DE CES RAPPORTS QUI INVITENT A LA LECTURE ET A LA COMPREHENSION

En plein « Livre Paris », AWI a estimé judicieux de faire le lien entre la Journée de grève mondiale portée par la jeune génération conduite à manifester ses inquiétudes et adresser ses requêtes aux Etats et gouvernements concernant le réchauffement climatique et l’abondante littérature produite sur ce thème.

L’occasion de mettre l’accent sur les volumineux et instructifs rapports du GIEC, de l’OCDE ou encore de l’ONU rédigés avec le concours de scientifiques et experts du monde entier.

Autant de documents qui permettent aux narrateurs de décrire avec précision un certain nombre de phénomènes avérés mais aussi de faire comprendre sans artéfacts les défis à relever pour éviter que les générations futures n’aient à supporter une aggravation de la situation climatique.

Aussi à défaut de vous réfugier pendant un certain temps dans la lecture du plus long roman de la littérature française, fort de 13 095 pages intitulé « Artamene ou le Grand Cyrus » écrit par Madeleine de Scudéry ou encore dans « A la recherche du temps perdu » œuvre de Marcel Proust qui compte plus de 3000 pages et près de 1 300 000 mots, vous ne perdrez rien à vous emparer de rapports qui n’ont rien de romanesque.

La description de l’évolution des données climatiques au niveau planétaire, la mise en exergue de l’accélération et de l’intensité de catastrophes récurrentes, le poids des activités humaines sur le déséquilibre environnemental, la responsabilité des Etats et gouvernements dans la définition de politiques visant la mise en œuvre de solutions concrètes… permettent aux auteurs d’informer les citoyens et de les mettre en garde sur les risques encourus si rien n’est fait pour remédier aux problèmes.

Socle représentatif de l’état d’avancement des recherches et analyses menées sur le réchauffement climatique et les nombreuses innovations en mesure de pallier aux difficultés rencontrées, il démontre que les générations futures ont de bonnes raisons de s’intéresser de près à la question.

Sans que ces rapports abondamment documentés ne deviennent livres de chevet, leur lecture a le mérite d’inviter à la réflexion et d’encourager l’action.

Dépourvus de tout caractère romanesque, ils traduisent des réalités qui ne relèvent en rien de science-fiction.

Que vous soyez ou non grand lecteur ou lectrice, le sixième rapport sur l’avenir de l’environnement mondial d’ONU Environnent, rédigé par 250 scientifiques et experts originaires de plus de 70 pays, publié à l’occasion de la quatrième Assemblée des Nations Unies à Nairobi se devait de vous être livré alors que Livre Paris se tient jusqu’au 18 mars 2019.

C’est  donc à la consultation de ce dernier que vous invite AWI et Women e-life. Pour en prendre connaissance, il vous suffit de cliquez sur ce lien

COP24 : UNE ETAPE VITALE D’UN LONG PROCESSUS DEVENU INCONTOURNABLE

Antonio Guterres – Secrétaire général de l’ONU


Organiser la COP 24 en Pologne, était placer sur un terrain charbonneux une ambition proprement climatique qui, de COP en COP, donne simultanément l’impression de se heurter à un mur d’incompréhension et à un retard à l’allumage.

En dépit de la présence ponctuelle côté français d’un premier de mêlée en la personne de François de Rugy, successeur de Nicolas Hulot au poste de ministre de la transition écologique et solidaire, nous sommes partis cette année avec deux handicaps.

La perte d’un pilier de la politique écologique bénéficiant d’un solide crédit auprès d’une large partie de la population et des évènements politiques économiques et sociaux qui ont laissé peu de marge de manœuvre à toute initiative visant à lutter réellement contre le réchauffement climatique.

Dans ce contexte, la tentative ratée du président français Emmanuel Macron d’augmenter la taxe carbone sur les carburants, revendication première des gilets jaunes, était pourtant selon les observateurs et investisseurs présents au sommet des Nations Unies sur le climat à Katowice, l’exemple de ce qu’il fallait faire.

A l’issue d’une première semaine de concertations, les ministres ont repris lundi le fil de leurs discussions pour entrer dans une deuxième semaine cruciale, les négociations ayant pour objectif de concrétiser les termes de l’accord de Paris, alors que le financement de la lutte contre le réchauffement de la planète demeure un sujet de controverse.

