L’ ECONOMIE DE TRANSITION CHERCHE SA FEUILLE DE ROUTE

Ce dessin humoristique illustre à merveille la situation préoccupante que nous traversons depuis déjà quelques années et nous impose de trouver des solutions de sortie de crise. Car si une abondante littérature précise que la transition économique s’appuie sur des réformes qui permettent de passer d’une économie planifiée à une économie de marché, on enfonce une porte ouverte, sans qu’on sache par quelle fenêtre il reste possible de créer un autre mode de fonctionnement de notre société empêtrée dans des difficultés dont personne ne perçoit le début de la fin. La transition économique imposée cherche en fait son modèle. Et certains estiment que l’apport des nouvelles technologies, le souci de préservation de l’environnement, l’aspiration au développement durable notamment peuvent, par une habile combinaison, offrir des lueurs d’espoir en termes de croissance  pour les temps à venir. Ce n’est pas le radeau de la méduse, mais ça y ressemble fortement ! Surtout lorsqu’on regarde l’horizon. Nous sommes en effet en ce début de XXIe siècle encore trop souvent accrochés aux vestiges d’un monde dépassé et révolu qui ne nous permet plus d’avancer et de prospérer à un rythme soutenu. Cette phase de transition économique est éprouvante pour tout le monde. Et on comprend que chacun s’inquiète à juste titre de sa capacité à trouver sa place dans un contexte mouvant qui contribue à creuser le fossé entre les nantis et les plus pauvres, tout en précarisant la middle class, coincée au milieu du gué. Cette transition économique pourrait bien se jouer sur fond de transition énergétique, sous réserve que soleil, vents et marées, richesses naturelles et renouvelables, se révèlent en mesure d’insuffler un courant porteur générateur d’activités et d’emplois. Le tourbillon dans lequel se trouvent mêlés projets individuels et collectifs a du mal à donner naissance à ce long fleuve tranquille sur lequel chacun aspire à conduire  sa vie pour transformer projets en actes voire rêves en réalités. Lire la suite

« SLOW MADE » ET « SLOW ECONOMY » PEUVENT ILS CORRIGER LES « BIG AND FAST » ERREURS D’UN MODELE ECONOMIQUE A BOUT DE SOUFFLE ?

Bien que le chef de l’Etat et le Premier ministre affichent une confiance sans bornes quant à l’amélioration des perspectives économiques françaises à court terme, le quidam reste en proie au doute, au vu de résultats qui ne reflètent actuellement en rien une véritable amorce de reprise. Jean-Marc Ayrault a beau déclarer dans une récente interview accordée au quotidien de Loire-Atlantique Presse-Océan: « Les actions en profondeur de redressement et les efforts demandés aux Français, dont je suis conscient, vont porter leurs fruits » et  François Hollande affirmer sur TF1: « On est tout près du but ! », le pari portant sur le retour de la croissance et l’inversion de la courbe du chômage d’ici la fin de l’année 2013 apparait très hypothétique.  Car, en dépit d’une bourse (CAC 40) qui atteint ses plus hauts niveaux depuis plus de quatre ans, de nombreux indicateurs restent dans le rouge. Voilà pourquoi, au-delà des paroles et des mesures effectivement adoptées ces derniers temps par le gouvernement pour tenter de redresser la situation économique et sociale du pays, de nouveaux concepts appelés « Slow Economy » et « Slow Made » porteurs d’un nouveau modèle de développement économique sensés redonner du sens au temps, au travail, à la production, à la consommation, trouvent un certain écho. Et le dossier intitulé « Le Slow Made: une révolution » publié dans le dernier numéro de Problèmes économiques publié par la documentation Française conduit à s’intéresser à ce mouvement qui a pour  slogan  » Faire en prenant le temps nécessaire », l’idée reposant sur  une nouvelle  manière de produire et de consommer. Mais ce « Slow Made » peut-il être en France réellement porteur  d’un nouveau modèle économique capable d’offrir de véritables perspectives de développement durable sur fond de mondialisation ? La question mérite  sans nul doute d’être posée, surtout si cette approche peut permettre de corriger les erreurs d’un capitalisme « Too big, too fast » Lire la suite