISTRE

La presse aura trépigné d’impatience lundi 15 mai. Le bruit courrait avec insistance depuis quelques jours. Il était donné favori. C’est aujourd’hui confirmé !
A 46 ans, Edouard Philippe est l’homme que Emmanuel Macron, élu président de la République française, le 7 mai 2017, a choisi de nommer Premier ministre.
Successeur d’Antoine Rufenacht à la mairie du Havre depuis 2010, président de la communauté de l’agglomération havraise, puis député de la 7e circonscription de Seine-Maritime, son parcours « anguille » est digne d’intérêt.
Après avoir rejoint plusieurs partis politiques y compris à ses débuts le PS aux côtés de Michel Rocard, puis l’UMP, il a fait partie de l’équipe de soutien d’Alain Juppé, candidat à la primaire présidentielle Les Républicains de 2016. Il s’est ensuite rapproché de François Fillon, qu’il quittera finalement le 2 mars 2017, en raison des démêlés judiciaires auxquels se trouve confronté, celui qui semblait pourtant pouvoir figurer au second tour de l’élection présidentielle.
Afin de respecter la loi sur le cumul des mandats, Edouard Philippe avait dû sentir le vent du grand large venir puisqu’il avait renoncé à se présenter aux élections législatives de 2017.
Quoi qu’il en soit, Emmanuel Macron et Edouard Philippe se connaissent bien et s’apprécient.
Il est vrai que cet homme réservé est passé dans le même moule que le nouveau président de la République, à quelques d’années d’écart. Ancien élève d’hypokhâgne, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (section Service public, promotion 1992) et ancien élève de l’École nationale d’administration (promotion Marc-Bloch), il commence sa carrière au Conseil d’État en 1997 en se spécialisant dans le droit des marchés publics. A l’instar d’Emmanuel Macron, il connaîtra plusieurs expériences dans le privé. Tout d’abord en tant qu’avocat au sein du cabinet américain Debevoise & Plimpton LLP , puis chez Areva, où il occupera le poste de directeur des Affaires publiques de 2007 à 2010. Méconnu du grand public, force est de constater que cet homme a su gravir les échelons petit à petit sans faire de bruit, sans se priver de son goût pour l’écriture, notamment en qualité de co-auteur de deux livres aux titres révélateurs, le premier étant intitulé :  » Dans l’ombre » et le deuxième :  » L’heure de vérité ». De plus, ce qui ne gâche rien, Edouard Philippe est un sportif confirmé qui a très vite pris conscience que la politique était un authentique sport de combat (Chronique AWI du 2 mai 2017).
Passionné de boxe qu’il pratique régulièrement, il apprécie ce sport qui selon ses propres termes rend humble au regard des coups que l’on prend et de ceux que l’on donne. Il partage d’ailleurs le même entraîneur avec l’ex-champion français de kick-boxing, Jérôme Le Banner, qu’il a rencontré au cours d’un événement sportif et associatif en février 2015.
Compétences intellectuelles et politiques reconnues et excellente condition physique, sont autant de qualités qui devraient permettre à Edouard Philippe, désormais chef du nouveau gouvernement, d’avoir l’occasion d’exprimer ses talents pour que la France relève la tête voire remporte quelques victoires.
Munis de ses gants marqués LR, il est désormais sur le ring et va devoir au nom de la République en Marche se tailler une image à la hauteur de son titre.
Sa nomination à la tête du gouvernement dont la composition sera connue demain marque bien la volonté de renouveau prônée par Emmanuel Macron qui sait devoir s’entourer de graines d’espoir pour que la France retrouve l’élan et la confiance perdus. La chronique vidéo à venir vous en dira plus dés l’annonce par Alexis Kohler, nouveau secrétaire général de l’Élysée de la composition du gouvernement. Lire la suite

THERESA MAY PART FAVORITE POUR SUCCEDER A DAVID CAMERON AU POSTE DE PREMIER MINISTRE

Photo – REUTERS/Phil Noble

Alors que le Brexit provoque de manifestes incertitudes et remous bien au-delà du seul Royaume-Uni, Theresa May, ministre de l’Intérieur, part favorite parmi les trois candidats en lice pour succéder à David Cameron, Premier ministre démissionnaire à l’issue du référendum du 23 juin dernier. Après avoir reçu le soutien de la moitié des 330 députés conservateurs, soit 165 voix, Theresa May a déclaré être seule capable d’unir le Parti conservateur et d’assurer l’unité de la Grande-Bretagne. Mais qui est donc cette femme ? Tout d’abord une eurosceptique qui a finalement rejoint la campagne pro-UE. Concernant l’activation de l’article 50 visant à enclencher la procédure de divorce, Theresa May prône tout comme Michael Gove, ministre de la Justice et Andrea Leadsom, ministre de l’Energie, autres candidats au poste de Premier ministre, pour leur part foncièrement pro-Brexit, l’idée selon laquelle un « wait and see » s’impose, en dépit de la pression exercée par les Européens qui souhaitent un dénouement rapide. Faut-il voir en Theresa May une nouvelle Margaret Thatcher ? Quoi qu’il en soit, le résultat de cette course à l’investiture ne sera pas officiellement connu avant le 9 septembre. Le processus de sélection du Premier ministre doit en effet se poursuivre jeudi et mardi prochain, en attendant le vote des 150 000 militants conservateurs durant l’été qui permettra de départager les deux finalistes. Et c’est bien là que la situation se corse. Car le Brexit malmène l’économie britannique et génère une tension patente sur les places financières mondiales, la livre sterling ayant qui plus est atteint un nouveau plus bas depuis 31 ans en glissant sous 1,30 $. L’inquiétude gagne ! Et bien que Theresa May ait déclaré qu’un gros travail restait à faire pour unir son parti et le pays, mais aussi négocier le meilleur accord possible dans le cadre de la séparation avec l’UE, les mesures notamment fiscales annoncées jusqu’ici pour tenter de redresser la barre n’ont pour l’heure aucun impact et l’immobilier thermomètre révélateur penche sérieusement vers le mauvais temps. Nos précédentes émissions consacrées au Brexit demeurent consultables sur AWI. Dernier point d’actualité le 7 juillet en vidéo Lire la suite