UN GRAND DEBAT NATIONAL A PRENDRE AU PIED DE LA LETTRE


Lorsque cette chronique a été rédigée et mise en ligne sur AWI, dimanche 13 janvier, à 11H, la lettre adressée par le président de la République à tous les Français dans le cadre du grand débat national, était encore inconnue. C’est la raison pour laquelle, nous avons estimé indispensable de la publier, dés que nous avons pu en prendre connaissance, afin que cette dernière figure intégralement dans le prolongement de cette chronique.

A cette heure ( dimanche 13 janvier à 11H), je suis comme beaucoup d’entre vous.

J’attends de recevoir mardi, par courrier postal, mail, sms, ou sous tout autre forme, la lettre du président de la République qui doit préciser comment sera organisé le grand débat national et quelles questions seront soumises à notre appréciation.

Je suis comme vous en cette fin de week-end : je piaffe d’impatience, mais demeure quelque peu circonspect sur le caractère réellement encourageant et bénéfique d’une aussi gigantesque consultation.

Tout d’abord, la présentation et les arguments avancés me donneront-ils envie de participer ?

Les sujets proposés à ma réflexion, correspondront-ils aux préoccupations qui sont les miennes, celles de mes voisins, ce que je peux comprendre, n’étant pas systématiquement du même ordre ?

Comment m’assurer que mes remarques et suggestions puissent être prises en considération et donc corriger ce qui m’apparaît primordial ?

Finalement qu’adviendra t’il de ce grand débat national qui doit, tout de même, durer 3 mois ?

Faut-il en déduire que durant cette période, autrement dit d’ici mi-mars, tous les projets de réformes en gestation au sein du gouvernement seront mis en stand by ?

Cela signifie t‘il en clair, qu’à la lecture des requêtes et solutions formulées par une majorité de Français s’étant exprimés, tout ce qui a jusqu’ici nourri le cap politique et n’apparaît visiblement pas du gout de tout de monde, sera revu de fond en comble ?

Les interrogations ne s’arrêtent pas là !

Cette respiration démocratique permettra t’elle, d’une part, d’apaiser le climat de tension actuel et de mettre un terme aux manifestations, d’autre part, de responsabiliser tous les Français, y compris les Gilets jaunes, face aux enjeux politiques, économiques, sociaux et environnementaux, appelés à définir l’avenir et le mieux être d’une société en panne de projets aussi constructifs que rassurants ?

AWI, ça fait beaucoup de questions !

Mais quoi de plus logique, à l’heure où un grand débat national doit sonner l’heure de vérité et, surtout permettre à chacun de reprendre confiance. La lettre adressée par Emmanuel Macron, président de la République française, à tous les Français, dans le cadre du grand débat national, est reproduite ci-après. Cliquez ici pour lire la lettre adressée par le Président de la République à tous les Français dans le cadre du grand débat national

QUAND LE BLACK SATURDAY SUCCEDE AU BLACK FRIDAY

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors que le Black Friday a pour objectif, une fois dans l’année, d’inciter y compris en France, les quidams du monde entier à surconsommer, les Black Saturday nés en France de revendications concernant l’augmentation de taxes, ont tendance à se succéder générant un climat délétère.
Quels que soient les motifs d’une manifeste contestation et pour aussi légitimes qu’ils soient, la violence assortie de casses est le plus sûr moyen de conduire à l’échec.
Face à la détermination affichée par l’exécutif comme par les « Gilets jaunes », un chemin de la raison existe sans nul doute.
La partie de bras de fer qui s’est engagée entre un mouvement qui se veut sans étiquette politique et le pouvoir en place, sur fond d’annonce d’une augmentation des taxes sur les carburants à compter du 1er janvier 2019, pour s’élargir à la dénonciation des différentes taxes amputant le pouvoir d’achat, ne peut rester sans issue, sans solutions.
Surtout lorsque ces dernières mettent à mal ceux qui peinent à boucler leurs fins de mois en dépit de leur activité professionnelle qui leur impose de parcourir de longs trajets quotidiens entre leur lieu d’habitation et de travail. La situation que connaissent nombre de ceux qui ne résident pas dans des villes ou agglomérations dotées de transports en commun leur permettant de se déplacer autrement qu’à l’aide leur véhicule personnel, ont assez logiquement l’impression qu’on les prive ainsi d’une liberté de mobilité chèrement acquise.
Conscients que nous vivons une période de profonde mutation des modes de vie et de travail sur fond de prise en considération d’enjeux climatiques au caractère vital pour l’humanité toute entière, l’indispensable transition énergétique à laquelle nous sommes tous soumis ne peut se faire qu’avec l’adhésion des peuples.
Un pays développé comme la France doit donc se montrer capable de relever les défis économiques, sociaux et environnementaux. Lire la suite

