FAUT-IL CRAINDRE UNE NOUVELLE CRISE ECONOMIQUE MONDIALE ?

L’image reprise ici illustre l’article paru dans l’édition des Echos du jeudi 11 octobre sous le titre : « Les Bourses européennes flanchent dans le sillage de Wall Street ». Elle témoigne d’inquiétudes qui n’ont rien de virtuelles et reflètent la tendance observée sur les places asiatiques et américaines.
Alors que cette année marque le dixième anniversaire de la crise économique mondiale de 2008 qui allait provoquer ce que l’on sait, plusieurs signes avant-coureurs conduisent à s’interroger sur les impacts que pourraient avoir un remake en 2018. Lire la suite

FAUT-IL CRAINDRE LA VOLATILITE DES MARCHES BOURSIERS ?

Photo : The Associated Press/Richard Drew


La sérieuse correction enregistrée en ce début d’année par les places boursières à l’échelle mondiale ne peut réellement surprendre. Dés fin 2017, nombre d’analystes mettaient en garde contre le risque de volatilité des marchés d’actions en invitant les actionnaires à prendre leurs bénéfices. Néanmoins, au vu de la tendance actuelle, certains analystes n’hésitent pas à juger ce brutal ajustement aussi nécessaire que sain. Histoire de se rassurer, on retiendra que depuis le 31 décembre 2011, date du dernier recul des marchés, les progressions des indices boursiers ont été impressionnantes. En réalité, plusieurs phénomènes expliquent l’euphorie sur le marché des actions, notamment la forte progression des bénéfices des entreprises et des taux d’intérêts maintenus très bas en raison des politiques accommodantes menées par les banques centrales. Conséquence, les bourses mondiales se sont nettement appréciées sur 2017 atteignant des sommets historiques de valorisation. Jusqu’à ce que le doute s’empare des acteurs et provoque ce qui a le même goût, la même apparence qu’un krach mais se  doit en l’instant présent d’être qualifié de mini.
Le signal envoyé vendredi en clôture par la Bourse de New York qui a rebondi après avoir chuté de plus de 4% la veille, à l’issue d’une semaine de grande volatilité, va t’il rassurer les places boursières ? Cliquez ici pour lire la suite et écouter la chronique audio

ELECTION PRESIDENTIELLE AMERICAINE : UN BREXIT XXL

REUTERS/Mike Segar


En invitant, dés le 4 novembre, ses lecteurs et auditeurs à regarder sur AWI l’un des reportages vidéo réalisés à Muncie, dans l’Indiana, par Gary Younge pour « The Guardian », nous savions Middletown représentative du désenchantement politique, économique et social de la classe moyenne américaine.
Ce document était en effet beaucoup plus fiable que les très nombreux sondages d’opinions qui se sont totalement fourvoyés en annonçant, à la veille du scrutin, que Hillary Clinton disposait de 80 à 90% de chance de devenir présidente des Etats-Unis, Donald Trump n’étant crédité que de 20% des suffrages
Or, le candidat républicain l’a emporté très largement avec 290 Grands électeurs contre 228 pour la candidate démocrate.
Certes, dans les heures qui ont suivi ce Brexit XXL, le peso mexicain, considéré comme un « thermomètre Trump », a chuté de près de 12% face au dollar dans les premiers échanges après des indications suggérant que le candidat républicain Donald Trump était en tête en Floride, Etat clef pour remporter l’élection présidentielle américaine.
La Bourse de Tokyo a également cédé 4,5% tout comme les futures sur indices de la Bourse de New York.
Mais les places financières se sont très vite ressaisies mercredi après-midi, le CAC 40 terminant finalement avec une hausse de 1,43%.
La victoire de Donald Trump signe l’arrêt de mort des instituts de sondages.
Elle apporte également la démonstration que le reportage vidéo réalisé à Muncie, ville symbole de la classe moyenne américaine , reflétait bien les profondes réalités de la crise économique et sociale qui sévit au pays de l’oncle Sam.
Dans son premier discours, Donald Trump a tout d’abord salué le courage et la force de sa rivale démocrate, Hillary Clinton. Ils ont tous deux émis le souhait d’une indispensable réconciliation de tous les Américains.
Donald Trump a invité le peuple américain à concrétiser le rêve de la première puissance mondiale consistant à relever de multiples défis. Un discours simple mais cohérent. Un ton réellement très consentuel et différent de celui, justement qualifié d’outrancier, qu’il avait tenu lors de sa campagne.
Avec cette victoire, l’Amérique mais aussi le monde se réveille avec une nouvelle donne politique.
De nombreuses réactions vont s’enchainer dans les jours et les mois à venir, sachant que le 48e président des Etats-Unis devra préparer son programme et son équipe d’ici le 20 janvier, date oficielle de son investiture.
Donald Trump va désormais devoir se forger une image d’homme d’Etat crédible.
La chronique audio vous en dit plus. Ecouter la chronique audio