FAUT-IL S’INQUIETER DU MALAISE DES MARCHES FINANCIERS AUX PREMIERS JOURS DE 2019 ?

Il y a des jours où on souhaiterait ne jamais avoir dit ou écrit certaines choses.

Des jours où on aimerait être démenti sine die, en raison du caractère profondément contradictoire voire totalement injustifié de doutes émis sur des propos optimistes tenus en l’occurrence par un voire plusieurs experts de l’économie et de la finance.

Parce que même si un journaliste chroniqueur se doit de livrer à son public une information de qualité basée sur une analyse approfondie et la vérification scrupuleuse des données dont il dispose, il y a des moments où on aimerait s’être fourvoyé.
Quitte à se trouver accusé de délit de fake news au vu d’évènements dont il paraît impossible de détenir l’entière vérité.

Il y a des moments où on aimerait avoir eu tort, quitte à devoir faire amende honorable en reconnaissant sans ambages un manque de back ground et de lucidité.

Pourtant, au vu de la situation qui prévaut en ce début d’année sur les places boursières au niveau mondial, la chronique intitulée : « EN CE DEBUT D’ANNEE 2019 FAUT-IL FAIRE PREUVE D’UN OPTIMISME PRUDENT ?, mise en ligne, le 2 janvier 2019, semble se justifier à plus d’un titre. Lire la suite

EN CE DEBUT D’ANNEE 2019 FAUT-IL FAIRE PREUVE D’UN OPTIMISME PRUDENT ?

En annonçant, mercredi 2 janvier, croire qu’après une année 2018 déprimante sur les marchés financiers, 2019 sera l’année du redressement des actions voire d’un possible rallye boursier, Patrick Arthus, chef économiste chez Natixis, se trouve quelque peu démenti, dés cette première journée de cotation.

Que les économistes renouent avec l’espoir et témoignent leur foi dans l’amélioration des perspectives d’avenir, autrement dit cessent de surestimer les risques liés à un ralentissement économique mondial, n’est visiblement pas encore ancré dans les esprits.
Après avoir démarré sur une chute de plus de 2%,  le CAC 40 dont il faudra attendre la clôture accuse un mouvement baissier, sensible également en Europe, le Footsie londonien perdant en fin de matinée 1,12% et le Dax de la Bourse de Francfort 0,57%.

Bien entendu, une séance ne saurait à elle seule refléter ce que sera la tendance annuelle.

Sans sombrer dans le pessimisme, surtout à l’heure des vœux, force est néanmoins de constater que les derniers indicateurs et notamment ceux ayant trait à l’activité manufacturière conduisent à se montrer prudent. Lire la suite

L’ART DU PILOTAGE DE TOUTE POLITIQUE ECONOMIQUE SOCIALE ET ENVIRONNEMENTALE

Le pilotage de la politique économique, sociale et environnementale française fait appel en France, comme partout dans le monde, à des compétences qui ne sont pas sans rappeler celles requises entre autres dans l’aviation. Il impose au chef de l’Etat, commandant de bord, mais aussi au Premier ministre, copilote, épaulé par des membres d’équipage soudés et avertis, de mener dans les meilleures conditions l’ensemble des passagers à bon port, l’objectif consistant à atteindre, dans un espace mondialisé, une destination en s’assurant du confort et de la sécurité de tous.
Autrement dit, au vu des responsabilités qui leur incombent, ces derniers doivent avoir les yeux ouverts sur l’avionique qui réunit l’ensemble des équipements électroniques, électriques et informatiques d’une rare complexité, amenés à fournir de multiples informations relatives au bon fonctionnement de l’appareil et aux conditions de vol qui peuvent parfois se trouver perturbées par des évènements aussi importants que brutaux. La formation de celles et ceux auxquels revient la mission de transporter la société, vise d’ailleurs à répondre à toutes les situations d’urgence aussi bien matérielles, qu’humaines et météorologiques.
Ce qui s’applique pour la compagnie France, concerne également toutes celles qui sous d’autres pavillons, naviguent dans le gigantesque espace des échanges mondialisés. Lire la suite avant d’écouter en vol la chronique audio de Patrick Gorgeon

FAUT-IL CRAINDRE UNE NOUVELLE CRISE ECONOMIQUE MONDIALE ?

