ENVIRONNEMENT ET SANTE L’OMS DRESSE UN SOMBRE TABLEAU


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L’Agence internationale de l’énergie a beau annoncer que les émissions mondiales de gaz carbonique en provenance du secteur des énergies fossiles ont stagné en 2015 pour la deuxième année consécutive, le tableau dressé par l’OMS concernant l’impact des pollutions sur la santé humaine n’en demeure pas moins préoccupant.
Selon de nouvelles estimations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 12,6 millions de personnes sont décédées en 2012 du fait d’avoir vécu ou travaillé dans un environnement insalubre, ce qui représentait près d’un quart des décès dans le monde.
Si les pays à revenu faible ou intermédiaire supportent la plus forte charge d’origine environnementale, pour certaines maladies non transmissibles (MNT) la morbidité par habitant générée par des pollutions en tous genres s’avère néanmoins relativement importante dans les pays à revenu élevé.
Selon le rapport qui porte sur plus de 100 catégories de maladies et de traumatismes, l’immense majorité des décès liés à l’environnement sont dus aux maladies cardiovasculaires telles que les accidents vasculaires cérébraux et les cardiopathies ischémiques. Et lorsqu’on ajoute les cancers et les affections respiratoires chroniques, près des deux tiers des décès ont des causes environnementales. En dépit des progrès notables accomplis en matière de gestion de l’eau potable, des eaux usées et des déchets, les facteurs de risque environnementaux, tels que la pollution de l’air- à l’intérieur comme à l’extérieur des logements et lieux de travail-, de l’eau et des sols, l’exposition aux substances chimiques, le changement climatique ou le rayonnement ultraviolet, expliquent la situation actuelle. Il est important d’observer que les enfants et les personnes âgées sont les plus exposés aux risques environnementaux, leur impact étant maximal chez les enfants de moins de 5 ans et chez les sujets âgés de 50 à 75 ans. A la lecture de ces données, on comprend que le Dr Maria Neira, Directeur du Département Santé publique, déterminants sociaux et environnementaux de la santé de l’OMS, appelle les pays à investir d’urgence dans des stratégies destinées à réduire les risques environnementaux dans nos villes, nos logements et nos lieux de travail. Selon ce médecin, ces investissements permettraient de freiner considérablement l’augmentation de la charge des affections cardiovasculaires et respiratoires, des traumatismes et des cancers au niveau mondial. Qui plus est, ils entraîneraient une baisse immédiate des dépenses de santé. Qualité de l’environnement, santé humaine voire économique sont donc bien interdépendantes. Lire la suite

LE VIRUS « ZIKA » INQUIETE LES AUTORITES SANITAIRES

En pleine révolution numérique, le virus qui fait beaucoup parler de lui ces derniers temps, ne menace pas la santé d’ordinateurs et autres outils de communication, mais la santé publique. En cause, un moustique infecté du genre Aedes, porteur du virus Zika, à l’origine d’une épidémie qui sévit désormais dans plus de 30 pays et territoires, pour l’essentiel sur le continent américain. Lorsqu’elle touche une femme enceinte, cette maladie peut entraîner une microcéphalie, ou anomalie de croissance de la boîte crânienne, chez le nouveau-né. Au total, 2.287 cas évocateurs de Zika ont été recensés en Martinique et 245 en Guyane. Dix cas ont également été confirmés en Guadeloupe et un à Saint-Martin.
Depuis le début de l’épidémie, 20 femmes enceintes ont été détectées positives au virus Zika, mais aucune malformation n’a été détectée à ce jour, selon le ministère de la Santé. En métropole, neuf cas importés ont été pris en charge depuis le début de l’année. L’un d’eux présente une forme neurologique de l’infection.
Au vu des risques de propagation de l’épidémie du virus Zika, l’Organisation mondiale de la Santé ( OMS) a qualifié « d’urgence de santé publique de portée mondiale » le phénomène.
Si Ebola indentifié pour la première fois à l’hôpital de Yambuku en 1976, doit son nom à une rivière passant près de la ville de Yambuku en République démocratique du Congo, Zika reconnu pour la première fois en 1947, tire son nom de d’une forêt d’Ouganda.
Alors que l’épidémie de maladie à virus Ebola apparue fin 2013, qui a fait plus de 11 000 victimes en Afrique de l’Ouest sur 28.000 cas avérés, est aujourd’hui quasiment éradiquée en raison de l’administration aux malades d’une combinaison de médicaments contre le paludisme, le virus Zika demeure pour sa part, à l’heure actuelle, sans solution vaccinale. Cette situation qui justifie pleinement une alerte sanitaire, ne pouvait que conduire Marisol Touraine, ministre de la Santé, a invoquer le devoir d’information et de protection, en recommandant aux femmes enceintes d’éviter les zones infectées par le virus Zika.
Surtout à l’heure où une communication du « Health and Human Services Department » du comté de Dallas, signale le cas d’un patient infecté par le virus Zika après une relation sexuelle avec quelqu’un revenu du Venezuela. Le fait que ce virus puisse être transmis non seulement par une piqure de moustique type Aedes, mais aussi par voie sexuelle, inquiète à juste titre les autorités sanitaires. Sanofi Pasteur, la filiale de vaccins de Sanofi, a d’ailleurs annoncé cette semaine le lancement d’un projet visant à mettre au point un vaccin contre le virus Zika. Informer, dire ce que l’on sait à ce sujet nous a semblé primordial s’agissant d’un problème de santé publique. Lire la suite

