LE SECTEUR SANTE FACE AUX DEFIS A VENIR

Pour comprendre les nombreux défis que devra relever l’e-santé dans les temps à venir, plusieurs paramètres méritent d’être pris en considération. Il s’agit tout d’abord de l’évolution des dépenses de santé, plusieurs études démontrant que ces dernières qui représentaient environ 6% du produit intérieur brut (PIB) entre 20006 et 2010, devraient atteindre 9,5% , voire 14% selon certains scénarios, d’ici 2060, dans les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Une tendance haussière qu’on retrouve également chez les grands pays émergents (BRICS) dont les ratios de dépenses santé encore faibles aujourd’hui, pourraient atteindre 10% du PIB vers 2050. Si le vieillissement de la population est générateur de dépenses supplémentaires, il n’explique pas à lui seul le phénomène. Des facteurs non démographiques auront en effet un impact notable sur l’évolution de ces dernières s’agissant entre autres de soins de longue durée. En cause l’importante augmentation des maladies chroniques qui concerne toutes les tranches d’âges et l’envolée des prix des soins appelés à être prodigués qui relèvent d’innovations médicales destinées à améliorer l’efficience des traitements mais aussi la qualité des services récurrents. De plus, la hausse du niveau de vie influence nettement l’évolution des dépenses de santé dans la mesure où l’augmentation du revenu réel conduit les personnes concernées à faire preuve de davantage d’exigences en termes de prise en charge. Par ailleurs, l’augmentation du taux d’activité des femmes induit pour sa part une plus forte demande de services de soins de longue durée financés sur fonds publics, laquelle dépend à son tour de l’offre de soins informels. Face à ces réalités médico-sociales que faut-il attendre de l’innovation qui joue un rôle crucial dans la performance des entreprises de santé , sachant que ces dernières consacrent en moyenne 20% de leur chiffre d’affaires aux activités recherche et développement ? En pleine mutation technologique avec le développement de l’e-santé, la mise sur le marché d’outils intelligents connectés, la pratique de la télémédecine, le recours au big data…, la révolution numérique qui intéresse le secteur de la santé dans son ensemble est appelée à transformer radicalement les activités de tous les acteurs professionnels ( médecins, hôpitaux, laboratoires pharmaceutiques…). Elle devrait aussi par voie de conséquence modifier et surtout améliorer les conditions dont pourront bénéficier les patients atteints de pathologies classées dans la catégorie ALD. C’est là que se situent entre autres les défis que devra relever le secteur santé en plein essor, thème du dernier numéro de Problèmes économiques publié à la Documentation française. Mais comme vous allez le constater à l’écoute de la chronique audio, avant de s’intéresser aux innovations toutes plus prometteuses les unes que les autres, il importe avant tout de savoir ce que représente réellement l’industrie pharmaceutique à l’échelle mondiale et de connaître les défis qu’elle doit relever. Lire la suite

L’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE BOUSCULEE PAR LE SUCCES DES MEDICAMENTS GENERIQUES

L’industrie pharmaceutique recherche désespérément un remède miracle, une potion magique. Car avec un chiffre d’affaires de plus de 50 milliards d’euros en 2012, dont 48 % à l’exportation, la part de l’industrie pharmaceutique française dans la production industrielle totale enregistre un léger recul depuis 2010.
En 2012, le chiffre d’affaires des médicaments en ville (remboursables et non remboursables) s’est élevé à 21,1 milliards d’euros (en prix fabricant hors taxes), soit – 2,3 % par rapport à 2011, après + 0,3 % en 2011. Le marché du médicament remboursable a décru de 3,3 % entre 2011 et 2012. Le marché de prescription officinal a ainsi connu pour la première fois de son histoire une croissance négative. Cette baisse qui touche également le marché hospitalier résulte entre autres de la combinaison d’un tassement des prescriptions, de baisses de prix de grande ampleur et de l’envolée des génériques. Et la récente décision prise par la Commission européenne à l’égard de 9 laboratoires pharmaceutiques concernant les médicaments génériques met surtout en lumière les accords dits « pay for delay » qui consistent pour certains grand groupes pharmaceutiques à payer des concurrents pour qu’ils ne lancent pas de médicaments génériques susceptibles de concurrencer leurs propres médicaments de marque.
La commission européenne s’est donc saisi du dossier considérant que les arrangement entre fabricants de médicaments princeps et producteurs de génériques pourraient avoir conduit à des surcoûts de 20% pour les consommateurs. Une action qui aurait retardé l’arrivée de certains médicaments génériques de deux ans. A l’issue d’une enquête qui aura duré quatre ans, la Commission européenne a donc condamné neuf laboratoires pharmaceutiques à payer une amende de 146 millions d’euros. Lire la suite

