LA LOI SANTE MET UNE EPINE DANS LE PIED DE MEDECINS OPPOSES A LA GENERALISATION DU TIERS-PAYANT

Comme nous ne sommes pas devins et avons l’esprit Saint-Thomas, nous nous devions d’attendre le vote de la loi santé en première lecture, mardi 14 avril à l’Assemblée nationale avant de livrer une analyse qui ne laisse plus place aux doutes quant à son devenir. Nous demeurons néanmoins aujourd’hui persuadés que les médecins libéraux représentés par leurs syndicats respectifs, qui s’opposent à la généralisation du tiers-payant à tous les Français d’ici 2017 risquent d’en être pour leurs frais, même si cette dernière doit ensuite partir au Sénat pour examen. Un phénomène dû en grande partie à une communication maladroite envers les premiers intéressés que sont les Français. Car l’opinion publique s’était montrée majoritairement favorable à cette mesure phare de la loi santé, 63% considérant qu’il s’agissait là d’une avancée appréciable. De plus, c’était sans compter sur la ferme détermination de Marisol Touraine, ministre de la Santé de la faire adopter en exhaussant ainsi l’une des promesses faites par François Hollande en 2012. Au regard des ambitions de la loi Santé, il aurait fallu que les médecins, professionnels avertis de parcours de soins, sachent mieux défendre leurs prérogatives qu’il s’agisse de la liberté d’installation,de la lutte contre les déserts médicaux qui génèrent parfois des délais d’attente insupportables. Les professionnels de santé qui n’ont pas hésité à manifester sous diverses formes, à plusieurs reprises, leur refus d’une généralisation du tiers-payant n’ont pas su expliquer et surtout faire comprendre les motifs susceptibles de justifier leur opposition. Médecins de ville ou de campagne n’ont pas su non plus défendre leur honorable profession qui pour pouvoir être exercée impose un lourd tribut avec plus de 7 années d’études. Quant à invoquer la bureaucratisation de la médecine libérale, c’était vouloir faire classe à part, dans la mesure où chacun sait que toute activité professionnelle nécessite la tenue d’une comptabilité, la plupart du temps confiée à du personnel interne ou à un cabinet spécialisé extérieur. Il est toutefois important de préciser que cette mesure ne concernera tous les patients qu’à partir du 30 novembre 2017, autrement dit après la prochaine élection présidentielle.
Bien que Marisol Touraine affirme qu’il sera quasiment impossible de revenir en arrière après l’adoption de la loi santé, chacun a bien conscience que ce qui sera tricoté pourra être détricoté si la politique change radicalement mais aussi si les médecins apprennent à mieux communiquer, mieux informer en faisant valoir des arguments de poids pour défendre leur coeur de métier et leur mission de santé publique. La chronique audio a été enregistrée à l’issue du vote par le députés de la loi santé à l’Assemblée nationale, le 14 avril, par 311 voix pour, 241 contre, et 10 abstentions. Lire la suite

LES MEDECINS OPPOSES A LA GENERALISATION DU TIERS PAYANT PAYENT UNE ERREUR DE COMMUNICATION

Parce qu’ils se sont montrés particulièrement maladroits dans leur communication, les médecins libéraux qui s’opposaient à la généralisation du tiers payant à tous les Français d’ici 2017 en sont aujourd’hui pour leurs frais. Les députés ont en effet adopté jeudi la généralisation progressive du tiers payant. Une mesure qui était la plus controversée du projet de loi sur la santé et dispensera le patient d’avancer les frais d’une consultation médicale.
Face à une opinion publique majoritairement favorable à cette mesure ( 63 %) mais aussi à la détermination de Marisol Touraine, ministre de la Santé de la faire adopter dans le cadre de la loi Santé, il aurait fallu que les médecins, professionnels avertis de parcours de soins, sachent mieux défendre leurs prérogatives. Les professionnels de santé qui n’ont pas hésité à manifester à plusieurs reprises et sous diverses formes leur refus d’une généralisation du tiers payant n’ont pas su expliquer et surtout faire comprendre les motifs de leur lutte. Ils n’ont pas su non plus défendre leur honorable métier qui pour pouvoir être exercé impose un lourd sacrifice avec plus de 7 années d’études. Quant à invoquer la bureaucratisation de la médecine libérale, il y a de quoi sourire dans la mesure où toute activité lucrative nécessite la tenue d’une comptabilité, la plupart du temps confiée à des cabinets spécialisés. Il est toutefois important de préciser que cette mesure ne concernera tous les patients qu’à partir du 30 novembre 2017, autrement dit après la prochaine élection présidentielle.
Ce qui a été tricoté pourra donc être détricoté si les médecins apprennent à mieux communiquer, mieux informer et si la politique change radicalement. En raison de la présentation du projet de loi santé à l’Assemblée nationale, le 14 avril, cette chronique a été décalée au 15 avril afin de tenir compte des résultats du vote. Lire la suite

