L’ARGENTINE CHERCHE A SORTIR DU MARASME

Mise en ligne le 17 août 2016 sur la webradio indépendante AWI, la chronique audio intitulée : « Coup de projecteur sur l’Argentine » soulignait déjà à l’époque que ce pays de 43 millions d’habitants, troisième puissance économique d’Amérique latine et 24eme au niveau mondial, avait à faire face à bien des difficultés depuis l’arrivée au pouvoir du Président Mauricio Macri. Elu le 22 novembre 2015, son entrée en fonction devait pourtant marquer un tournant dans la politique extérieure de l’Argentine qui est avec le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, l’un des pays membres fondateurs du Mercosur. Une organisation qui est un peu le pendant de l’Union européenne en Amérique du Sud.
Or Mauricio Macri a depuis son élection fort à faire pour redresser le pays et retrouver la confiance au niveau national et international.
La dépréciation du Peso argentin qui a perdu jusqu’à 50% de sa valeur face au dollar au cours de l’année, l’inflation qui devrait dépasser 40% en 2018, la précarité qui touche à la fois les plus démunis et la classe moyenne, l’endettement abyssal du pays… sont autant de facteurs qui ont conduit le chef de l’Etat argentin à annoncer un plan d’austérité drastique qui vise entre autres à réduire massivement les dépenses publiques, supprimer des ministères et taxer les exportations.
C’est d’ailleurs le 4 septembre, que s’est tenue à Washington une réunion entre Nicolas Dujovne, le ministre de l’Économie argentin, et les représentants du Fond monétaire international (FMI) pour tenter de négocier le calendrier des versements prévus dans le cadre d’un prêt de 50 milliards de dollars sur trois ans à l’Argentine. A l’issue de cette réunion, il a été fait état de progrès.
Les craintes des Argentins qui manifestent leur mécontent à l’égard de la politique d’austérité menée par l’exécutif mais aussi critiquent le FMI, se traduisent par des « ruidazos » (boucan) et « cacerolazos » (concerts de casseroles) bien au-delà des seules artères de la capitale Buenos Aires. D’autant que face aux menaces de fermetures d’entreprises et de licenciements, la centrale des travailleurs d’Argentine (CAT), le plus grand syndicat du pays appelle à une grande manifestation, mardi 25 septembre. Si la crise qui frappe l’Argentine ne peut-être comparée à celle de 2001, ou encore à la situation que connait le Venezuela, le remède de cheval présenté par Mauricio Macri ne laisse visiblement pas place à d’autres alternatives pour remettre sur les rails la troisième puissance économique d’Amérique latine. Lire la suite

COUP DE PROJECTEUR SUR L’ARGENTINE

Ecouter la chronique de Patrick Gorgeon

Pour introduire la chronique audio consacrée à l’Argentine, alors que les JO de Rio arrivent en dernière semaine, il nous a semblé important de démarrer sur l’évocation d’une discipline sportive dans laquelle les Argentins excellent, et se trouve malheureusement absente de cette 31eme édition.
Pratiqué dans 84 pays, le polo à cheval a pourtant été sport olympique en cinq occasions : 1900, 1908, 1920, 1924 et 1936. La dernière équipe championne olympique fût la sélection argentine, médaille d’or aux Jeux olympiques de Berlin en 1936.
Mais depuis cette date, pour des raisons qu’on s’explique assez mal, plus rien et c’est bien regrettable !
Joueurs de polo de père en fils, les Argentins sont réputés comme les meilleurs au monde dans cette discipline. Il est vrai que le pays compte environ 5000 joueurs et plus de 300 clubs qui forment les plus brillants compétiteurs.
Autant dire que si le polo à cheval s’était inscrit parmi les disciplines sportives lors des JO de Rio 2016, les Argentins auraient très vraisemblablement pu décrocher, haut le maillet, une médaille d’or.
En attendant que cette ineptie soit corrigée, les Argentins doivent se contenter pour l’heure, d’une médaille d’or avec la judoka Paula Pareto dans la catégorie – 48 kg et d’une médaille d’argent remportée par le tennisman Juan Martin Del Potro.
Quoi qu’il en soit, ce pays de 43 millions d’habitants, troisième puissance économique d’Amérique latine et 24eme au niveau mondial a bien d’autres problèmes à résoudre depuis l’arrivée au pouvoir du Président Mauricio Macri. Elu le 22 novembre 2015, sa présence marque un tournant dans la politique extérieure de l’Argentine qui est avec le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, l’ un des pays membres fondateurs du Mercosur. Une organisation qui est un peu le pendant de l’Union européenne en Amérique du Sud.
Mais Mauricio Macri a fort à faire pour redresser le pays et retrouver la confiance au niveau national et international.
Si l’époque « K » qui a vu Nestor Kirchner puis Cristina Kirchner donner au pays une nouvelle impulsion à l’issue d’une longue période de dictature sous l’ére Péron, les nombreuses réformes économiques et sociales entreprises ne sont pas parvenues à éviter la montée du mécontentement d’une partie de la population, notamment des classes moyennes urbaines. En dépit de points forts qui tiennent à d’importantes ressources agricoles, énergétiques et minérales; au niveau d’éducation supérieur à la moyenne et à une main d’œuvre qualifiée, l’Argentine présente aussi un certain nombre de points faibles. Outre un endettement très élevé, une politique budgétaire longtemps peu rigoureuse, un climat des affaires souffrant notamment de protectionnisme,un taux d’inflation élevé, un accès aux marchés financiers internationaux possible depuis mars 2016, deux autres facteurs compliquent le redressement. D’une part, la forte dépendance aux cours des matières premières ( maïs, blé, soja..) et d’autre part, l’absence notoire d’investissements dans l’énergie et les transports.
Pour sortir de cette difficile situation, l’Argentine cherche son nouveau « Magicien » pour marquer des goals. La chronique audio vous en dit plus.(P.G) Lire la suite

COUP DE PROJECTEUR SUR LE BRESIL ET L’ARGENTINE


Durant cette période estivale qui permet à la webradio webtv indépendante AWI de relâcher quelque peu son rythme d’émissions, deux pays, Brésil et Argentine, feront l’objet d’une attention particulière.
Ce choix s’explique tout d’abord pour deux raisons.
D’une part, les 31e JO de Rio de Janeiro qui font du Brésil la plus grande vitrine de nombreuses disciplines sportives au niveau mondial, et d’une part, le championnat du monde de polo dont les matchs de la Coupe d’Or se déroulent à Deauville, du 10 au 26 août, en présence des plus grands noms du polo international, un sport dans lequel excellent plus particulièrement des Argentins.
L’occasion pour nous de faire le point sur la situation économique, sociale et politique que connaissent ces deux importants pays d’Amérique du Sud. Lire la suite