AWI S’OFFRE UNE PAGE DE PIB

Difficile de céder à la tentation ! Il s’affiche sans cesse. On ne parle plus que de çà.

Ce produit intérieur brut (PIB) est en effet l’un des outils de mesure de la production économique réalisée par  tout pays qui se  trouve toujours en tête de gondole. Cet indicateur est sensé donner une idée de la valeur totale de la « production de richesse » effectuée par les agents économiques : ménages, entreprises, administrations publiques résidant à l’intérieur d’un territoire.

Reflet de la croissance économique, le PIB par habitant mesure le niveau de vie et, de façon approximative, celui du pouvoir d’achat, sachant que l’incidence des évolutions du niveau général des prix et autres taxes n’est pas prise en compte.

D’après les dernières données fournies par la Banque mondiale, avec un PIB de 2 582 milliards de dollars, la France  figure désormais  juste derrière l’Inde,  au 7e rang des pays qui produisent le plus de richesses.

Mais ce Produit Intérieur Brut qui a un côté recettes est confronté aux dépenses à l’origine d’un déficit public chronique. Or, selon l’Insee, la dette publique de la France, fruit de l’accumulation des déficits au fil des ans, s’est établie à 2.255,3 milliards d’euros au premier trimestre 2018, pour atteindre 97,6% du PIB.

Résultat, dépenser plus s’avère compromettant. En revanche, dépenser mieux semble inspiré de bon sens.

Alors bien sûr, le PIB a un côté virtuel, quasi impalpable pour le commun des mortels. D’où l’idée  de promouvoir un BNB (Bonheur National Brut) plus en phase avec les réalités que connaissent les peuples de  tout pays. Lire la suite

LES REGIONS EUROPEENNES FACE AUX DEFIS DE LA STRATEGIE « EUROPE 2020 »

Après nous être arrêtés sur quelques caractéristiques des villes européennes, la semaine dernière, nous vous proposons aujourd’hui d’élargir le cercle pour nous intéresser aux régions européennes.
Compte tenu des différents découpages administratifs propres à chaque Etat mais aussi de la nouvelle carte des régions françaises, les 28 pays membres de l’Union européenne comptent désormais 263 régions.
En effet, la réforme territoriale adoptée par l’Assemblée nationale puis validée par le Conseil constitutionnel le 15 janvier 2015 qui a entrainé un certain nombre de fusions des régions Poitou-Charentes, Limousin et Aquitaine, ainsi que celle du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie, Haute et Basse Normandie par exemple a fait passer leur nombre de 22 à 13.
Cette refonte territoriale a également eu pour conséquence de modifier le calendrier des élections départementales qui ont eu lieu au mois de mars, les élections régionales initialement prévues à cette période devant finalement se dérouler au mois de décembre 2015. Les régionales seront d’ailleurs les dernières élections françaises avant les présidentielles 2017, l’année 2016 ne comportant aucune échéance électorale. Il est également important de retenir que l’Assemblée nationale a adopté, le 10 mars 2015, le projet de loi portant Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe) qui sera examiné par le Sénat en deuxième lecture le 26 mai prochain.
Portée par François Hollande cette importante réforme entend transformer pour plusieurs décennies l’architecture territoriale de la République en se fixant un double objectif : la baisse des dépenses publiques et une meilleure prise en compte des besoins citoyens.
Et c’est là que l’étude relative aux régions européennes proposée récemment dans l’ouvrage consacré à la France et à ses territoires dans la collection Insee Références permet de mieux apprécier les réalités territoriales des pays membres de l’Union européenne qui compte bien s’appuyer sur sa stratégie « Europe 2020 ». Cette dernière vise en effet à transformer l’Union européenne en une « économie intelligente, durable et inclusive avec des niveaux d’emploi, de productivité et de cohésion sociale élevés ». Car si toutes les régions du vieux continent ne sont pas logées à la même enseigne, certaines sont de véritables locomotives dont l’influence dépasse le seul cadre de leur pays d’accueil.
Compte tenu des disparités qui demeurent en terme de PIB par habitant entre régions de l’UE, une unité monétaire artificielle baptisée « SPA » autrement dit standard de pouvoir d’achat remplace cette notion afin de neutraliser les différences de niveaux de prix entre les pays membres.
Qu’il s’agisse des dépenses en R&D, du vieillissement de la population, de la taille des grandes métropoles, des taux d’emploi , des niveaux d’études , du taux de chômage, ou encore des capacités d’hébergement touristique, cet examen approfondi des caractéristiques des régions européennes est révélateur de la place mais aussi du rôle moteur que certaines régions européennes, y compris françaises dans leur version reformatée, peuvent jouer sur un territoire où vivent plus de 506 millions d’habitants relativement concentrés du point de vue géographique. Lire la suite

L’OPTIMISME MIS A MAL PAR DES SCENARIOS DE RECESSION

Dans une récente chronique présentée sous la forme d’un bulletin météo-éco  intitulé : «  Un vent d’optimisme pourrait chasser les perturbations » , AWI tentait de se  raccrocher à un optimisme raisonné, après élections. Elle se basait pour se faire sur un certain nombre de données dont personne ne peut contester l’existence, même si force est de reconnaître que ces dernières demeurent insuffisantes pour contribuer efficacement au retour de la confiance et de la croissance. Mais, c’était sans compter sur  les notes économiques publiées la semaine dernière par l’OCDE, l’OFCE ainsi que  l’INSEE, qui sont venues jeter de l’huile sur le feu. Lire la suite