LA FABLE DU TIGRE ET DU HERISSON

Finalement, on aimerait penser que l’escalade verbale à haut risque entre Kim Jong Un et Donald Trump s’arrête là. Car la morale de cette histoire qui génère un climat de tension compréhensible bien au-delà des îles Mariannes est sans doute contenue – du moins faut-il l’espérer – dans un conte accessible aux enfants nord-coréens âgés de 4 à 5 ans intitulé “A Hedgehog Defeats the Tiger”. C’est la raison pour laquelle Patrick Gorgeon, directeur de la rédaction de la webradio webtv indépendante AWI vous donne rendez-vous en tout début de semaine prochaine pour essayer de comprendre comment et pourquoi le hérisson sensé incarner la Corée du Nord a toujours voulu tenir tête au tigre représenté par les Etats-Unis et vice versa. De quelle façon l’un comme l’autre  sont en ce XXIe siècle parvenus à sauver la face sans ne jamais en venir à commettre l’irréparable. C’est du moins ce qu’on aimerait constater prochainement, conscients que la nucléarisation de l’armement, conçue avant tout pour dissuader, constituera néanmoins en raison de sa détention par 9 pays* une menace patente et pérenne pour l’humanité. Cliquez ici pour écouter la chronique audio

COREE DU NORD ET ETATS-UNIS PRIES DE NE PAS JOUER AVEC LE FEU

Bien que soyons loin de la poignée de main, on a envie de croire en un possible retour au calme. Car les échanges de propos guerriers entre Donald Trump et Kim Jong Un sont préoccupants. Ils nous plongent en cette période estivale dans un océan d’incertitudes compte tenu de la planante menace de dérapage qui prévaut.
Bien qu’en France, les médias privilégient davantage les œufs contaminés au regard des risques sanitaires récurrents, reléguer les invectives auxquelles se livrent ces deux hommes aussi imprévisibles l’un que l’autre au second plan, apparaît pour le moins incongru.
Certes, tant qu’ils en restent à une escalade verbale, le pire peut être évité. Mais si des paroles on passe à des décisions sans appel augurant du possible déclenchement d’un conflit armé, de surcroît nucléaire, il faudra reconnaître que la folie a conduit au pire.
L ‘aversion au risque ressentie par l’ensemble des places boursières démontre que la joute verbale entre ces deux hommes d’Etat jette un froid. Mais, pas plus la Corée du Nord que les Etats-Unis n’ont intérêt à ce que la situation s’envenime.
D’un côté comme de l’autre, toute intervention militaire aurait pour conséquence inéluctable de plonger les deux protagonistes, mais aussi le monde entier, dans le tourbillon d’un désastre qui signerait la profonde cupidité de dirigeants ayant choisi de jouer avec le feu.
Fort heureusement, dans les coulisses, des hommes et femmes diplomates ainsi que de nombreux conseillers s’investissent et se mobilisent bien au-delà de ces deux pays pour faire entendre raison et trouver des solutions de sortie de crise. Mais y parviendront-ils ? Lire la suite