LE « EN MÊME TEMPS » DU REMANIEMENT GOUVERNEMENTAL

Alors que l’Argentine s’enfonce dans une grave crise économique et financière, le président Mauricio Macri a décidé de procéder à un grand remaniement au sein de son gouvernement. Plus de dix ministères pourraient ainsi être supprimés.
En France, si les causes du remaniement au sein du gouvernement ne s’expliquent pas pour les mêmes raisons, force est de constater que la liste des départs annoncés s’allonge, sans parler des ministres qui semblent sur la sellette.
On attend désormais que le Maître des horloges remette, en ce mardi 4 septembre 2018, les pendules à l’heure. C’est fait ! Vous pouvez vous détendre et lire la suite

L’ITALIE EN TÊTE DE GONDOLE D’UNE ACTUALITE POLITIQUE EUROPEENNE AGITEE (Actualisé au 1er juin 2018)

L’Italie s’offre une première place au coeur de l’actualité européenne. Ce pays connaît en effet depuis dimanche soir une nouvelle crise politique. Le Mouvement Cinq Etoiles (M5S, anti-système) et la Ligue (extrême droite) ont abandonné leur projet de former un gouvernement après le refus du président Sergio Mattarella d’avaliser leur choix de l’économiste eurosceptique Paolo Savona, 81 ans, comme ministre de l’Economie.
L’idée que l’Italie ne sera pas dirigée par un gouvernement hostile à l’euro a fait monter les marchés lundi matin. Toutefois, ils ont ensuite reperdu du terrain, réalisant qu’il s’agissait-là d’une solution à court terme. Le président italien Sergio Mattarella a nommé lundi l’économiste Carlo Cottarelli, un ancien du Fonds monétaire international (FMI), à la tête d’un gouvernement de transition chargé de préparer le budget 2019 et d’organiser des élections législatives anticipées. Face à l’incertitude qui prévaut, le Premier ministre italien Carlo Cottarelli a annoncé lundi qu’il allait réunir “très rapidement” un gouvernement pour accompagner le pays vers de nouvelles élections, qui ne se tiendront pas avant l’automne ou au début de l’an prochain. Lire la suite de cette chronique actualisée quotidiennement

AVIS AUX COURAGEUX MODERES ET PUDIQUES

Tout est dans la tournure de phrase ainsi que dans l’explication de texte. Les mots ont en effet un sens qui peut donner lieu à bien des interprétations, une fois sortis de leur contexte. Surtout en pleine rentrée scolaire et politique !
Dans cet esprit, la petite phrase prononcée par Emmanuel Macron lors d’un déplacement à Athènes « “Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes” pourrait très certainement être retenue comme l’un des sujets du prochain baccalauréat avec cette question : « Faut-il toujours prendre l’auteur au pied de la lettre ? ».
Celles et ceux qui s’interrogent sur la signification et la portée de ces propos dont on ne peut nier le caractère provocateur, voire humiliant – lorsqu’on se sent visé – pourront toujours s’en remettre aux explications fournies par le porte-parole du gouvernement.
Démonstration que le contexte dans lequel s’inscrivent les mots revêt une grande importance.
Car, selon le secrétaire d‘Etat chargé des relations avec le Parlement, le président de la République a en réalité voulu par ce biais critiquer “la posture de fainéantise” des gouvernements depuis trente ans. Si comme l’affirme Chistophe Castaner : « Je crois que les Français ne sont pas totalement idiots » le « totalement » est en l’occurrence un adjectif inutile et quelque peu ambiguë qui peut faire monter la mayonnaise.
Lorsqu’on parle ou qu’on écrit, on n’est jamais trop prudent. Mais là où on est en droit de s’interroger, c’est lorsque Jean-Luc Mélenchon, président du groupe Insoumis à l‘Assemblée, a du coup appelé vendredi par un tweet les “abrutis, cyniques, fainéants” à manifester lors des deux journées de mobilisation prévues contre la réforme du code du travail, les 12 et 23 septembre. Encore fallait-il se sentir concerné. Lire la suite en attendant le retour des chroniques audio ou vidéo

IRA OU IRA PAS ?

