L’AWIMAGE DE LA SEMAINE

GREECE-EUROPE-MIGRANTS« L’errance des réfugiés à travers l’Europe » est le thème de l’Exposition collective des photographes de l’AFP organisée dans le cadre de la 23e édition du prix Bayeux-Calavados des correspondants de guerre qui se tient depuis le 3 octobre et jusqu’au 9 octobre 2016. Le prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre récompense un reportage, réalisé entre le 1er juin 2015 et le 31 mai 2016, sur une situation de conflit ou ses conséquences pour les populations civiles, ou sur un fait d’actualité concernant la défense des libertés et de la démocratie. Présidé cette année par Jean-Claude Guillebaud, journaliste, écrivain, et éditeur, cet évènement donne lieu à la remise de sept trophées attribués par un jury international et à trois Prix spéciaux.
Depuis l’été 2015, l’Europe est confrontée à un afflux de migrants sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. Des vagues de réfugiés venus principalement de Syrie, d’Irak, mais aussi de la Corne de l’Afrique, d’Afghanistan ou du Pakistan arrivent aux portes de l’Europe dans l’espoir d’y trouver une vie meilleure.
Selon l’ONU, plus d’un million de personnes sont arrivées dans l’Union européenne en 2015, et quelque 260 000 sur les 6 premiers mois de l’année 2016.
Dans le monde, ils ont été plus de 65 millions l’an dernier à fuir les conflits et les persécutions, un chiffre record selon le Haut Commissariat aux Réfugiés.
Le Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre rassemble des journalistes internationaux qui sont ainsi amenés à échanger avec le public, raconter les histoires humaines et expliquer les zones de tensions. Et les images saisies par ces observateurs de terrain valent souvent plus que de longs discours. C’est la raison pour laquelle la webradio webtv AWI a choisi de s’arrêter cette semaine sur le témoignage photographique de l’un des correspondants de l’AFP. D’où l’intérêt de l’exposition qui retrace le cheminement des migrants à travers l’Europe de juin 2015 à juillet 2016 et permet de suivre leurs itinéraires à travers le continent. Lire la suite

LA QUESTION MIGRATOIRE INTERPELLE L’ECONOMIE MONDIALE

Pour des raisons de droit national, d’une part, et de droit international, d’autre part, si tous les réfugiés sont des migrants, tous les migrants ne sont pas des réfugiés.
Un cadre juridique distingue en effet les migrants dont l’acte volontaire est lié à des motifs économiques (conditions de vie – travail), climatiques, culturels, d’éducation, de regroupement familial, de celui des réfugiés dont l’acte contraint s’explique en raison de conflits armés ou de persécutions dans le pays d’origine.
Cette distinction de taille et néanmoins subtile découle de la convention de Genève, qui veut qu’un réfugié qui bénéficie d’un droit d’asile ne puisse pas être renvoyé dans son pays d’origine. Mais reconnaître ceux qui relèvent de l’un ou l’autre de ces cas tient très souvent du casse-tête.
La vague migratoire historique qui a été enregistrée en 2015 en raison des conflits armés notamment en Syrie, en Irak et en Afghanistan est impressionnante. On estime en effet que plus de 1 million de réfugiés et migrants ont rejoint l’Europe contre 219.000 en 2014.
D’où les problèmes d’accueil rencontrés par de nombreux Etats membres, sachant que la gestion de flux migratoires ne concerne pas exclusivement le Vieux Continent. Outre les pays riches de l’euro zone ou encore l’Angleterre, les Etats-Unis, le Canada… un certain nombre de pays émergents qui enregistrent une forte croissance, font désormais partie des lieux de destinations privilégiés. Selon les chiffres les plus récents, les migrations Sud-Sud sont ainsi plus importantes que les migrations Sud-Nord.
Il n’en demeure pas moins vrai que les récents événements conduisent un certain nombre de pays européens à s’interroger sur les moyens à mettre en œuvre pour faire face au phénomène migratoire, voire à prendre des mesures drastiques pour éviter tout débordement. Lire la suite

QUAND UN PARC D’ATTRACTION SE MUE EN ABRI POUR REFUGIES


Il fallait y penser ! Et surtout qu’un homme ose se saisir de l’occasion présentée, un beau mois d’août, par la fermeture du parc d’attraction qu’il avait créé près de Bristol en Angleterre, pour que ce dernier devienne, par miracle enchanté, matière à centre d’hébergement pour migrants, à Calais. Quel génie pour en arriver là ! Cet acte ne pouvait être que l’oeuvre d’un artiste de rue britannique connu pour son art urbain, également peintre et réalisateur appelé Bansky. Ainsi, Dismaland, sombre parodie de Disneyland, qui dû fermer ses portes 28 septembre 2015, après cinq semaines d’ouverture et un ultime concert, allait faire feu de tous bois pour se transformer en abris pour réfugiés. Voilà comment on parvient à faire revivre une structure et à redonner espoir à des hommes, des femmes et enfants qui cherchent à échapper à l’oppression et caressent le rêve d’une nouvelle vie, d’un nouveau départ. C’est franchement beau d’être allé jusque là ! De quoi donner bien des idées à ceux qui en manquent. Lire la suite

UNE PHILOSOPHIE MORALE ET POLITIQUE VENUE DE GRECE


Quand on voit à quel point la couardise, le mensonge, la trahison, le manque de charisme et la malhonnêteté sont inscrits dans les gênes de bon nombre d’individus qui occupent des postes à responsabilités, y compris en politique, on se dit qu’Alexis Tsipras mériterait, en dépit des risques récurrents, de remporter les élections législatives de dimanche en Grèce.
Notre suivi de la crise grecque proposé durant l’été qui ne peut prétendre à l’exhaustivité en raison des épisodes qui se sont succédés au-delà de cette période, permet de retrouver les principaux événements qui ont marqué la crise grecque avant que les négociations avec l’UE n’aboutissent. Ces derniers nous avaient d’ailleurs conduit à considérer au final qu’Alexis Tsipras, Premier ministre grec, pouvait prétendre au titre d’homme politique de l’année 2015.
Car le comportement et l’honnêteté de cet homme politique jeune confronté à une situation délétère contraste avec ce que nous constatons le plus souvent et se résume en une formule simple : « Je dis ce que fais, mais je ne fais pas ce que je dis ».
Toute ressemblance avec des personnes ou des événements existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.
Car ils sont nombreux ceux qui vous disent qu’ils feront ci, qu’ils feront ça ; qui vous tapent dans le dos ou vous embrasse sur la bouche pour mieux vous étrangler; qui fuient leurs responsabilités et se cachent dés qu’un événement les met dans une situation délicate.
Aussi, le jour où on vous demandera à qui vous aimeriez ressembler, sauf à puiser parmi de grands personnages qui ont marqué l’Histoire par leurs analyses, leurs propos voire leurs actions, vous constaterez que les modèles, les exemples dont on aimerait pouvoir s’inspirer font aujourd’hui cruellement défaut.
Voilà pourquoi les Grecs ont souhaité renouveler leur confiance à cet homme. Lire la suite