La conviction dont font preuve les plus grands investisseurs du monde sonne comme un sérieux avertissement.
Ces derniers estiment en effet que ne pas s’attaquer aux causes du réchauffement climatique conduirait à devoir faire face à un krach financier pire que celui de 2008. Une opinion visiblement largement partagée à l’échelle mondiale. Lire la suite

UN COMPTE A REBOURS DE 72 HEURES DECISIF

Le retour au devant de la scène internationale de deux personnages clés de bandes dessinées traduites en plusieurs langues n’a malheureusement rien d’une plaisanterie. Goudurix et Assurancetourix se trouvent en effet plongés au cœur de conflits armés qui témoignent en Syrie comme au Yémen notamment de leur monstruosité au regard du nombre de victimes civiles qui démontrent le recours à des armes chimiques clairement prohibées.
En articulant sa ligne éditoriale de la semaine autour de la rencontre d’Emmanuel Macron avec le prince héritier saoudien Mohamed ben Salman en visite à Paris puis la dénonciation des effets délétères du commerce des armes, AWI voulait avant tout planter le décors d’une situation de crise grave.
Aussi lorsque Emmanuel Macron en vient à annoncer mardi que la France fera part “dans les prochains jours”, en coordination avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni, de sa décision quant à une éventuelle riposte militaire contre les “capacités chimiques” du régime syrien, le chef de l’Etat rend incontournable l’évocation de ce sujet brûlant à l’occasion de son intervention télévisée jeudi.
En cause, l’appui militaire de la Russie au régime syrien, et la violation de la résolution 2401 du Conseil de sécurité de l’Onu, qui exige l’arrêt des combats en Syrie.
Mais la dernière réunion du Conseil de sécurité qui s’est traduite entre autres par un véto russe a fait monter la tension d’un cran.
Vassily Nebenzia, l’ambassadeur de Russie aux Nations unies, a justifié ce 12e veto russe en sept ans de conflit qui a fait plus de 350.000 morts par la volonté de « ne pas entraîner le Conseil de sécurité dans des aventures ».
Moins de 72 heures nous séparent donc aujourd’hui d’une possible frappe aérienne ciblée des Occidentaux en Syrie sans que personne ne puisse dire avec certitude ce qu’il résultera réellement de ce type d’action armée. Alors que tout doit être fait pour ne pas laisser l’usage d’armes chimiques se poursuivre, la diplomatie apparaît ne plus être en mesure de faire entendre raison aux auteurs et acteurs de massacres d’hommes, femmes et enfants dont le caractère intolérable est patent. D’où la légitimité de la lourde décision à prendre pour y mettre fin. Lire la suite

UN ENFANT PREMIERE VICTIME D’UNE TRÊVE CHIMERIQUE DANS LA GHOUTA ORIENTALE

Nations unies (Etats-Unis) (AFP)

Qu’un enfant se soit trouvé être la première victime de la trêve décrétée à partir de ce mardi par les membres du Conseil de sécurité de l’ONU a une valeur plus que symbolique !

Suite à l’appel au don lancé par cette webradio webtv indépendante française qui avait pour objectif de collecter des fonds destinés à une association humanitaire amenée à venir en aide plus particulièrement à des enfants plongés dans ce qu’il faut bien appeler un génocide en Ghouta orientale, AWI s’insurge une nouvelle fois contre la situation inacceptable qui prévaut et que rien ne semble pouvoir arrêter .
D’autant que l’appel au don en question est resté lettre morte et n’a même donné lieu à aucun message d’empathie et de soutien !
Faut-il en déduire que tout le monde s’en fout ? Lire la suite

LE CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU A T’IL LES MOYENS DE SES AMBITIONS ?

Alors qu’Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, déclarait, le 6 avril dernier, que les opérations de maintien de la paix menées par l’ONU se trouvaient à la croisée des chemins, le programme des discussions du Conseil de sécurité s’annonce particulièrement chaud dans les jours et mois à venir.

Dés le 11 décembre, il devrait être question des violations des droits de l’homme en Corée du Nord. Ensuite, les ministres du Conseil de sécurité des Nations Unies se réuniront le 15 décembre pour évoquer les programmes nucléaires et de missiles balistiques de ce pays d’Asie orientale.

Cette information émane de l’ ambassadeur du Japon aux États-Unis, Monsieur Koro Bessho, président en ce mois de décembre du Conseil qui se compose de 15 membres.

Il est à ce titre intéressant d’observer que la Chine a tenté sans succès d’arrêter trois réunions précédentes concernant les droits de l’homme en procédant à un vote procédural. Un minimum de neuf voix est en effet nécessaire pour remporter un tel vote, sachant que ce pays tout comme la Russie, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France ne peuvent pas exercer leur veto.

Toutefois, la réunion qui doit être organisée bénéficie d’ores cet déjà du soutien de neuf membres – États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Sénégal, Suède, Ukraine et Uruguay.