Jupiter se rendra t’il à la 19e université d’été du Medef qui s’ouvre ce mardi sur le campus d’HEC à Jouy-en-Josas, dans les Yvelines ? Rien n’est moins sûr !  Car à en croire certains, semble t ‘il bien informés, ni le chef de l’Etat ni le Premier ministre ne prévoient d’y faire une halte.
Il serait pourtant heureux Pierre Gattaz de se voir honoré de la présence du Dieu des dieux en chair et en os. Surtout lorsqu’on sait qu’il s’agira pour lui de sa dernière université d’été, son mandat à la tête du Medef se terminant en juillet 2018. Un point d’orgue avant un passage de relais fait toujours plaisir et bonne impression.
La présence d’une dizaine de membres du gouvernement à l’occasion de ce grand rendez-vous patronal pour aussi importante qu’elle soit, n’a il est vrai pas le même impact.
D’autant que les dignes représentants du patronat parmi lesquels figurent quelques ténors du Cac 40 ne seraient pas mécontents de pouvoir s’offrir un selfie à twitter en masse.
Mais soyons sérieux ! Lire la suite

RENTREE 2017 : TOUT RESTE A FAIRE !

AWI qui vit ses derniers jours de relâche pour cause de congé estival, tenait néanmoins à faire escale sous le soleil pour dresser un point météo avant que ne sonne vraiment l’heure de la rentrée.
Dire aujourd’hui que l’euphorie règne en France serait bien entendu excessif voire déplacé. Mais sans doute peut-on parler, dans de nombreux pays dont la France, d’un vent plus favorable générateur d’un climat des affaires plus encourageant en dépit des prédictions d’observateurs annonçant quelques risques de sérieuses perturbations.
Car en France tout le monde a envie de croire à un possible « Great again ».
Bien que les sondages ne constituent pas des repères vraiment fiables, les résultats de celui réalisé par Elabe pour BFM TV publié mercredi montrent que les Français sont exceptionnellement prêts à se montrer patients, mais point trop.
Un Français sur deux (50%) estime en effet qu’il est encore trop tôt pour se prononcer sur l’action du chef de l’Etat, Emmanuel Macron, un peu plus de 100 jours après sa prise de fonction.
Il est vrai que nous sortons de longues années décevantes, empreintes de morosité et scepticisme, qui conduisent à regarder toute tendance à l’éclaircie avec méfiance. Mais que représentent cent jours dans un mandat de 5 ans, surtout lorsque ces derniers s’inscrivent dans une période estivale qui veut que tout tourne un peu au ralenti.
Encore qu’à y regarder de plus près quelques résultats significatifs témoignent de l’amorce d’un certain rebond. Lire la suite

DE L’ IMPATIENCE DES FRANCAIS

Dieu de la terre et du ciel, ainsi que tous les êtres vivants qui s’y trouvent, Jupiter doit admettre que l’éveil d’une croyance ou du moins d’une espérance en un monde meilleur se heurte souvent à des réalités très terre à terre.
La déception clairement affichée par de nombreux Français au regard de la stratégie politique menée jusqu’ici par Emmanuel Macron et son Premier ministre ne peut toutefois surprendre. Les Français sont en effet à la fois impatients et exigeants par nature. De plus, ils croient au Père Noël ! En réalité, ils attendaient tout autre chose en ce début de mandat. Il faut donc calmer tant que faire se peut leur légitime impatience. A ce titre, deux citations méritent d’être retenues. Celle de Louis XIV qui déclarait “C’est toujours l’impatience de gagner qui fait perdre.” Ou encore celle de Confucius qui précisait “Une petite impatience ruine un grand projet. ”
Comme l’indiquait lors de ses premières interventions publiques Edouard Philippe dont la cote de popularité s’érode également : « Je ne cherche pas la popularité mais l’efficacité ». C’est donc gagné sur le premier point, mais perdu sur le second, les mesures annoncées dans différents domaines ne bénéficiant pas d’un quota d’appréciations favorables significatif, sensé révéler les bienfaits des nouvelles orientations politiques.
Pourtant, la période estivale propre à une remise en forme et à l’expression de grands desseins d’avenir se doit de donner au chef de l’Etat et au gouvernement les moyens d’assurer une rentrée toujours guettée comme un véritable traquenard. Or, au rythme où vont les résultats des sondages de popularité, les cents premiers jours de l’ère Macron témoignent d’une perte d’enthousiasme et de confiance non négligeable qui va jusqu’à toucher les sympathisants du président qui regroupent les membres de La République en marche (LREM), de l’UDI, et du MoDem. Y a t’il péril en la demeure ? Faut-il laisser passer l’orage sondagier qui n’attend finalement qu’un signe pour que le soleil brille et que les regards s’illuminent ? Cliquez ici pour écouter la chronique audio enregistrée lorsque la mer était calme