SANTE ET VIEILLISSEMENT EN MARS : DES GIBOULEES DE PROJETS DE LOIS

Les giboulées de projets de lois qui font leur réapparition en cette saison peuvent elles présenter des risques ? Surtout lorsqu’elles touchent deux préoccupations majeures des Français à savoir la santé pour tous, d’une part, et le vieillissement de la population, d’autre part. Les dates de leur arrivée étant d’ores et déjà connues, les professionnels concernés se montrent parfois quelque peu inquiets et cherchent à se prémunir des conséquences que pourraient avoir certains passages sur leur activité. Tel est le cas du projet de loi santé qui doit arriver le 17 mars devant les députés de la commission des Affaires sociales. Pourtant, ce dernier repose sur un constat apparemment sans appel : « Notre système de santé est performant mais il est inéquitable ». D’où l’idée défendue par Marisol Touraine ministre de la santé et des affaires sociales de le refonder. Pour y parvenir, la loi de santé s’articule autour de trois axes : prévenir avant d’avoir à guérir, faciliter la santé au quotidien et innover pour consolider l’excellence de notre système de santé. Et c’est là qu’intervient la généralisation du tiers payant dés 2017 qui provoque l’inquiétude chez de nombreux médecins. Au cours du même mois, dans la série giboulées, s’annonce le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement qui sera débattu au Sénat du 17 au 19 mars. Là encore, il s’agit de faire face aux perturbations dues à l’allongement de la durée de vie qui créé une situation à laquelle notre société mais aussi notre système de soins n’étaient pas préparés. Adopté le 17 septembre en première lecture par les députés (302 voix pour, 181 contre) ce projet de loi fort de 68 articles contient de très nombreuses mesures qu’il s’agisse entre autres du mode fonctionnement des structures d’accueil publiques et privées pour personnes âgées, des aides accordées selon l’âge et le niveau de handicap, ou encore de la « Maia » autrement dit la « méthode d’action pour l’intégration des services d’aide et de soins dans le champ de l’autonomie » Mais si ce second projet de loi a fait l’objet d’une large concertation permettant à chacun de s’y préparer, tel ne semble pas avoir été le cas du premier. D’où la réaction des syndicats de médecins qui comptent organiser une nouvelle manifestation le 15 mars, aux côtés notamment de chefs de clinique et d’internes des hôpitaux. Pour éviter que ces giboulées de projets de lois ne viennent refroidir le climat encore morose qui règne en France, certains sacrifices de part et d’autres seront sans nul doute indispensables. D’où des bruits de couloirs repris par certains médias laissant entendre que le gouvernement pourrait revenir sur la généralisation du tiers payant. Or Marisol Touraine a confirmé lundi sur Twitter « Tiers payant : ni recul ni renoncement, une avancée importante pour les Français qui doit être simple et garantie pour les médecins ». Nous sommes bien en mars ! Lire la suite