AWI RATTRAPE PAR L’ACTUALITE AU MILIEU DU PACIFIQUE

L’AWI-mage mise en ligne sur cette webradio webtv indépendante, le 15 avril 2017, montrant Kim Jong Un scrutant l’horizon avec des jumelles était assortie d’un commentaire. Ce dernier précisait la chose suivante : « Cette photo du président du Parti du travail de la Corée du Nord, scrutant l’horizon, traduit le climat de tension qui prévaut actuellement entre ce pays d’Asie orientale et les Etats-Unis. En dépit d’un souci d’apaisement, les mises en garde du ministre des affaires étrangères chinois quant aux conséquences qu’aurait une guerre avec son allié coréen ne peuvent être prises à la légère. D’autant que selon certains observateurs, la Corée du Nord serait sur le point de réaliser son sixième essai nucléaire ou de lancer un missile balistique. En ce 15 avril « Day of the Sun » jour férié annuel qui marque l’anniversaire de la naissance de Kim Il-Sung, fondateur et ancien président de la Corée du Nord, a lieu la fête nationale la plus importante du pays. Cette image relègue quelque peu au second plan celle des candidats du premier tour de la présidentielle en France qui se montrent peu diserts sur un sujet qui les concerne pourtant directement en qualité de possible futur Président de la République française. »
Car, depuis plusieurs mois, le climat de tension entre la Corée du Nord et les Etats-Unis n’a cessé de monter. Il est vrai que l’attitude et les propos de Kim Jong Un ont à juste titre alimenté les craintes de clash que les marchés financiers eux-mêmes finissent aujourd’hui par redouter. En promettant « le feu et la fureur » à Pyongyang en cas de nouvelles menaces, Donald trump se trouve confronté à un risque que peu nombreux imaginaient atteindre le niveau actuel. Surtout, lorsque le régime de Kim Jong Un affirme « examiner soigneusement » un projet de frappe contre l’île de Guam, territoire américain dans le Pacifique. Une dépêche de l’agence Reuters reprend d’ailleurs ce jour la déclaration de Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement français : « La France appelle à la responsabilité et à la désescalade concernant la Corée du Nord car le risque lié à l’armement nucléaire du pays existe ».
Lors du compte rendu du dernier conseil des ministres avant les vacances, ce dernier a souligné que la France regardait « avec préoccupation ce qui se passe ».
Néanmoins, ce qui a été précisé dans la foulée témoigne du sérieux du différend « La détermination du président américain, telle qu’elle a été exprimée cette nuit, est une détermination que tous les présidents américains auraient eue parce qu’ils ne peuvent pas accepter effectivement qu’une partie de leur territoire puisse faire l’objet de tir de missiles balistiques nucléarisés. »
Alors que la chaîne Arte rediffusait hier le documentaire sur le bombardement nucléaire américain sur Hiroshima et Nagasaki, on comprend que cet évènement nécessite un véritable sang-froid de tous les chefs d’Etat afin que soit trouvée par voie diplomatique une solution qui permette d’espérer un retour à la raison. Chronique audio/vidéo en stand by

TRUMP POURRA T’IL ENCORE LONGTEMPS RESTER SOURD ET AVEUGLE FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

En optant pour un retrait de l’accord climat de Paris signé fin 2015, Donald Trump ne fera jamais figure de chef d’Etat responsable et encore moins de sauveur de l’humanité, surtout s’il maintient dans les temps à venir son refus d’adhérer.
Pour une part non négligeable d’Américains qui l’ont élu 45e président des Etats-Unis en toute connaissance de cause et de programme, ce dernier peut, il est vrai, se vanter aujourd’hui d’afficher des résultats économiques propres à faire pâlir d’envie bien des dirigeants de pays développés. Avec un taux de chômage en baisse (4,3%), une économie qui demeure très dynamique (PIB + 2%) et Wall Street qui va de record en record, ce président a misé sur des résultats immédiats avec une vision court terme. Et il faut reconnaître qu’en dépit des diverses menaces qui pèsent sur ses propres épaules, il tient bon.
Toutefois, le rapport rédigé par des scientifiques de 13 organismes fédéraux, dont l’Environmental Protection Agency et la National Oceanic and Atmospheric Administration publié lundi par le New York Times, témoigne clairement que ce même président pourrait bien se voir reprocher sous peu une erreur d’appréciation monumentale. A moins que la publication de ce dernier qui repose sur l’approbation de l’administration Trump, ne conduise finalement le président des Etats-Unis à l’ignorer et à l’enterrer. Lire la suite