BRESIL – VENEZUELA – ARGENTINE : UN TRIO DE CHOC EN AMERIQUE LATINE

Au cours du mois d’août, la webradio webtv indépendante AWI avait choisi de vous sensibiliser aux situations particulières traversées par trois grands pays d’Amérique latine : Brésil, Venezuela, Argentine.
Ces coups de projecteur s’appuyaient entre autres sur un certain nombre d’analyses de spécialistes et d’observateurs, proposées dans le numéro de Problèmes économiques publié à la Documentation française intitulé : « L’Amérique latine dans la tourmente »
Aujourd’hui, les derniers évènements d’actualité touchant cette région du monde nous conduisent à vous inviter à retrouver ces émissions qui avaient pour objectifs de révéler les forces et les faiblesses de ces pays émergents dont on ne peut négliger le rôle dans l’équilibre global.
Tout d’abord en constatant que le parfait déroulement des Jeux olympiques 2016 à Rio de Janeiro, n’aura pas permis à Dilma Rousseff de remporter une victoire au terme de la longue épreuve procédurale dont elle a été l’objet à l’instigation de trois juristes.
A l’issue de 5 jours de procès, la présidente du Brésil, élue en 2011, a finalement été officiellement destituée de ses fonctions mercredi. Accusée dés décembre 2015 d’avoir maquillé des comptes publics en 2014 et d’avoir engagé des dépenses publiques sans l’accord du Parlement, 61 sénateurs, soit plus des deux tiers requis, se sont prononcés en faveur de son éviction du pouvoir. Sa succession est assurée par Michel Temer, qui après avoir été président par intérim, a prêté serment au Sénat dans la foulée. Pourtant, cet homme demeure lui aussi menacé de huit ans d’inégibilité en raison de sa mise en cause dans l’opération « Lava jato », qui avait pour but de financer des campagnes électorales et se trouve éclaboussé par le scandale du géant pétrolier Petrobras.
Autant dire que le feuilleton politico financier qui rythme la vie du Brésil depuis de nombreuses années est loin d’être terminé.
Avec une récession qui devrait selon l’OCDE encore perdurer en 2017, un taux de chômage élevé ( 11,3% au deuxième trimestre), les mesures d’austérité adoptées depuis un an qui se traduisent par la baisse des dépenses publiques et la hausse des impôts permettront elles une éclaircie de l’économie avec une hausse sensible du PIB ? En l’état actuel, rien n’est moins sûr ! Le sommet du G20 organisé en Chine demandera donc à Michel Temer de sortir de solides preuves tangibles pour regagner la confiance des grandes puissances économiques mondiales qui restent pour le moins dubitatives.
Pour retrouver les émissions audio consacrées au Brésil, au Venezuela et à l’Argentine, il vous suffira de cliquer sur les liens qui accompagnent chaque illustration ci–après. Lire la suite

PARTIE DE BRAS DE FER POUR LE DUO INFERNAL

Sans entrer dans un discours sexiste voire machiste, force est de reconnaître un fait qui n’est pas exempt de pensée philosophique.
Politique et Economie sont deux vieilles filles insupportables !
Souvent en état de crise conjugale, toutes deux semblent ne jamais parvenir à une entente cordiale sur des sujets pourtant essentiels.
L’une comme l’autre paraissent même parfois prendre un malin plaisir à bousculer tout le monde sur leur passage.
Nées toutes deux de pères grecques, Politique a été enfantée, il y a fort longtemps par celui qui détenait la science des affaires de la Cité, et Economie par celui qui tenait la maison
D’où certains mouvements d’humeur entre celle qui a hérité de la gestion des affaires publiques et celle qui s’est vue confier les affaires privées.
Ce sujet aurait pu figurer parmi ceux proposés cette année aux candidats au baccalauréat. Car l’avenir de la cité comme celui de la maison sont bien deux préoccupations majeures des individus en ces temps de crise. Mais Economie et Politique sont toutes deux fragiles. Capables du pire comme du meilleur, elles peuvent être porteuses de bonne santé et de paix comme de maladies et de marasmes. Aussi, les familles nombreuses qu’elles supportent s’inquiètent elles à juste titre de l’incompréhension dont font preuve ces deux figures symboliques qui détiennent de réels pouvoirs et bercent nos vies au quotidien.
Cette approche des réalités qui nous entourent permet de revenir sur deux récents numéros de Problèmes économiques publiés par la Documentation française, le premier ayant pour thème : « France, changer de modèle ? » et le second « Femmes, quelle place dans l’économie ? »
Car les constats et suggestions émis à travers les analyses qui nous sont livrées mettent en lumière les difficultés auxquelles nous nous heurtons mais aussi les remèdes qu’il nous faudrait utiliser pour sortir de l’ornière. Ils tendent également à démontrer que dame France dispose de sérieux atouts que les hommes ont tout intérêt à soigner pour gagner la bataille de la mondialisation qui fait rage.
Et si l’innovation, la formation, la réputation notamment font défaut, la perte d’influence plus rapide en France que dans d’autres pays européens d’une autre vielle dame appelée Industrie pèse lourdement dans la balance. Politique et Economie ont donc tout intérêt à se réconcilier. Lire la suite