LE CLOUD DE LA LUTTE CONTRE LE TABAGISME NE DOIT PAS MASQUER UNE ACTUALITE SANTE CHARGEE

Si l’actualité aussi dense que fumante ne nous y avait pas poussé, nous aurions dû consacrer la chronique audio à la lutte contre le tabagisme en nous appuyant sur les mesures dernièrement annoncées par Marisol Touraine, ministre de la santé.
Adoption du paquet de cigarettes neutre, interdiction de fumer dans les voitures transportant des enfants de moins 12 ans, interdiction de fumer dans les espaces publics de jeux pour enfants, interdiction du vapotage de la cigarette électronique dans certains lieux publics…sont en effet autant de mesures à mettre au crédit des actions de prévention santé.
Mais pour parvenir dans 20 ans à une génération de non-fumeurs, les défis sont en réalité gigantesques. Surtout lorsqu’on prend connaissance des dernières statistiques disponibles qui révèlent que bien que la consommation de cigarettes soit passée de 59% à 38% chez les hommes de 18 à 75 ans entre 1974 et 2010, elle a augmenté chez les femmes de 28% à 30% dans le même laps de temps. De plus, malgré l’interdiction de fumer dans les lieux publics, cette tendance se confirme aujourd’hui, les jeunes constituant des proies faciles pour une fumante industrie.
Toutefois, en dépit des dépenses considérables générées par ce qu’il faut bien appeler un fléau dénoncé il y a déjà plus de 60 ans, à l’origine de nombreux cancers, le poids des taxes que rapporte la consommation de tabac pèse lourd dans l’équilibre des forces prévention en présence.
En 2011, les ventes de tabac ont ainsi rapporté 15 milliards d’euros versés à l’Assurance maladie.
Or, à la demande de la Cour des comptes, la Caisse nationale d’assurance maladie a estimé que l’ensemble des dépenses imputables directement au tabac atteignait au minimum 12 milliards d’euros. Reste donc environ trois milliards en trésorerie !
Les hausses régulières des prix du tabac, y compris celle devant intervenir en début d’année 2015, rapportent malheureusement plus qu’elles ne coûtent malgré les dégâts considérables que les méfaits du tabac causent en terme de santé publique. De plus, les sommes dépensées pour aider au sevrage tabagique demeurent relativement modestes, la mesure phare comportant un forfait de couverture financière de 50 euros par an pour initier un traitement pharmacologique auquel s’ajoute de coûteuses campagnes d’affichages à l’impact contestable.
Mais, comme vous allez le constater à l’écoute de la chronique audio, les informations santé dignes d’intérêt ne se limitent pas à cela. Lire la suite

LA LOI DE SANTE PUBLIQUE RESTE INSCRITE DANS L’AGENDA

La brutale tourmente qui a agité la politique « made in France » lundi et mardi derniers s’est traduite par un remaniement du gouvernement avec des départs, des arrivées et un certain nombre de maintiens à des postes clés.
Et c’est ainsi que dans le Valls II, Marisol Touraine conserve son portefeuille Santé et Affaires sociales en l’étendant aux Droits des femmes. Fidèle et extrêmement discrète, elle aura donc entre autres pour mission de mener à bon port le projet de loi santé, un texte d’une cinquantaine d’articles décrit comme ambitieux, qui selon le quotidien du médecin soulève déjà de vives critiques aussi bien en ville qu’à l’hôpital.
En présentant au mois de juin les grands axes du projet de la loi de santé publique, Marisol Touraine, précisait que face aux bouleversements liés au vieillissement de la population, à l’augmentation des maladies chroniques qui touchent une personne sur quatre, à l’indispensable mobilisation de l’innovation au service de la qualité et de l’efficacité des prises en charge, une seule question se pose :
« Comment répondre à ces défis pour que dans les années qui viennent, les Français, tous les Français, aient encore accès à un système de santé d’excellence ? »
En raison de la priorité donnée au projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) et au projet de loi de finances (PLF), le texte du projet de loi de santé publique, qui ne pouvait être débattu à la rentrée parlementaire, ne sera vraisemblablement pas examiné à l’Assemblée nationale avant le début 2015,
L’idée consistait, dit-on, à ce que le texte gouvernemental soit connu avant le PLFSS
Et comme vous allez le constater à l’écoute de la chronique, la prévention santé notamment figure en bonne place. Elle en est même le socle.
Autant dire que les émissions proposées jusqu’ici dans ce registre, dans la rubrique « Santé et Assurance maladie » s’avèrent pertinentes au regard des objectifs visés et des actions menées par la CPAM du Val-de-Marne. Lire la suite