LE THERAPEUTE ET LE PATIENT *

Emprunter le titre du livre écrit par Théodore Cherbuliez, médecin pédopsychiatre et psychanalyste, récemment paru chez Baroch Editions, pour introduire la chronique audio entrant dans la rubrique « santé et assurance maladie » et portant sur le bon usage des médicaments et des génériques notamment, n’a rien de délirant.
En effet, à l’occasion de la publication de son premier livre, l’auteur, d’origine suisse, qui a toujours exercé simultanément dans son cabinet privé et comme chef de clinique dans les établissements hospitaliers new yorkais les plus prestigieux, où il a longtemps dispensé son enseignement, met en lumière 50 ans d’expérience en psychanalyse avec l’application d’une méthode originale.
Cette dernière se résume en une formule simple, sans aucun additifs ni adjuvants : « Le thérapeute doit la vérité à son patient, mais la réciproque n’est pas obligatoire ». Et le court chapitre consacré aux médicaments livre, pour sa part, un éclairage sans concessions quant à leur prescription et leur rôle.
A l’heure où la diffusion et la consommation de médicaments génériques adoptées dans de nombreux pays (États-Unis, Allemagne, Angleterre, France…) constituent une source d’économie importante pour les systèmes de santé, une vérité mérite d’être retenue : un princeps comme un générique restent des médicaments aux propriétés similaires dont la consommation demeure soumise à prescription médicale, dont on ne peut ignorer les effets récurrents en marge des bienfaits qu’ils procurent au patient pour soigner une maladie. Autrement dit, un médicament n’est quoi qu’il en soit pas un produit anodin. Mais il est également vrai que le marché du médicament pèse lourd ! Qu’il s’agisse de princeps comme de génériques, preuve en est apportée à travers une récente étude de l’IMS Heath qui estime que les dépenses mondiales de médicaments atteindront 1,2 milliard de milliards de dollars en 2017. Un chiffre qui flanque mal au crâne ! Lire la suite

RAPPEL DES RISQUES INHERENTS A LA CONSOMMATION DE MEDICAMENTS VENDUS SUR INTERNET

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Alors qu’en France, tous les acteurs du système de santé cherchent à promouvoir la qualité des parcours soins des patients, les premières arnaques constatées au sujet des pharmacies en ligne sur Internet invitent à faire preuve d’une vigilance accrue.
Car à l’instar de ce qu’évoquait Patrick Zeïtoun, président de l’Union des pharmaciens de la région parisienne lors de l’une de nos précédentes émissions « Santé et Assurance maladie », la vente libre de médicaments sur Internet soulève de nombreuses questions concernant la qualité des produits ainsi commercialisés.
Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens a d’ailleurs déposé plainte fin juillet contre 11 sites de vente en ligne de médicaments soupçonnés de n’avoir aucune autorisation.
Pour les clients qui cherchent à acheter des médicaments par ce biais, le premier problème vient du fait que les sites bien que présentés sous des noms français sont en réalité basés à l’étranger (Belgique, Espagne, Russie…). Or près des deux tiers des médicaments vendus en dehors des sites légaux sont des contrefaçons, l’Ordre des pharmaciens recensant actuellement 42 sites d’e-pharmacies françaises.
On estime aujourd’hui à environ 4.000 le nombre de médicaments d’automédication pouvant être vendus via Internet depuis le 12 juillet dernier sur des sites d’e-pharmacie, sachant que chaque site doit être adossé à une seule pharmacie ayant pignon sur rue.
Voilà pourquoi l’Assurance maladie du Val-de-Marne se devait de vous inciter à la plus grande prudence, les conseils de votre pharmacien réel et non virtuel restant la seule garantie d’une délivrance de médicaments de qualité, qu’ il s’agisse de princeps autrement dit de médicaments de marque comme de génériques. L’occasion de rappeler également que votre médecin traitant et votre pharmacien demeurent vos véritables partenaires santé. Lire la suite