DE L’ IMPATIENCE DES FRANCAIS

Dieu de la terre et du ciel, ainsi que tous les êtres vivants qui s’y trouvent, Jupiter doit admettre que l’éveil d’une croyance ou du moins d’une espérance en un monde meilleur se heurte souvent à des réalités très terre à terre.
La déception clairement affichée par de nombreux Français au regard de la stratégie politique menée jusqu’ici par Emmanuel Macron et son Premier ministre ne peut toutefois surprendre. Les Français sont en effet à la fois impatients et exigeants par nature. De plus, ils croient au Père Noël ! En réalité, ils attendaient tout autre chose en ce début de mandat. Il faut donc calmer tant que faire se peut leur légitime impatience. A ce titre, deux citations méritent d’être retenues. Celle de Louis XIV qui déclarait “C’est toujours l’impatience de gagner qui fait perdre.” Ou encore celle de Confucius qui précisait “Une petite impatience ruine un grand projet. ”
Comme l’indiquait lors de ses premières interventions publiques Edouard Philippe dont la cote de popularité s’érode également : « Je ne cherche pas la popularité mais l’efficacité ». C’est donc gagné sur le premier point, mais perdu sur le second, les mesures annoncées dans différents domaines ne bénéficiant pas d’un quota d’appréciations favorables significatif, sensé révéler les bienfaits des nouvelles orientations politiques.
Pourtant, la période estivale propre à une remise en forme et à l’expression de grands desseins d’avenir se doit de donner au chef de l’Etat et au gouvernement les moyens d’assurer une rentrée toujours guettée comme un véritable traquenard. Or, au rythme où vont les résultats des sondages de popularité, les cents premiers jours de l’ère Macron témoignent d’une perte d’enthousiasme et de confiance non négligeable qui va jusqu’à toucher les sympathisants du président qui regroupent les membres de La République en marche (LREM), de l’UDI, et du MoDem. Y a t’il péril en la demeure ? Faut-il laisser passer l’orage sondagier qui n’attend finalement qu’un signe pour que le soleil brille et que les regards s’illuminent ? Cliquez ici pour écouter la chronique audio enregistrée lorsque la mer était calme

L’e-SANTE N’EN EST QU’A SES DEBUTS

Lorsqu’on s’intéresse au secteur santé et qu’on examine les progrès enregistrés ces dernières années notamment grâce à l’apport des technologies high-tech, on mesure à quel point l’e-santé a le vent en poupe. On ne peut que s’en réjouir. On a même envie de croire au miracle.
Si on ne peut nier les indéniables bénéfices déjà apportés tant aux professionnels de santé qu’aux patients par ce biais, force est néanmoins de constater que tout n’est pas soigné à la même enseigne. Alors que certains domaines d’application revêtent un réel intérêt et remportent un compréhensible succès, il est en revanche des spécialités qui enregistrent des avancées beaucoup plus modestes voire peinent à se frayer un chemin vers le futur.
Qu’il s’agisse de l’amélioration du parcours de soin des patients, comme d’échanges entre professionnels de santé, la Tribune de l’économie livrait d’ailleurs, dans son édition du 31 juillet 2017, la liste de dix startups françaises qui pourraient favoriser le développement de l’e-santé et in fine l’efficience du système de santé.
A l’examen des innovations dont il est question, on constate que finalement smartphones et algorithmes s’érigent en acteurs majeurs au royaume de l’e-santé.
Qu’il s’agisse d’échanges de données médicales, d’évaluations  ciblés et personnalisés, de mesures de facteurs de risques santé, d’assistance médicale de premier recours, voire de solutions visant à remédier aux troubles du sommeil… toutes ces découvertes sont pour partie déjà distribuées ou en instance de l’être.
Bien entendu, nombre d’entre elles sont souvent le résultat de recherches menées par des médecins mais pas uniquement. Des pousses de génies sortis de grandes écoles sont également de la partie. Et c’est d’ailleurs ce qu’il est entre autres intéressant d’observer. D’autant que certaines applications sont d’ores et déjà récompensées de Trophées, pendant que d’autres bénéficient d’accords de partenariat destinés à permettre leur commercialisation et diffusion à grande échelle. Lire la suite

LE LOGEMENT S’ANNONCE COMME L’UN DES DOSSIERS CHAUDS DE LA RENTREE

L’illustration de cette chronique se veut significative. Tout reste à faire !
Annoncée par le Premier ministre Édouard Philippe lors de son discours de politique générale avant que Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics ne la confirment, la réduction dés octobre des aides au logement n’a pas manqué de susciter de vives réactions de réprobation.
Car les aides au logement bénéficient en France à environ 6,5 millions de personnes.
Au nombre de trois et non cumulables, ces aides appelées APL, Alf et Als s’adressent aux personnes dont les ressources sont particulièrement modestes : jeunes, salariés ou non , retraités, étudiants. Elles sont attribuées sur la base de critères clairement définis.
Elles visent à la fois l’accession à la propriété et la location dans le neuf comme dans l’ancien.
Mais ces aides au logement coûtent chaque année quelque 18,5 milliards d’euros au budget de l’Etat. D’où la tentation de tirer sur la couverture sociale. Lire la suite