Mis en liste noire depuis déjà de nombreuses années, par les Etats-Unis au vu de rapports accablants, la Corée du Nord et son leader charismatique Kim Jong Un vont se trouver une nouvelle fois au banc des accusés. Lire la suite et écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

LE CLIMAT PRIS AU JEU DES QUESTIONS REPONSES


Non, la question n’aura pas de lien direct avec la triste affaire Volkswagengate transformée en dieselgate qui alimente depuis quelques jours les gros titres de vos journaux. Pas plus que la réponse qui nécessitera de nombreuses enquêtes et promet quelques rebondissements. Avouons tout de même que ce scandale tombe bien mal en jetant un doute épais sur les techniques utilisées pour lutter contre les émissions de particules et autres gaz à effet de serre que l’on sait provenir en grande partie des moyens de transport, gros contributeurs au réchauffement climatique.
En revanche, pour répondre aux questions que chacun se pose légitimement concernant le climat et son impact planétaire, nous avons choisi de privilégier deux ouvrages très différents et complémentaires.
Tout d’abord « Parlons Climat » un petit ouvrage dont la lecture ne peut être que chaudement recommandée aux eco-citoyens de 7 à 107 ans . Publié dans la collection « Doc en poche » par la Documentation française, ses auteurs Christophe Cassou et Valérie Masson-Delmotte, physiciens et climatologues, répondent en effet clairement en moins de cent pages à 30 questions d’une actualité brûlante qui vont mobiliser 195 pays autour de la COP21 en fin d’année, à Paris.
Ensuite, le dernier numéro de Problèmes économiques qui propose une série d’articles en posant la question : « Quels objectifs pour le développement après 2015 ? »
Si les 8 objectifs du millénaire pour le développement (OMD) qui arrivent à échéance fin 2015 consistaient notamment à réduire de 50% la pauvreté, améliorer les conditions de vie des plus démunis, lutter contre la maladie et généraliser l’instruction élémentaire…, les objectifs pour le développement durable (ODD) fixés à l’horizon 2030 qui seront présentés fin septembre, lors d’une assemblée générale des Nations unies à New-York, vont bien au-delà. En dehors des problèmes déjà abordés qui demeurent des préoccupations majeures, un certain nombre de nouveautés apparaissent. Il s’agit entre autres de l’accès à une énergie abordable et durable, de la lutte contre le changement climatique, de la préservation des océans, de la disponibilité de l’eau et de l’assainissement pour tous, de l’encouragement aux partenariats pour le développement durable.
Et comme vous allez pouvoir le constater en écoutant la chronique audio, ces deux approches sont particulièrement instructives pour qui souhaite s’intéresser au climat et aux perspectives de développement sur Terre. Lire la suite

L’AVANT-PROJET D’ACCORD DE LA COP21 PAS BONN ET UN FRANCOIS HOLLANDE PEU DISERT SUR LE CLIMAT


En annonçant, il y a peu, que le 1er septembre serait désormais la « Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création », le pape François,, toujours très au fait de l’actualité, aurait aimé graver dans le marbre une journée mondiale pour l’environnement.
Mais cet appel au réveil des consciences des nations, venu du Vatican, lancé à la veille de conférence internationale sur climat, a fait un flop.
Le pape François, homme très engagé pour la sauvegarde de l’humanité doit aujourd’hui douter de l’existence d’une réelle volonté des représentants des peuples à s’accorder sur les moyens financiers et solutions techniques susceptibles de permettre l’atteinte des objectifs visant à lutter contre le réchauffement climatique.
Car en lançant lors de la session de négociations ouverte à Bonn un appel aux participants pour que ceux qui sont en mesure de le faire apportent leur contribution, Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la convention-cadre de l’ONU sur le climat, a dû constater que la quête était bien pauvre.
Et force est d’observer que la grande conférence qui doit réunir à Paris 195 pays autour des questions climatiques manque de financement. Les caisses de l’ONU présentent en effet un trou de 1,2 million d’euros. Autrement dit, en l’état actuel, il y aura tout juste de quoi payer la session de négociations ouverte lundi à Bonn qui n’a d’ailleurs pas été à la hauteur des espoirs, mais de plus, il n’y aura pas assez pour couvrir la prochaine session prévue en octobre.
Or, sans ces rencontres, il sera difficile d’élaborer l’avant-projet d’accord qui doit être soumis aux débats de la COP21 à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015.
Faut-il croire à la sauvegarde de la planète et au miracle ?
Rien n’est moins sûr, la sixième conférence de presse du Président de la République d’une durée de deux heures qui s’est tenue le 7 septembre n’ayant accordé que 5 petites minutes aux enjeux de la conférence internationale sur le climat (COP21) qui butent visiblement sur la question essentielle du financement. Lire la suite