MEDICAMENTS,GENERIQUES ET E-COMMERCE

Alors que l’Autorité de la concurrence a émis mercredi un avis défavorable sur le projet d’arrêté du gouvernement concernant la vente en ligne de médicaments, en raison de « l’ensemble important d’interdictions et de restrictions » qu’il contient, il est intéressant de revenir sur le rôle joué par les différents professionnels de santé reconnus et notamment celui qui revient entre autres aux pharmaciens qui ont pignon sur rue.
Il est vrai qu’une directive européenne de 2011 rend possible la vente de médicaments sur Internet, tout en laissant la possibilité aux Etats membres de l’encadrer. Toutefois, selon Patrick Zeïtoun, président de l’Union des pharmaciens de la région parisienne qui a présenté un recours en référé devant le Conseil d’Etat concernant la mise en vente libre des médicaments sur Internet, cet avis va à contre courant des objectifs visés en termes de compétences, d’économies et de santé publique.
Voilà pourquoi les précisions qu’il apporte sur le dossier pharmaceutique (DP) sont intéressantes Car ce que le système informatique mis en place au niveau des officines françaises permet de faire, la vente en ligne de médicaments ne le permet pas.
Quant à la prescription et délivrance de médicaments génériques, Patrice Rolin, conseiller à la CPAM du Val-de- Marne rappelle ce qui a servi de déclencheur en termes de consommation. D’autant que ces médicaments moins chers ont comme le rappelle Patrick Zeïtoun les même propriétés que les médicaments de marque. Lire la suite

DEPISTAGE ET TRAITEMENT DES MALADIES CHRONIQUES

Qu’il s’agisse de cancers ou du diabète de type 2, personne ne peut nier les progrès considérables qui ont été accomplis ces dernières années pour traiter au mieux ces maladies chroniques. Toutefois, si la chirurgie, l’endoscopie, les médicaments participent pleinement à une nette amélioration des traitements liés aux cancers, force est de constater que nous accusons encore en France un sérieux retard en matière de dépistage. Un dépistage qui pourrait à lui seul éviter le recours à des traitements lourds, dans de nombreux cas. D’où l’appel lancé par le professeur Irajd Sobhani, cancérologue et gastroentéroloque au CHU Henri Mondor, à la population mais aussi aux médecins et structures de prévention pour que les actions menées dans ce domaine soient davantage prises en considération. Concernant le diabète de type 2, Christiane Quinio, médecin généraliste et présidente du réseau REVESDIAB souligne pour sa part à quel point cette maladie chronique souvent appelée à juste titre « silent disease » autrement dit « maladie silencieuse » dans les pays anglo-saxons, peut entraîner de graves complications en l’absence de tout dépistage précoce. Si des traitements médicamenteux existent là encore, le dépistage reste également pour cette maladie primordial, le patient étant ensuite invité à respecter un certain nombre de règles dans le cadre de son parcours santé. Car un phénomène préoccupant apparaît s’agissant du dépistage des maladies chroniques comme de l’accès aux soins chez les personnes en situation de précarité. Une situation que dénonce Jean-Noël Lépront, médecin généraliste et coordinateur des SAMI du Val-de-Marne, compte tenu des risques santé encourus. Ce magazine audio illustre donc tout l’intérêt des nombreuses actions de prévention et de dépistage menées par l’Assurance maladie du Val-de-Marne en termes de santé publique. Et à quel point elles méritent d’être encouragées. Lire la suite