LES CHINOIS ECLAIRENT LA MONDIALISATION AVEC UN TITANESQUE PROJET

Nous sommes loin de la censure imposée par les autorités de Pékin à Winnie l’ourson pour cause de ressemblance avec le président chinois.
Et pourtant le fameux « OBOR » acronyme de « One Belt One Road » programme économique et commercial chinois fait figure de nouveau monstre de la mondialisation. D’où le boycott lancé par certains pays comme l’Inde et le Japon mais aussi les craintes exprimées par l’Union européenne concernant le risque d’hégémonie de la Chine.
La nouvelle route de la soie prônée par Xi Jinping, président chinois vise en effet à favoriser le rapprochement de la Chine avec l’Europe l’Afrique et l’Asie centrale à travers la réalisation d’une ceinture terrestre et d’une route maritime. De gigantesques chantiers en perspective et des coûts impossibles à estimer encore aujourd’hui.
Ce projet qui rassemble 68 pays qui représentent 4,4 milliards d’habitants, soit 40% du PIB mondial, laisse présager un risque supplémentaire d’invasion de produits chinois qui donnent déjà lieu à d’âpres discussions, qu’il s’agisse entre autres d’acier, d’équipements liés aux énergies renouvelables et objets high-tech. Lire la suite

DE L’ART DE FAIRE PLUS ET MIEUX AVEC MOINS

Ou de l’art de pactiser. En proposant lundi lors de la conférence des territoires aux élus locaux un « pacte » associant une refonte de la fiscalité locale, avec notamment la suppression controversée de la taxe d’habitation, à des « libertés nouvelles » en terme d’organisation, Emmanuel Macron n’a pas provoqué l’ire de ces derniers. Le plan d’économies de 13 milliards d’euros contre 10 milliards initialement prévus sur la durée du quinquennat, excluant toute « baisse brutale » des dotations de l’Etat en 2018, a même été salué par François Baroin, sénateur-maire Les Républicains de Troyes, président de l’association des maires de France (AMF) et des puissantes régions de France.
L’idée est bien de faire plus et mieux avec moins d’argent et moins d’élus locaux dont l’autonomie sera néanmoins renforcée. Déjà salué par le FMI, le train de réformes que compte mener à bien le président de la République pour assainir les comptes et remettre la France sur les rails bénéficie indéniablement d’un vent favorable. Vent debout, Jupiter et son équipage ne ménageront pas leurs efforts pour franchir le cap de bonne espérance à la rentrée, passage délicat toujours marqué par des courants et vents forts. D’autant qu’ensuite, d’ici « le printemps prochain » une commission de travail engagera une réflexion de fond sur l’organisation de la feuille de route. De plus, une « agence nationale de la cohésion des territoires » sera créée. De quoi rassurer ceux qui craignaient un avis de tempête dans certaines régions de France en ce bel été 2017. Cliquez ici pour consulter la chronique vidéo de Patrick Gorgeon

RÊVE AUTOUR D’UN TWEET CLIMAT DE DONALD TRUMP

Il n’est pas de rêves inatteignables ! C’est sans doute ce qu’il faut retenir, même si celui dont il est question ici aujourd’hui ne s’est, du moins jusqu’à présent, pas encore confirmé comme étant susceptible de se traduire en une réalité. En cette période de vacances, il me tarde de vous rapporter mon rêve extraordinaire.
« Alors qu’Emmanuel Macron remontait les Champs-Elysées en compagnie du général De Villiers, notre président a su la veille frapper un grand coup sur fond d’accord climat lors de la visite de Donald Trump et de son épouse à Paris ». Une dépêche anonyme pur produit de l’imagination du rêveur annonçant : « Invités de marque du couple Macron à l’occasion du défilé 14 juillet marquant le 100e anniversaire de l’intervention de l’armée américaine en France, Donald Trump, qui s’apprêtait à entrer à bord de Air Force One pour retrouver sa Maison Blanche, a envoyé un tweet depuis la passerelle : « Emmanuel Macron, Président français m’a définitivement convaincu. Les Etats-Unis adopteront donc l’accord climat de Paris sans réserve, aucune. » Et le rêve se poursuit :
 » Le dîner à la Tour Eiffel a permis de stabiliser la température sur Terre. Les cotes de popularité des deux hommes se sont littéralement envolées en France comme aux Etats-Unis. Lors du dîner Brigitte Macron aurait glissé à l’oreille de Melania Trump : « Je crois toujours au possible ». Lire la suite