LE PLAN SANTE S’ATTAQUE AUX RACINES DU MAL DONT SOUFFRE LE SECTEUR

Le plan santé qui a été présenté mardi par Emmanuel Macron, président de la République, et Agnès Buzyn, ministre de la santé, devra faire ses preuves. Car en dépit du caractère urgent des légitimes attentes des professionnels de santé comme de celles de très nombreux Français, il faudra du temps pour que les bénéfices de ce plan santé deviennent véritablement palpables.
Fort de 54 mesures, ce dernier se fixe pour objectif de transformer un secteur représenté par la médecine libérale dont le mode d’organisation demande à être repensé et des hôpitaux au bord de “l’implosion”  ces  deux incontournables santé étant appelés à devenir des “piliers de l’Etat providence du XXIe siècle” centrés sur le patient et l’offre de soins sur tout le territoire.
Bien que le plan de l’exécutif soit appelé «Ma Santé 2022», l’ambition consiste à changer radicalement de paradigme en procédant à une restructuration du système de santé pour les 5o années à venir. Il n’est pas question de dépenser beaucoup plus, mais de dépenser nettement mieux. Dans cet esprit, l’adaptation du système de santé aux besoins pressants du corps médical devra contribuer à  une amélioration notable  de l’accès aux soins des Français confrontés entre autres par endroits aux déserts médicaux. Une démarche volontariste qui sait devoir tenir compte de deux défis majeurs : le vieillissement de la population et la forte augmentation du nombre de patients atteints de maladies chroniques.
Doté d’un budget global de 3,4 milliards d’euros d’ici 2022, ce plan santé consacrera 1,6 milliard d’euros à «la structuration des soins dans les territoires», 920 millions à l’investissement hospitalier, 500 millions à la «transformation numérique» et 420 millions à «l’évolution des métiers et des formations». Awi reviendra très vite pour de plus amples informations. Lire la suite

LE PLAN SANTE REPORTE A LA RENTREE

Photo AWI/PG


La photo qui illustre cette chronique a été prise mardi dernier devant l’hôpital psychiatrique Pierre Janet, au Havre. Mais ce n’est là qu’un exemple parmi d’autres. Il témoigne ni plus ni moins du profond malaise qui règne dans bon nombre de centres hospitaliers au regard d’une situation préoccupante qui appelle un soin particulier de la part des pouvoirs publics. Alors que juillettistes et aoûtiens soumis la majeure partie de l’année aux pressions de leur vie personnelle comme professionnelle, mettront à profit leur période de congés, les difficultés prégnantes auxquelles doivent faire face de nombreux professionnels de santé dans l’exercice de leur mission sont bien conscients que vacances ne riment pas avec inactivités en termes d’interventions. On ne peut donc passer  sous silence les préoccupations qui taraudent ces derniers. Engager une réflexion approfondie sur les modalités visant à garantir un meilleur fonctionnement de notre système de santé et par voie de conséquence assurer un meilleur accès aux soins à tous les Français restent des priorités. Mais le rythme effréné qui a conduit depuis un peu plus d’un an le gouvernement à mener de nombreuses réformes dans divers domaines, explique peut-être en partie que décision ait finalement été prise de reporter au mois de septembre la présentation du plan santé qui pèse lourd. D’autant que comme l’a récemment précisé Agnès Buzyn ministre de la santé et de la solidarité, ce dernier se veut particulièrement ambitieux. Vouloir transformer en profondeur un système de santé qui souffre d’un certain nombre de dysfonctionnements, nécessite plus de temps que prévu pour mener à bien une réflexion de fond sur les moyens à mettre en oeuvre pour pallier aux difficultés rencontrées. Lire la suite