LES FRANCAIS AIMENT LEURS PHARMACIENS QUI SE FONT GUIDES DE HAUTE SANTE

Voilà au moins une information qui devrait remonter le moral d’un partie des professionnels de santé qui ont vitrine sur rue et permettent non seulement la délivrance de médicaments mais aussi celle de conseils avisés.
Car en dépit des 123 fermetures définitives d’officines enregistrées au cours de cette année, leur répartition harmonieuse demeure une réalité sur l’ensemble du territoire.
Au 1er janvier 2014, on comptait ainsi 21 915 officines libérales en métropole et 627 en départements d’Outre-mer, ce qui représente une pharmacie d’officine pour 2 900 habitants. Si ce nombre est supérieur au ratio constaté dans d’autres pays européens, la France, connaît néanmoins une densité pharmaceutique en retrait par rapport à ses voisins du fait de son vaste territoire.
Les pharmacies d’officine en France constituent un remarquable réseau de proximité. Le maillage complet du territoire national permet d’assurer un service de garde et d’urgence 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, ce qui garantit une véritable permanence des soins et du service pharmaceutique. Près de 50 000 pharmaciens titulaires et adjoints exercent en officine. Ce secteur de la pharmacie représente près de 120 000 emplois qualifiés.
Selon l’Ordre national des Pharmaciens, le nombre de pharmaciens inscrits à l’Ordre augmente à nouveau d’une année sur l’autre. En 2013, on dénombrait 378 pharmaciens de plus (+0,51%) par rapport à 2012 sous l’effet cumulé de l’augmentation du numerus clausus depuis 2006 et du retardement de départ à la retraite des pharmaciens .
Car, en dépit de signes positifs sur les tranches les plus jeunes, l’attractivité du métier de pharmacien est en berne. Le vieillissement de la population pharmaceutique n’est pas enrayé. 2 600 pharmaciens en exercice ayant 66 ans et plus (75% d’entre eux sont en officine). En 2013, plus de 19 000 pharmaciens étaient âgés de plus de 56 ans.
Pourtant, ni Internet, ni la vente de médicaments en grande surface ne semblent pouvoir actuellement remettre en question le rôle et la qualité des officines pharmaceutiques dans notre pays qui bénéficient d’un solide crédit de confiance de la part des consommateurs.
C’est du moins ce que prouve notamment une récente enquête menée par CSA pour « Les Echos et « Radio Classique ».
Il n’en demeure pas moins vrai que l’automédication tend à se répandre, en France comme dans d’autres pays, essentiellement pour des raisons économiques. Et c’est bien là que se situe le danger ! Une réalité perçue par l’Assurance maladie qui sait que l’accès aux soins ne peut, en dépit d’économies imposées, être bradé à tout prix.
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EBOLA : UN VIRUS QUI RAPPELLE L’IMPORTANCE DES VACCINS ET DE L’ACCES AUX SOINS

La période estivale, aurait dû nous conduire cette semaine à procéder à la rituelle rediffusion d’ émissions proposées dans la grille de programme « Santé et Assurance maladie ». Mais AWI n’est jamais « Août » !
Et l’actualité nous a rappelée à l’ordre, car AWI dort toujours les sens en alerte.
La réaction à caractère apocalyptique à l’article intitulé : « La Banque mondiale débloque 200 millions de dollars pour lutter contre le virus Ebola » d’un lecteur de la Tribune de l’économie a en effet retenu notre attention. Cette dernière soulève en effet deux questions majeures. Car qu’écrit ce lecteur : « on va rire quand cette épidémie va débarquer en France où le quart de la population ne va plus chez le médecin car trop cher… »
Si tel devait être le cas, on est effectivement en droit de se demander comment réagirait l’Etat français et plus particulièrement le ministère de la Santé et des affaires sociales, quelles missions seraient dévolues à l’assurance maladie pour prendre en charge une campagne de vaccination à grande échelle, à l’instar de celle qui valu à Roselyne Bachelot, ministre de la santé sous Sarkozy, de vives critiques.
Quoi qu’il en soit, le fait est : concernant le virus Ebola qui n’a pas été à ce jour détecté sur notre sol, plusieurs vaccins en sont au stade des essais, mais aucun n’est disponible pour un usage clinique. Autrement dit, on ne pourrait pas faire grand chose.
La remarque du lecteur de l’article publié dans la Tribune permet de revenir sur la situation actuelle concernant Ebola, mais aussi l’importance que revêt la vaccination sans oublier l’aide apportée aux étrangers présents illégalement sur le territoire national appelée AME, qui fait l’objet de nombreuses critiques. Le monde ouvert dans le quel nous vivons a d’indéniables avantages, mais force est de reconnaître qu’il présente également de gros dangers, notamment sur le plan sanitaire.Ebola a fait 932 morts dont 45 entre le 2 et le 4 août, a annoncé mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué, alors qu’un Saoudien soupçonné d’être porteur du virus est mort à Djeddah.
Cette chronique n’entre pas dans la rubrique faits divers qui n’existe pas sur AWI.
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LA PRIORITE SANTE AFFICHE SA LOI