L’image reprise ici illustre l’article paru dans l’édition des Echos du jeudi 11 octobre sous le titre : « Les Bourses européennes flanchent dans le sillage de Wall Street ». Elle témoigne d’inquiétudes qui n’ont rien de virtuelles et reflètent la tendance observée sur les places asiatiques et américaines.
Alors que cette année marque le dixième anniversaire de la crise économique mondiale de 2008 qui allait provoquer ce que l’on sait, plusieurs signes avant-coureurs conduisent à s’interroger sur les impacts que pourraient avoir un remake en 2018. Lire la suite

FAUT-IL CRAINDRE LA VOLATILITE DES MARCHES BOURSIERS ?

Photo : The Associated Press/Richard Drew


La sérieuse correction enregistrée en ce début d’année par les places boursières à l’échelle mondiale ne peut réellement surprendre. Dés fin 2017, nombre d’analystes mettaient en garde contre le risque de volatilité des marchés d’actions en invitant les actionnaires à prendre leurs bénéfices. Néanmoins, au vu de la tendance actuelle, certains analystes n’hésitent pas à juger ce brutal ajustement aussi nécessaire que sain. Histoire de se rassurer, on retiendra que depuis le 31 décembre 2011, date du dernier recul des marchés, les progressions des indices boursiers ont été impressionnantes. En réalité, plusieurs phénomènes expliquent l’euphorie sur le marché des actions, notamment la forte progression des bénéfices des entreprises et des taux d’intérêts maintenus très bas en raison des politiques accommodantes menées par les banques centrales. Conséquence, les bourses mondiales se sont nettement appréciées sur 2017 atteignant des sommets historiques de valorisation. Jusqu’à ce que le doute s’empare des acteurs et provoque ce qui a le même goût, la même apparence qu’un krach mais se  doit en l’instant présent d’être qualifié de mini.
Le signal envoyé vendredi en clôture par la Bourse de New York qui a rebondi après avoir chuté de plus de 4% la veille, à l’issue d’une semaine de grande volatilité, va t’il rassurer les places boursières ? Cliquez ici pour lire la suite et écouter la chronique audio

ELECTION PRESIDENTIELLE AMERICAINE : UN BREXIT XXL

REUTERS/Mike Segar


En invitant, dés le 4 novembre, ses lecteurs et auditeurs à regarder sur AWI l’un des reportages vidéo réalisés à Muncie, dans l’Indiana, par Gary Younge pour « The Guardian », nous savions Middletown représentative du désenchantement politique, économique et social de la classe moyenne américaine.
Ce document était en effet beaucoup plus fiable que les très nombreux sondages d’opinions qui se sont totalement fourvoyés en annonçant, à la veille du scrutin, que Hillary Clinton disposait de 80 à 90% de chance de devenir présidente des Etats-Unis, Donald Trump n’étant crédité que de 20% des suffrages
Or, le candidat républicain l’a emporté très largement avec 290 Grands électeurs contre 228 pour la candidate démocrate.
Certes, dans les heures qui ont suivi ce Brexit XXL, le peso mexicain, considéré comme un « thermomètre Trump », a chuté de près de 12% face au dollar dans les premiers échanges après des indications suggérant que le candidat républicain Donald Trump était en tête en Floride, Etat clef pour remporter l’élection présidentielle américaine.
La Bourse de Tokyo a également cédé 4,5% tout comme les futures sur indices de la Bourse de New York.
Mais les places financières se sont très vite ressaisies mercredi après-midi, le CAC 40 terminant finalement avec une hausse de 1,43%.
La victoire de Donald Trump signe l’arrêt de mort des instituts de sondages.
Elle apporte également la démonstration que le reportage vidéo réalisé à Muncie, ville symbole de la classe moyenne américaine , reflétait bien les profondes réalités de la crise économique et sociale qui sévit au pays de l’oncle Sam.
Dans son premier discours, Donald Trump a tout d’abord salué le courage et la force de sa rivale démocrate, Hillary Clinton. Ils ont tous deux émis le souhait d’une indispensable réconciliation de tous les Américains.
Donald Trump a invité le peuple américain à concrétiser le rêve de la première puissance mondiale consistant à relever de multiples défis. Un discours simple mais cohérent. Un ton réellement très consentuel et différent de celui, justement qualifié d’outrancier, qu’il avait tenu lors de sa campagne.
Avec cette victoire, l’Amérique mais aussi le monde se réveille avec une nouvelle donne politique.
De nombreuses réactions vont s’enchainer dans les jours et les mois à venir, sachant que le 48e président des Etats-Unis devra préparer son programme et son équipe d’ici le 20 janvier, date oficielle de son investiture.
Donald Trump va désormais devoir se forger une image d’homme d’Etat crédible.
La chronique audio vous en dit plus. Ecouter la chronique audio