DEBAT A L’ASSEMBLEE NATIONALE : DE QUOI RENDRE SONGEUR LE PREMIER MINISTRE & DERNIERE MINUTE

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La situation actuelle sur fond de manifestations des « Gilets jaunes » s’avérant particulièrement préoccupante, à l’issue du débat et du vote à l’Assemblée nationale concernant le chaud dossier des taxes sur les carburants, objet d’un moratoire, une bonne nouvelle est tombée dans la soirée.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, qui a eu Emmanuel Macron au téléphone peu avant le début d’une émission sur BFMTV, a confirmé que les augmentations de taxe sur les carburants étaient «annulées pour l’année 2019».

AWI revient sur l’ambiance de la séance du mercredi 5 décembre dans l’Hémicycle.

En introduisant le débat sur la fiscalité écologique et ses conséquences sur le pouvoir d’achat, qui allait être suivi d’un vote à l’Assemblée nationale, Edouard Philippe, Premier ministre a eu droit à une séance sous haute tension.
Après avoir précisé :  » Depuis le 17 novembre, les Français expriment leur colère sous une forme inédite », Edouard Philippe a tenu a souligner que cette dernière venait de loin et qu’elle était restée muette par pudeur ou fierté.
Faisant référence aux manifestations des « Gilets jaunes » qui ont pris un caractère inacceptable en raison d’actes de violence de casseurs foncièrement intolérables tant à Paris qu’en province, il a précisé qu’aucune taxe ne méritait de mettre en danger la Nation. La séance de débat de ce mercredi 5 décembre 2018 ne pouvait que retenir l’attention de tous ceux qui s’intéressent à l’actualité, surtout lorsqu’elle se raccroche à des évènements et décisions qui nous concernent tous. Lire la suite

POURQUOI LES FRANÇAIS AIMENT A SE FAIRE PEUR

Pays de cocagne mais néanmoins pays du doute permanent, la France va se retrouver, durant la longue période précédant l’élection présidentielle, soumise à de multiples sondages d’opinions et autres avis d’experts, donnant lieu aux prédictions les plus inattendues voire farfelues.
Tout sera fait pour entretenir la menace d’une percée du populisme, un syndrome craint dans de nombreux pays.
Après avoir connu en cette fin d’année quelques évènements notables, qu’il s’agisse : de la primaire de la droite et du centre qui s’est soldée par la victoire de François Fillon; du renoncement de François Hollande à briguer un second mandat de président de la République française; du départ de Manuel Valls, Premier ministre, désireux de s’élancer dans la primaire de la gauche, le moins qu’on puisse dire c’est que tout cela ne manque ni d’intérêt ni de rythme. La démocratie bat son plein !
Au cours des mois à venir, tout va donc être fait pour inquiéter sur l’avenir qui nous sera réservé à compter du printemps 2017. Une façon comme une autre d’encourager chacun à participer aux différents scrutins qui vont avoir lieu et auront au final immanquablement des conséquences sur la politique à venir.
Et c’est là que le principe de précaution particulièrement développé en France se doit d’être appliqué.
Car les programmes des candidats, comparables à des modes d’emploi – c’est un euphémisme – devront être consultés et analysés avec la plus grande attention. Ce qui laisse peu de place à une approche purement intuitive.
Qu’un véritable changement soit indispensable ne fait aucun doute. Mais quel changement ? Lire la suite