LE MANQUE DE PERSPECTIVES D’AVENIR INQUIETE LES PHARMACIENS D’OFFICINES

Les pharmaciens qui n’ont que peu souvent voix au chapitre dans le fil de l’actualité santé ont-ils des raisons de s’inquiéter de l’évolution de leur profession et de l’avenir de leurs filières ?
Discrets, ils officient aussi bien que possible, en dépit des récentes menaces qu’ont fait planer la mise en vente libre de médicaments en supermarchés et le commerce qui tend à se développer sur Internet. S’ils ignorent la désertification, leur répartition territoriale apparaissant satisfaisante, ces professionnels de santé qui représentent un chainon essentiel du parcours de soins des patients, semblent mieux armés que les médecins généralistes pour faire face à la pyramide des âges, la relève étant quasiment assurée.
En titrant « Une pharmacie ferme tous les deux jours en France » le titre d’un article publié dans le Figaro qui s’inspirait d’une précision apportée par le Conseil national de l’Ordre avait de quoi semer l’inquiétude.
Mais ce n’est là qu’un raccourci au regard des nombreuses informations contenues dans le rapport démographique annuel de l’Ordre des pharmaciens qui a été présenté à la presse, le 19 mai dernier. Surtout lorsqu’on prend soin de le lire intégralement.
Il faut en effet reconnaître que ce secteur d’activité rencontre des problèmes déjà évoqués avec les médecins généralistes, dans nos récentes émissions.
Présence de nombreux actifs ayant largement dépassé l’âge de la retraite (+ 66 ans), manque d’attractivité de la filière officinale, défauts d’inscriptions à l’Ordre des jeunes diplômés, une organisation qui fait souvent appel à des regroupements, retards de publication des textes susceptibles de donner confiance dans la filière etc.
Mais à y regarder de près, il n’y a néanmoins rien de catastrophique.
Car les réalités sont là :
74.754 pharmaciens étaient recensés en France au 1er janvier 2016, soit 262 de plus qu’en 2015 (+0,35%).
Et en dépit , d’une baisse de 0,8% par rapport à l’année précédente, le nombre d’officines, soit 22.221 en France, démontre également que si certains départements, peu nombreux, voient le nombre d’officines diminuer sensiblement, le maillage territorial de proximité reste harmonieux. 3943 officines sont en effet installées dans les communes de moins de 2000 habitants et 3651 dans les communes de 2000 à 5000 habitants.
Alors quel message veulent faire entendre les pharmaciens ?
C’est ce que nous aurions aimé savoir en ouvrant, comme nous l’avons proposé, notre micro à la présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens. Un appel à témoin resté malheureusement sans réponse. Mais rassurez vous rien n’est fermé. Il suffit de se montrer patient ! Lire la suite

MEDICAMENTS GENERIQUES : CHERCHEZ LE HIATUS !

 A l’instar des Etats, des banques, des compagnies d’assurance  et de nombreuses  entreprises publiques et privées, les CPAM  font l’objet de notation sur la base de ce qu’il est convenu d’appeler des conventions d’objectifs et de gestion (COG). Instaurés par les ordonnances « Juppé » de 1996, les objectifs et les moyens alloués par l’Etat à l’ensemble des organismes de sécurité sociale, donnent en effet lieu à une démarche contractuelle pluriannuelle qui se traduit par l’établissement  de  conventions  d’objectifs et de gestion. Négociées pour une période de quatre ans, ces dernières sont ensuite déclinées en contrats pluriannuels de gestion (CPG) entre  la caisse nationale ( CNAMTS) et les  caisses locales,  en l’occurrence les CPAM. Lire la suite

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