EBOLA : UN VIRUS QUI RAPPELLE L’IMPORTANCE DES VACCINS ET DE L’ACCES AUX SOINS

La période estivale, aurait dû nous conduire cette semaine à procéder à la rituelle rediffusion d’ émissions proposées dans la grille de programme « Santé et Assurance maladie ». Mais AWI n’est jamais « Août » !
Et l’actualité nous a rappelée à l’ordre, car AWI dort toujours les sens en alerte.
La réaction à caractère apocalyptique à l’article intitulé : « La Banque mondiale débloque 200 millions de dollars pour lutter contre le virus Ebola » d’un lecteur de la Tribune de l’économie a en effet retenu notre attention. Cette dernière soulève en effet deux questions majeures. Car qu’écrit ce lecteur : « on va rire quand cette épidémie va débarquer en France où le quart de la population ne va plus chez le médecin car trop cher… »
Si tel devait être le cas, on est effectivement en droit de se demander comment réagirait l’Etat français et plus particulièrement le ministère de la Santé et des affaires sociales, quelles missions seraient dévolues à l’assurance maladie pour prendre en charge une campagne de vaccination à grande échelle, à l’instar de celle qui valu à Roselyne Bachelot, ministre de la santé sous Sarkozy, de vives critiques.
Quoi qu’il en soit, le fait est : concernant le virus Ebola qui n’a pas été à ce jour détecté sur notre sol, plusieurs vaccins en sont au stade des essais, mais aucun n’est disponible pour un usage clinique. Autrement dit, on ne pourrait pas faire grand chose.
La remarque du lecteur de l’article publié dans la Tribune permet de revenir sur la situation actuelle concernant Ebola, mais aussi l’importance que revêt la vaccination sans oublier l’aide apportée aux étrangers présents illégalement sur le territoire national appelée AME, qui fait l’objet de nombreuses critiques. Le monde ouvert dans le quel nous vivons a d’indéniables avantages, mais force est de reconnaître qu’il présente également de gros dangers, notamment sur le plan sanitaire.Ebola a fait 932 morts dont 45 entre le 2 et le 4 août, a annoncé mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué, alors qu’un Saoudien soupçonné d’être porteur du virus est mort à Djeddah.
Cette chronique n’entre pas dans la rubrique faits divers qui n’existe pas sur AWI.
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ALCOOLISME ET PREVENTION SANTE

Vous connaissiez l’effet « kiss cool » et peut-être ignorez-vous ce qu’est l’effet « destroy ». C’est pourtant, ni plus ni moins, celui que provoque la consommation abusive d’alcool qui a tué en 2012 dans le monde 3,3 millions de personnes, soit plus que le sida, la tuberculose et la violence réunis. Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS ) plus de 200 maladies dont la cirrhose du foie et certains cancers sont liées à la consommation d’alcool. Le rapport indique également que cette pratique rend plus vulnérable face aux maladies infectieuses comme la pneumonie. En outre, l’usage régulier et intensif de l’alcool peut occasionner des actes de violence et des traumatismes. Bref les effets des verres de trop sont parfaitement connus et transparents sur le plan risques santé.
La dernière édition du Rapport de situation mondial sur l’alcool et la santé [Global Status Report on Alcohol and Health 2014] présente le profil de la consommation d’alcool dans les 194 États Membres de l’OMS, les répercussions de celle ci sur la santé publique et les mesures prises dans ce domaine. Certains pays dont la France ont, il est vrai, renforcé depuis déjà quelques temps les mesures de protection de la population en augmentant les taxes sur l’alcool, en restreignant sa disponibilité par un relèvement des limites d’âge et en réglementant la commercialisation des boissons alcoolisées.
L’abus d’alcool reste un problème de santé publique majeur, surtout lorsqu’on sait que les jeunes se laissent de plus en plus prendre au piège. Les informations contenues dans la chronique audio distille donc quelques vérités dont chacun doit être conscient afin de préserver le capital santé. Lire la suite

LE SYSTEME DE SANTE PEUT-IL EVITER LE PARADOXE ?

Le numéro de juillet-août des Cahiers français  publié par la documentation Française intitulé : «  La santé, quel bilan ?» tombe à pic. Le conseil de la Caisse nationale d’assurance maladie doit en effet dévoiler jeudi ses propositions  d’économies pour 2013 qui seront ensuite transmises  au gouvernement pour préparer  le prochain budget  de la Sécurité sociale. Parmi ces dernières figurent  des mesures  d’économes dites classiques, des réformes structurelles  sur les soins lourds concernant les ALD (diabète, cancers…)  et une vingtaine de mesures plus ciblées visant à améliorer  l’accès aux soins. D’où l’intérêt des analyses proposées dans ce numéro des Cahiers français, même si certaines s’avèrent désormais caduques, notamment pour ce qui concerne la TVA sociale qui a été abrogée conformément à ce qu’avait annoncé François Hollande avant son élection à la présidence de la république. Lire la suite

LE SYSTEME DE SANTE PEUT-IL EVITER LE PARADOXE ?

Le numéro de juillet-août des Cahiers français  publié par la documentation Française intitulé : «  La santé, quel bilan ?» tombe à pic. Le conseil de la Caisse nationale d’assurance maladie doit en effet dévoiler jeudi ses propositions  d’économies pour 2013 qui seront ensuite transmises  au gouvernement pour préparer  le prochain budget  de la Sécurité sociale. Parmi ces dernières figurent  des mesures  d’économes dites classiques, des réformes structurelles  sur les soins lourds concernant les ALD (diabète, cancers…)  et une vingtaine de mesures plus ciblées visant à améliorer  l’accès aux soins. D’où l’intérêt des analyses proposées dans ce numéro des Cahiers français, même si certaines s’avèrent désormais caduques, notamment pour ce qui concerne la TVA sociale qui a été abrogée conformément à ce qu’avait annoncé François Hollande avant son élection à la présidence de la République. Lire la suite