Annoncée par le chef de l’Etat lors de la présentation des vœux, en janvier 2014, la santé s’inscrit bien parmi les priorités de l’actuel gouvernement. D’où la présentation, ce jeudi, de la future loi de santé publique dont les grands axes ont été dévoilés par Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la Santé. Toutefois, si les grandes lignes sont désormais connues, ce projet de loi devra être examiné par le Conseil économique, social et environnemental , être présenté en septembre au Conseil des ministres et examiné début 2015 par le Parlement. Nous sommes donc bien en présence d’un projet de loi santé publique qui s’articule autour de plusieurs grands axes :
– la généralisation du tiers payant
– la réorganisation du système hospitalier
– la mise en place d’actions de groupe visant à défendre des patients victimes de dommages médicaux.
– la création d’étiquettes nutritionnelles apposées sur les aliments
– la mise en place d’un parcours éducatif santé destiné aux enfants, les actions de prévention santé demeurant inscrites au rang de priorités
– la mise en place d’un numéro d’appel unique pour joindre un médecin 24H sur 24
– la création de salles de shoot expérimentales
Autant de mesures qui visent à faciliter l’accès aux soins tout en réduisant les dépenses de santé , l’objectif consistant à atteindre 10 milliards d’euros d’économies pour la seule branche maladie sur la période 2015-2017.
La loi de santé fera néanmoins appel à des financements qui ne seront précisés qu’à la rentrée.
Que retenir pour le moment de ce projet de loi santé ? Lire la suite

UNE STRATEGIE NATIONALE POUR RELEVER LES DEFIS SANTE DU XXIeme SIECLE

Qu’il s’agisse de stratégie nationale industrielle comme de stratégie nationale de santé – l’une et l’autre plus que jamais d’actualité – leur succès respectif repose sur les réflexions approfondies d’experts appelés à élaborer des plans d’actions précis qui encouragent le rassemblement des professionnels concernés autour d’objectifs clairement définis.
Et le rapport remis par le comité des « Sages » présidé par Alain Cordier, mis en place le 8 février 2013 à la demande du Premier Ministre vise effectivement, au travers de ses 19 propositions, à relever les défis santé du XXIe siècle.
L’interview de Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, publiée dans Libération, le 23 septembre au matin, annonçant entre autres la généralisation du tiers payant chez les médecins d’ici à 2017, n’a pas manqué de provoquer un certain scepticisme chez les représentants de ces derniers. Mais la stratégie nationale de santé qui intéresse toute la population ne se limite pas à cette seule mesure. Elle s’attache en effet plus largement à organiser le parcours de soins autour du patient et à faire en sorte que soient respectés dans les orientations, les choix et les pratiques, les principes constitutifs de la démocratie sanitaire. Il est à ce titre intéressant d’observer qu’un certain nombre de propositions formulées dans le rapport du comité des Sages correspondent à des actions déjà menées dans le département du Val-de-Marne à l’initiative de la CPAM s’agissant de l’accès aux soins des personnes en difficulté, et du Conseil départemental de l’Ordre des médecins à l’origine de la création des SAMI au sein desquels les médecins libéraux appliquent le tiers payant. D’où l’intérêt de revenir sur les axes de la nouvelle stratégie globale de santé à la veille de l’examen du PLFSS 2014, la prévention s’inscrivant clairement comme une priorité. Lire la suite

UN JEUNE MEDECIN LIVRE SON DIAGNOSTIC SUR L’ETAT DE SANTE DU SYSTEME SANTE MADE IN FRANCE

Nous vous invitons cette semaine à écouter quelques extraits de l’interview que nous a accordée  Julien Lenglet, représentant des internes des hôpitaux de Paris. En effet, si son intervention avait essentiellement pour but de faire le point sur  la distribution des soins et la régulation du premier exercice, sujets récemment abordés lors d’une réunion du Conseil départemental de l’Ordre des médecins du Val-de-Marne, cette dernière nous a également permis de nous situer dans le fil  de l’actualité assurance maladie suite à la présentation lundi  du projet de budget de la sécurité sociale  (PLFSS) 2013. Le diagnostic que fait ce jeune médecin de notre système de santé et de ses composantes est intéressant  à plus d’un titre, l’objectif  national des dépenses  d’assurance maladie (ONDAM) ayant  été fixé à 2,7%, soit 4,6 milliards  d’euros de plus qu’en 2012, ce qui impliquera  des économies de 2,5 milliards d’euros. Lire la suite