LES REGIONS EUROPEENNES FACE AUX DEFIS DE LA STRATEGIE « EUROPE 2020 »

Après nous être arrêtés sur quelques caractéristiques des villes européennes, la semaine dernière, nous vous proposons aujourd’hui d’élargir le cercle pour nous intéresser aux régions européennes.
Compte tenu des différents découpages administratifs propres à chaque Etat mais aussi de la nouvelle carte des régions françaises, les 28 pays membres de l’Union européenne comptent désormais 263 régions.
En effet, la réforme territoriale adoptée par l’Assemblée nationale puis validée par le Conseil constitutionnel le 15 janvier 2015 qui a entrainé un certain nombre de fusions des régions Poitou-Charentes, Limousin et Aquitaine, ainsi que celle du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie, Haute et Basse Normandie par exemple a fait passer leur nombre de 22 à 13.
Cette refonte territoriale a également eu pour conséquence de modifier le calendrier des élections départementales qui ont eu lieu au mois de mars, les élections régionales initialement prévues à cette période devant finalement se dérouler au mois de décembre 2015. Les régionales seront d’ailleurs les dernières élections françaises avant les présidentielles 2017, l’année 2016 ne comportant aucune échéance électorale. Il est également important de retenir que l’Assemblée nationale a adopté, le 10 mars 2015, le projet de loi portant Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe) qui sera examiné par le Sénat en deuxième lecture le 26 mai prochain.
Portée par François Hollande cette importante réforme entend transformer pour plusieurs décennies l’architecture territoriale de la République en se fixant un double objectif : la baisse des dépenses publiques et une meilleure prise en compte des besoins citoyens.
Et c’est là que l’étude relative aux régions européennes proposée récemment dans l’ouvrage consacré à la France et à ses territoires dans la collection Insee Références permet de mieux apprécier les réalités territoriales des pays membres de l’Union européenne qui compte bien s’appuyer sur sa stratégie « Europe 2020 ». Cette dernière vise en effet à transformer l’Union européenne en une « économie intelligente, durable et inclusive avec des niveaux d’emploi, de productivité et de cohésion sociale élevés ». Car si toutes les régions du vieux continent ne sont pas logées à la même enseigne, certaines sont de véritables locomotives dont l’influence dépasse le seul cadre de leur pays d’accueil.
Compte tenu des disparités qui demeurent en terme de PIB par habitant entre régions de l’UE, une unité monétaire artificielle baptisée « SPA » autrement dit standard de pouvoir d’achat remplace cette notion afin de neutraliser les différences de niveaux de prix entre les pays membres.
Qu’il s’agisse des dépenses en R&D, du vieillissement de la population, de la taille des grandes métropoles, des taux d’emploi , des niveaux d’études , du taux de chômage, ou encore des capacités d’hébergement touristique, cet examen approfondi des caractéristiques des régions européennes est révélateur de la place mais aussi du rôle moteur que certaines régions européennes, y compris françaises dans leur version reformatée, peuvent jouer sur un territoire où vivent plus de 506 millions d’habitants relativement concentrés du point de vue géographique. Lire la suite

L’OPTIMISME MIS A MAL PAR DES SCENARIOS DE RECESSION

Dans une récente chronique présentée sous la forme d’un bulletin météo-éco  intitulé : «  Un vent d’optimisme pourrait chasser les perturbations » , AWI tentait de se  raccrocher à un optimisme raisonné, après élections. Elle se basait pour se faire sur un certain nombre de données dont personne ne peut contester l’existence, même si force est de reconnaître que ces dernières demeurent insuffisantes pour contribuer efficacement au retour de la confiance et de la croissance. Mais, c’était sans compter sur  les notes économiques publiées la semaine dernière par l’OCDE, l’OFCE ainsi que  l’INSEE, qui sont venues jeter de l’huile sur le feu. Lire la suite