LE FRUIT DEFENDU

La campagne « 5 fruits et légumes par jour » se voit depuis quelques temps frappée d’un bémol. En effet, si personne ne nie les bienfaits d’une alimentation équilibrée, le pamplemousse au goût quelque peu amer qui ne séduit pas tous les palais, peut présenter un certain nombre de risques santé lorsqu’il  est consommé en même temps que certains médicaments. Connu depuis des années pour agir sur le métabolisme  de « nombreux médicaments  avec des effets indésirables parfois graves, cet agrume est mis au rang des fruits à proscrire dans un certain nombre de cas par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament ( ANSM) .

En écoutant la chronique, vous allez très vite comprendre pourquoi ce sujet pur jus revêt beaucoup d’importance en matière de prévention santé. Et  en quoi ce fruit se devait de figurer dans le cadre de l’actualité de l’Assurance maladie du Val-de-Marne, compte tenu des actions menées sur les effets iatrogènes des médicaments.

Car le citrus paradisi encore appelé pamplemousse ou pomélo  qui n’est pas un fruit anodin est en effet à proscrire lors de certains traitements médicamenteux. Lire la suite

LE FRUIT DEFENDU

La campagne « 5 fruits et légumes par jour » se voit depuis quelques temps frappée d’un bémol. En effet, si personne ne nie les bienfaits d’une alimentation équilibrée, le pamplemousse au goût quelque peu amer qui ne séduit pas tous les palais, peut présenter un certain nombre de risques santé lorsqu’il  est consommé en même temps que certains médicaments. Connu depuis des années pour agir sur le métabolisme  de « nombreux médicaments  avec des effets indésirables parfois graves, cet agrume est mis au rang des fruits à proscrire dans un certain nombre de cas par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament ( ANSM) .

En écoutant la chronique, vous allez très vite comprendre pourquoi ce sujet pur jus revêt beaucoup d’importance en matière de prévention santé. Et  en quoi ce fruit se devait de figurer dans le cadre de l’actualité de l’Assurance maladie du Val-de-Marne, compte tenu des actions menées sur les effets iatrogènes des médicaments.

Car le citrus paradisi encore appelé pamplemousse ou pomélo  qui n’est pas un fruit anodin est en effet à proscrire lors de certains traitements médicamenteux. Lire la suite

NOUVELLE POLITIQUE DE SANTE : DEMANDEZ LE PROGRAMME

Sans doute aurons-nous connaissance prochainement du bilan de santé de François Hollande qui prendra officiellement ses fonctions le 15 mai. Un chef d’ Etat doit en effet être toujours en forme, afficher une mine et allure enviables, et être en mesure de ne révéler aucune faiblesse entre « Rythm and blues ».
La santé reste en effet, à gauche comme à droite, un capital, une richesse. François Hollande, alors candidat, avait précisé lors d’un point de presse, le 3 février dernier : « La santé n’est pas un sujet à part, une variable accessoire,. De toutes les politiques publiques , c’est sans doute la plus transversale ».
Quoi qu’il en soit, celle qui est annoncée pour les années à venir s’articule autour de trois grands axes « Mieux prévenir, mieux guérir, mieux garantir » Lire la suite

ECHO DE CAMPAGNE SUR LE BON USAGE DU MEDICAMENT

Bien que lancé peu de temps avant les élections présidentielles par le ministère chargé de la Santé, la campagne nationale d’information et de sensibilisation sur le bon usage du médicament restera vraisemblablement une action de prévention pérenne sans ambiguïté. Pour l’occasion,  un nouveau mode de communication parlant, a été utilisé s’agissant de témoignages audio livrés par des experts et des professionnels de santé. En vous proposant d’entendre certains d’entre eux dans le cadre d’un mini magazine, nous avons souhaité relayer une initiative qui porte des messages simples et clairs sur le bon usage des médicaments dont on sait les Français gros consommateurs. Lire la suite